Test DVD : Dragons 3 : Le monde caché (How To Train Your Dragon: The Hidden World) 2019 de Dean DeBlois avec Donald Reignoux, Florine Orphelin

Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent

Chronique : Il y a des années, le petit fils faible d’un chef viking a appris à dresser un dragon. Non seulement le hoquet s’est lié d’amitié avec une redoutable furie nocturne nommée Krokmou, mais il a aussi trouvé un moyen d’aider les hommes et les dragons à vivre en paix tout en renouant une relation avec son père costaud et distant. Plus tard, lorsqu’un fou a essayé d’asservir tous les dragons pour pouvoir prendre le contrôle du monde. Dragons 3 n’est ni plus ni moins que la superbe conclusion attendue. Quel plaisir de retrouver Harold, Astrid, Krokmou, Valka et tout le village de Berk, en proie à un nouvel ennemi, Grimmel le Grave. Le film est d’une beauté plastique sans nom, à tel point qu’on est souvent dans du photoréalisme en terme de textures, un nouveau palier dans l’animation 3D a été franchi c’est évident. Si ce 3e (et dernier opus) se révèle peut-être moins épique (et foncièrement) moins surprenant dans son récit (Grimmel ressemblant pas mal à Drago dans ses intentions), le film est réellement la dernière pierre à l’édifice de cette grande histoire d’amitié et de passage à l’âge adulte pour Harold et Krokmou, l’un devant devenir chef (et mari), et pleinement assumer le rôle de guide laissé vacant suite aux évènements tragiques de Dragons 2, l’autre devant trouver sa place de chef des dragons en tant qu’Alpha, au même moment où une Furie Eclair intervient. La réalisation est encore une fois terriblement soignée, délivrant des plans et un souci du détail de toute beauté (la photo de Roger Deakins reste un must), allié à une nouvelle partition de John Powell absolument superbe (mention aux diverses envolées lyriques entre Krokmou et la Furie femelle, nous abreuvant de sonorités cristallines et magnifiques, comme un son à la harpe notamment). Le Monde Caché du titre en question emprunte pas mal à Avatar d’ailleurs (et est mis à l’honneur dans une scène plastiquement irréprochable). Donc malgré une trame générale plus attendue, mais toujours écrite avec le plus grand des soins, Dragons 3 est la digne conclusion qu’on espérait, prodiguant une grande histoire d’une cohérence rare, et nous dans ses 10 dernières minutes au pouvoir lacrymal important : car c’est là toute la beauté de cette magnifique trilogie, il n’y aura plus d’autres épisodes, on ne reverra plus tous ses personnages, et cette histoire à une vraie fin. Après le conte initiatique qu’était Dragons, après la fable épique de Dragons 2, Dragons 3 est l’achèvement de ce passage à l’âge adulte.

Note : 9,5/10

Vidéo : L’animation par ordinateur a toujours été un matériau de démonstration et Dragon 3  poursuit cette tendance. C’est l’un des disques les plus clairs, les plus détaillés et les plus colorés que j’aie jamais vus. Même les choses les plus difficiles à rendre – brouillards et ciel nocturne chargé de gradients – ne montrent aucun signe de bandes ou d’autres types d’erreurs d’encodage. Regardez attentivement les scènes les plus occupées au niveaux des personnages et  avec des centaines de combats d’humains et de dragons – et il n’y a aucun problème . Les niveaux de noir sont également forts, ce qui est particulièrement important lorsque le dragon  est doté d’échelles noires.(Sérieusement, arrêtez ce film dans les forêts, le village de Berk, ou dans le Monde Caché ; il y a tant à voir dans chaque image.) Le contraste, approfondit les niveaux de noir tout en évitant l’écrasement, et révèle aussi plus de couleurs et de détails dans les épées enflammées, les feux de camp/village et le souffle du dragon. Enfin, la gamme de couleurs plus large se distingue également, produisant des teintes et des tons à la fois plus réalistes et plus vifs.

