Fog de James Herbert | 3 juillet 2019

Cela commença par un tremblement de terre. Dans la confusion, au milieu des cris des victimes, personne ne prêta vraiment attention à ce brouillard jaunâtre qui s’échappait de la terre éventrée et que le vent eut tôt fait d’emporter vers la campagne anglaise. Puis des massacres inexplicables, déments, furent signalés sur le passage de la nappe de brouillard. Elle se mit à croître, progressant inexorablement vers les zones les plus peuplées d’Angleterre…

Chronique : Ce livre commence par un coup d’éclat et, heureusement, il déclenche une série de coups de plus en plus forts et violents. Pour un livre publié en 1975, il était étonnamment frais. Il y avait quelques scènes qui semblaient datées et, bien sûr, 40 ans plus tard, la technologie va être dépassée, mais tout cela n’a que peu d’importance, et je ne l’ai presque pas remarqué. ,Les deux premiers actes de ce livre m’ont rappelé un roman de John Wyndham plus horrible, tandis que le troisième acte m’a rappelé 28 jours plus tard. The Fog est un excellent roman d’horreur, habilement avec le style de James Herberts qui ne fait qu’ajouter à l’horreur dans ses pages. Le style d’écriture de l’auteur ne laisse rien à l’imagination du lecteur, mais choisit plutôt de décrire des scènes horribles en détail. Fog est l’histoire d’une contagion faite par un homme qui rend les gens fous. Dans les mains d’un auteur de moindre importance, cela pourrait être considéré comme un facteur de choc horrible, mais ce n’est pas le cas dans ce roman, les scènes sont choquantes, mais les lecteurs peuvent sympathiser avec beaucoup de personnages, beaucoup d’entre eux mineurs, car on nous fournit scène après scène horrible de la façon dont le brouillard affecte certaines personnes. Les lecteurs trouveront dans ces scènes une grande profondeur de caractère qui n’empiète jamais sur l’intrigue globale du roman, dans certains cas ils se sentent presque comme des nouvelles individuelles concernant le désastre qu’est le brouillard. L’une d’entre elles, concernant une femme suicidaire, est un moment d’horreur et d’empathie. La seule critique que les lecteurs modernes peuvent trouver dans ce roman est que les relations sont stéréotypées par rapport au type de relations dont on a parlé à l’époque de l’histoire, particulièrement en ce qui concerne le personnage principal, Holman, et son partenaire, Casey. Le rythme est vif et les nombreux intermèdes servent à briser même la simple apparence de monotonie. Il y a très peu de temps d’arrêt et Herbert s’assure de maintenir le lecteur méchamment diverti tout au long de la lecture. Il vous berce parfois dans un faux sentiment de sécurité et s’en prend ensuite à la gorge. La fin en est un parfait exemple.
L’atmosphère et le ton créés sont si sombres, sombres et impitoyables. Herbert fait un excellent travail en créant une histoire qui excite, terrifie, et provoque une sorte d’agitation intérieure. Ce livre m’a touché de multiples façons et c’est dire quelque chose. C’est rempli de suspense et de tension. J’applaudis la maîtrise par Herbert du concept de ce qui terrifie et de ce qu’est vraiment l’horreur..
L’intrigue n’est peut-être rien de nouveau par rapport aux normes d’aujourd’hui, mais pour l’époque, je suis sûr que c’était un concept assez nouveau et je l’ai énormément apprécié.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Bragelonne (3 juillet 2019)
  • Collection : Terreur
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1028104450

41LLyxoKA7L._SX307_BO1,204,203,200_.jpg

 


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s