Un groupe de criminels condamnés à mort accepte de commuer leur peine et de devenir les cobayes d’une mission spatiale en dehors du système solaire. Une mission hors normes…
Chronique : Les bons films de science-fiction en disent toujours plus long sur l’état de notre société qu’un film à la narration plus classique. C’est le cas du dernier film de Claire Denis qui semble, en plus, de façon lyrique, poétique et intimiste, être la somme de toutes ses ambitions cinématographiques tant philosophiques que formelles. A l’opposé de son précédent film solaire qui avait tant surpris par son humour et sa logorrhée (Un beau soleil intérieur), elle brasse, cette fois ci, dans une esthétique rappelant Tarkovski, Kubrick ou l’hypnotique « Under the skin » de Jonathan Glazer, des idées aussi essentielles que l’enfermement, le poids des tabous, l’avilissement de la conscience mais aussi, et c’est beaucoup plus troublant, la recherche de l’utopie suprême, l’Amour, pur, parfait. Le film ne cherche pas à se faire aimer, radical dans ses propositions, sa mise en scène, le jeu minimaliste de Robert Pattinson ou celui beaucoup plus expressif de Juliette Binoche, extraordinaire dans son personnage démesuré de démiurge de la PMA mais, au final, tellement plus troublant, dérangeant, hors normes que la production habituelle. Alors certes, ce film ne plaira pas à tout le monde et suscitera sarcasmes et agacements en raison de la lenteur du récit et du fait qu’il n’y a pas de rebondissements (High Life n’est pas Alien). Mais c’est un film magnifique, d’une grande beauté plastique et avec une tension hypnotique qui touche parfois au sublime dans certaines séquences. Claire Denis signe ici l’un de ses plus beaux films (avec Beau Travail par exemple).
Note : 9/10
Vidéo : La photo du film travaille beaucoup sur les noirs et les ombres et lumières fortes, et impose dés les premières séquences une force imparable, le master proposé par l’éditeur s’avère en tous points parfait. Définition, piqué, couleurs, contrastes et gestion des noirs : tout est littéralement impeccable.
Audio :mixage anglais 5.1, dynamique, dialogues clairs, spatialisation modérée avec peu d’effets surrounds, LFE cependant efficaces ; VF 5.1 aussi dynamique que la VO mais avec une plus grande prépondérance des dialogues sur les ambiances.
Bonus : Le dvd nous propose une vingtaine de minutes d’entretiens croisés avec l’équipe du film : l’occasion d’écouter Robert Pattinson et Mia Goth louer la personnalité de Claire Denis et les subtilités d’un script qu’aucun des deux ne semble avoir réellement compris. Le troisième intervenant s’exprimera quant à lui en français : il s’agit d’Aurélien Barrau, consultant en astrophysique et conseiller technique . Ses propos sont à la fois très complexes et paradoxalement très intéressants, notamment quand il aborde des détails techniques concernant le vaisseau spatial du film, qui seront passés à cent lieues au dessus de la tête du commun des mortels.
Acteurs : Robert Pattinson, Juliette Binoche, André Benjamin, Lars Eidinger, Mia Goth
Réalisateurs : Claire Denis
Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s’être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l’ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d’un simple commerçant.
Chronique : « L’Empereur de Paris » respire un académisme plutôt sécuritaire, assez sage et convenu, finalement assez loin de l’état d’esprit du fameux François Vidocq, cet ancien bagnard dont ce film de Jean-François Richet veut être la raison d’être et l’enjeu principal ! Sans être totalement inintéressant, dans la mesure où cette histoire nous est contée avec précision et moult détails, ni même pénible à regarder, bien au contraire, ce film semble manquer tout de même d’un véritable panache comme on l’espérait ! Bien sûr les règlements de compte et les fusillades y vont bon train, l’opportunisme y va tout feu tout flamme, dans l’espoir d’une ascension sociale sans vergogne, (ce qui est ici très bien démontré !), mais les personnages sont paradoxalement presque trop sages, sans avoir l’air d’y croire quelquefois comme l’est lui-même Vincent Cassel, en homme au fond pas plus charismatique et passionné que cela. Ce qui donne finalement une ambiance en demi-teinte, d’autant plus dommageable que la vie de Vidocq est finalement bien retranscrite dans ses rebondissements et ses implications… Vincent Cassel en étant ainsi un peu en retrait, laisse de fait la part belle à Fabrice Luchini même si ce dernier sous les traits d’un Fouché intraitable,entre en scène sur le tard, et surtout à James Thierrée, très juste et marquant dans son rôle de hussard dévasté ! Tout cela baigne de plus dans un Paris du XIX ème bluffant dans sa reconstitution, de la construction d’un Arc de Triomphe saisissante et inimaginable, jusqu’à à ce dédale de rues sales, véritables coupes-gorges où tout est possible ! Il n’en reste donc pas moins un assez bon film historique sur un personnage haut en couleur, au destin incroyable puisqu’il deviendra finalement Chef de la Sûreté de Paris, un poste totalement aux antipodes de cette galère sans espoir où il était prisonnier !