Audio :  Les films d’animation vivent et meurent par leurs mixages sonores. Des mondes entiers surgissent de l’esprit des cinéastes, et nous sommes projetés dans leur univers, entendant et ressentant avec les personnages. Pour ce film, les dialogues sont nets et bien placés dans des séquences calmes et d’action. La partition épique de John Powell émane de chaque orateur, enveloppant le public de tous les horizons. Les effets sonores de la créature, de l’emplacement et de l’humain sont détaillés et se déplacent parfaitement sur la scène et autour de l’auditoire. (Regardez le petit moment où Krokmou se pavane autour des auditeurs.) J’aimerais juste que quelques autres de ces effets – comme le battement des ailes d’un dragon – s’élèvent et passent au-dessus de nos oreilles. Les fans  devraient également apprécier ce mélange, car vous pouvez entendre une fureur grondante dans le feu crépitant, le tonnerre qui s’écrase, les rugissements des dragons et les cascades de chutes d’eau.  En fin de compte, Dragon 3 se vante d’un mélange audio qui saura plaire aux fans et aux audiophiles .

Bonus :

  • Courts-métrages de DreamWorks : deux courts-métrages aux directions artistiques très différentes sont inclus, à savoir Bilby (08:01 min) et Bird Karma (04:48 min).
  • Ouverture alternative (03:19 min) : cette introduction est présentée sous une forme inachevée avec introduction optionnelle de Dean Deblois (00:56 min).
  • Scènes coupées (09:15 min) : La queue automatique (01:59 min), Protecteur vs ravisseur (02:39 min), Mission d’espionnage (01:34 min), L’esprit avant l’épée (01:06 min) et Ta responsabilité (01:56 min). Non-finalisées. Il est possible de les visionner avec un commentaire de Dean Deblois (12:48 min au total).
  • Donner voix à ton Viking (01:33 min) : un tour d’horizon très rapide sur les voix des personnages à travers des aperçus des séances d’enregistrement. Aucune interview n’est menée ici.
  • Créer une histoire de dragons épique (04:25 min) : les intervenants abordent l’importance de développer ce monde imaginaire à travers de nouveaux personnages, mais aussi par le biais de régions inexplorées et des dragons fraîchement débarqués grâce aux suites. Des images capturées à différentes phases de la production puis de la promotion viennent illustrer les propos.
  • Comment j’ai appris des dragons (03:42 min) : le casting vocal s’exprime enfin, notamment sur les différences entre prêter sa voix et se retrouver face à la caméra.
  • Brave Wilderness présente : Nature + Dragons = Génial (07:52 min) : quels animaux ont inspiré les dragons dans leur design et leur manière de voler ? Deux featurettes y répondent : Les oiseaux et les chauves-souris, c’est top (03:34 min) et Animal + Animal = Dragon (04:16 min).
  • Les chroniques du Dragon Mouton (02:35 min) : comment faire cohabiter des dragons avec des moutons ? Le mystère se dissipe grâce à Ami vs nourriture (01:21 min) et La société secrète des moutons (01:18 min).
  • Un pont de dragons (03:29 min) : un focus sur les derniers arrivants ailés de Dragons 3.
  • Grandir avec les Dragons (03:34 min) : analyse de l’évolution de Harold à travers les films, de garçon se souhaitant différent à homme assumé en charge de tout une communauté.
  • La conception en évolution des Dragons (03:18 min) : étude du graphisme des personnages à travers les années, comment les faire grandir physiquement.
  • Dessiner des dragons (03:09 min) : l’équipe dévoile ses inspirations derrière le design des dragons en s’arrêtant sur certains d’eux en particulier.
  • Un méchant épique (01:44 min) : un stop bref sur le caractère et l’apparence du dernier antagoniste de la saga.
  • La trilogie du dragon d’Astrid en 60 secondes (01:09 min) : un résumé de la trilogie vu à la vitesse de l’éclair.
  • Bienvenue à New Berk (02:13 min) : présentation du Nouveau Beurk avec ses paysages et occupants.
  • Commentaire sur le film : rendez-vous audio avec le scénariste/réalisateur Dean Deblois, le producteur Bradford Lewis et le chef de l’animation des personnages Simon Otto. Le trio développe plus en profondeur les éléments précédemment mentionnés et discute entre autres de l’intrigue, des défis techniques, etc.

 

 

  • Réalisateurs : Dean DeBlois
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Néerlandais (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Néerlandais belge (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français, Néerlandais belge, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : DreamWorks Animation SKG
  • Date de sortie du DVD : 12 juin 2019
  • Durée : 99 minutes

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