Note : 8,5/10
Vidéo : L’image est d’une précision et d’une limpidité à toute épreuve, les couleurs en envoient plein les mirettes, et les contrastes sont d’une solidité remarquable : c’est tout simplement superbe.
Audio : Cette version bénéficie d’un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 qui fera clairement honneur à l’ampleur du film. Les scènes d’action en particulier, tout particulièrement impressionnantes, s’avèrent d’un dynamisme et d’une force acoustique tout simplement bluffantes, renforcées par des basses littéralement tonitruantes et des effets multicanaux épatants de finesse et de précision.
Bonus : On trouvera, outre la traditionnelle bande-annonce, un passionnant making of d’une durée de presque trois quarts d’heure, qui reviendra essentiellement sur la rigueur historique épatante de l’entreprise, et sur la volonté de produire et de tourner le film intégralement en France. Les interventions de l’équipe technique sont naturellement entrecoupées d’images de la préparation du film ainsi que de quelques moments volés sur le tournage. Complet et vraiment très intéressant !
Acteurs : Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl, Olga Kurylenko, Denis Lavant
Réalisateurs : Jean-François Richet
Format : PAL
Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
Audio description : Français
Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique a détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites.
Chronique : Adapter un roman complet en un seul film est une course folle. Bien que cela puisse être (et ait été) bien fait, il arrive trop souvent que toute l’étendue de l’histoire soit mieux adaptée à la page qu’à l’écran. Mortal Engines est un excellent exemple d’un film potentiellement grand qui avait toute l’imagination du roman, mais qui n’a pas réussi à adapter l’histoire.
Basé sur le premier livre d’une série de Philip Reeve, Mortal Engines se déroule sur une Terre post-apocalyptique. Après la guerre de 60 minutes qui a presque détruit toute vie et a anéanti une grande partie de notre technologie, les avant-postes humains restants ont rassemblé ce qui restait et rendu leurs villes mobiles. Ces mécanismes massifs peuvent aller de petits et rapides navires de sauvetage à ceux qui détiennent tout Londres. Les métropoles itinérantes laissent des traces massives dans le sol meuble alors qu’elles traversent le paysage aride à la recherche de ressources et de survie.
Malheureusement, une petite ville minière bavaroise est la ressource que Londres rencontre un jour fatidique. Dès que le petit village est repéré par le monstre, ils ramassent leurs mines et Londres les poursuit. Au cours des cinq premières minutes de Mortal Engines, nous voyons non seulement deux types différents de ces créations massives, mais nous voyons aussi comment les gens qui y vivent font face aux mouvements constants, et surtout nous voyons l’échelle. Décrire Londres comme une ville « gargantuesque » ne rend guère service à l’immensité de ce véhicule. Il est capable d’ingérer une ville entière en quelques instants et sans ralentir, et sans que la vie à bord s’arrête pour le remarquer.
La conception du monde au sein de Mortal Engines est la véritable force du film. Les curiosités de chaque site, ainsi que les machines qui nous y conduisent, sont complexes, bien réalisées et fascinantes à voir. C’est une joie d’exister dans ce monde et de voir comment la vie s’est adaptée au mouvement constant.
L’intrigue, cependant, continue d’essayer d’empêcher de profiter du film, et réussit souvent. Comme beaucoup d’adaptations de livres, ce film souffre d’essayer d’en faire trop et trop vite. On nous présente trop de personnages et on ne nous donne pas assez d’informations pour nous soucier d’eux tous. Par exemple, il y a des affiches de recherche partout à Londres à la recherche d’Anna Fang (la pop star sud-coréenne Jihae), qui semble être l’une des personnes les plus intéressantes de la planète, mais nous ne savons jamais ce qu’elle a fait pour obtenir son statut de fugitive. Toute son équipe de bandits semble être le genre de groupe que nous aimerions connaître aussi, mais ils sont présentés et rapidement envoyés pour sauver le monde.
Hester Shaw (Hera Hilmar) est l’exception flagrante à cette tendance à se précipiter dans les présentations. Son histoire est au cœur de l’intrigue de Mortal Engines et elle en est en grande partie la force motrice, mais ses motifs sont variés et complexes, ce qui entraîne des ballonnements inutiles. Bien qu’il puisse fonctionner mieux dans un livre de 320 pages, le fait d’inclure deux histoires d’origine pleurnicharde pour un seul personnage n’est pas la preuve d’une forte capacité de montage.
Mortal Engines crée un monde magnifique, dangereux et évadé, mais il souffre d’essayer d’en faire trop avec des personnages auxquels on se soucie à peine.
Note : 8,5/10
Vidéo : Choisissez à peu près n’importe quel superlatif d’évaluation vidéo et appliquez-le à Mortal Engines. Le transfert 1080p d’Universal est à peu près parfait. Le film photographié numériquement donne un Blu-ray saisissant, avec des détails d’une netteté cristalline et des couleurs abondantes. Les traits du visage sont frappants à travers une collection assez diversifiée de personnages, révélant des cicatrices profondes, des éraflures et divers exemples d’altération d’une vie difficile dans un monde dur avec une clarté presque infinie, au moins autant que le format Blu-ray peut fournir. Les machines construites numériquement révèlent une complexité étonnante dans les différentes pièces mobiles, les surfaces métalliques, et toute l’usure et la saleté qui leur sont associées et qui se sont accumulées au fil du temps. Le terrain, souvent vu sous la forme d’un monde assez mort ou profond dans les traces que les machines laissent derrière elles, révèle chaque caillou et chaque morceau de sable avec une finesse gratifiante. Les couleurs sont superbes. Le masque facial rouge de Shaw est évidemment l’une des couleurs qui définissent le film, tandis que les teintes inspirées du steampunk restent fortes avec une saturation positive et un contraste parfaitement cadré. Les tons de peau sont impeccables et les niveaux de noir sont parfaitement profonds. Le bruit est extrêmement minime et aucun autre artefact de source ou d’encodage n’est apparent.
Audio : Mortal Engines passe sur Blu-ray avec une bande sonore immersive et active Dolby Atmos. La présentation est implacablement enveloppante et lourde, utilisant à la fois les quatre canaux arrière et les haut-parleurs aériens pour attirer l’auditeur dans l’univers surdimensionné de la machinerie du film. Qu’il s’agisse de scènes d’action à grande échelle dans lesquelles Londres absorbe des villes plus petites et des avions ou de moments moins dramatiques mais tout aussi séduisants sur le plan sonore lorsque les annonces sonores dirigent les nouveaux arrivants londoniens avec une composante aérienne bien définie et parfaitement intégrée, l’activité sonore du morceau est toujours largement espacée et capable d’attirer l’auditeur dans le monde. Le seul inconvénient est l’absence relative d’une dynamique intense dans les basses fréquences. On s’attendrait à plus de puissance et de profondeur dans les bruits de la machinerie lourde et de divers exemples de coups de feu. Plus d’activité au bas de l’échelle aurait élevé cette piste à cinq étoiles. Le dialogue se présente clairement et distinctement à partir d’une position naturelle au premier plan.
Bonus :
La fin des Anciens (1080p ; 3:13) : Une vidéo d’introduction » fausse » montrant de nombreux points forts du Hall of Ancient Technology du London Museum.
Les personnages de la série (1080p ; 21:43) : Un regard sur cinq personnages clés du film – Hester Shaw, Tom Natsworthy, Anna Fang, Thaddeus Valentine, et Shrike.
Bienvenue à Londres (1080p ; 26:19) : Un regard en coulisse sur la création de la ville mobile, présenté en cinq parties – Building the Beast, Levels of London, The Smallest Details, London Museum, et Medusa and St. Paul’s.
Dans les airs (1080p ; 4:52) : Un regard sur la création d’Airhaven, une ville flottante.
Filmer la Nouvelle-Zélande (1080p ; 3:52) : La distribution et l’équipe discutent du plaisir de tourner en Nouvelle-Zélande.
Commentaire audio avec le réalisateur Christian Rivers : Ce qui commence comme un titre vivant où Rivers discute de la réalisation du film et de certains des choix qu’il a faits s’essouffle à la mi-parcours, avec de plus en plus de pauses dans ses commentaires.
Acteurs : Hera Hilmar, Robert Sheehan, Hugo Weaving, Jihae, Ronan Raftery
Réalisateurs : Christian Rivers
Audio : Français (Dolby Digital Plus), Espagnol (Dolby Digital Plus), Anglais
Chaque année à Noël, les Chous viennent perturber la tranquillité solitaire du Grinch avec des célébrations toujours plus grandioses, brillantes et bruyantes. Quand les Chous déclarent qu’ils vont célébrer Noël trois fois plus fort cette année, le Grinch réalise qu’il n’a plus qu’une solution pour retrouver la paix et la tranquillité: il doit voler Noël.
Chronique : Après la version live de 2000, le revoici version 2018, et en animer. Tout comme son prédécesseur, c’est un immense effet de masse ultra coloré et festif et bien plus musical qui nous est offert. De sa première à sa dernière seconde, rien n’est laisser au hasard pour ne jamais nous lassez. Un grinch qui cette fois-ci est bien plus amical que dans l’autre film. Une histoire qui elle, est radicalement opposée sans en oublier le fondamental. Après certes, quand on à vu les 2 versions, inutile d’en ressortir une 3ème dans 5 ou 10 ans, ou alors l’adaptation déformerait tous. Une leçon de vie également lorsque la petite héroïne s’explique sur son futur entretien avec sa star légendaire. Une surconsommation de noël qui est là bien plus brève mais tout aussi présente mais d’une manière moins « violente » que dans le film. Des gags à gogo pour un moment monumental, qu’Illumination se doit parfaitement bien.
Note : 9,5/10
Vidéo : Le Grinch se traîne dans les cinémas à la maison avec un encodage MPEG-4 1080p / AVC de qualité de référence absolument époustouflant qui éclate dès le départ avec un magnifique défilé de couleurs.
Notre anti-héros débraillé et laineux est d’un vert éclatant et brillant, mais il se sent étrangement maladif et nauséabond. Son rougissement est nettement différent de celui des pins et des genévriers plus profonds du feuillage environnant et du sapin de Noël ginormeux. Les décorations et les maisons de vacances sont d’un rouge cerise radieux et le ciel est d’un bleu céruléen intensément brillant. Le reste de Whoville est inondé de teintes secondaires somptueuses et séduisantes et de pastels fascinants. Dans le même temps, le contraste produit des blancs brillants et brillants dans la neige, éblouissants et lumineux, faisant scintiller et scintiller les cristaux de glace individuels à la lumière du soleil. Les noirs riches en encre couvrent les coins les plus sombres avec des ombres de minuit luxueuses sans ruiner les aspects les plus fins.
Présentée dans son format de base original de 2,35: 1, l’animation est extrêmement nette et plutôt extraordinaire à regarder, car même la décoration la plus minutieuse et l’objet à l’arrière-plan sont clairement visibles à distance. Les téléspectateurs peuvent distinguer les caractéristiques les plus infimes des formations rocheuses du sommet de la montagne et de la grotte, les petites crevasses situées sur les murs des bâtiments de Whoville et les détails élaborés à la baudouche des gigantesques ornements d’arbres. Plus étonnant encore sont les poils bien définis et extrêmement réalistes du Grinch, les aiguilles individuelles des pins et la neige poudreuse réaliste. Choisissez n’importe quelle scène au hasard, la présentation générale est un pur régal pour les yeux.
Audio : Le blockbuster de vacances fait ses débuts avec une excellente bande son Dolby Atmos qui ne poussera pas exactement son système audio à ses limites, mais qui complète néanmoins les visuels pour une efficacité satisfaisante.
La conception avant lourde crée une scène sonore large et splendide, l’action se déplaçant entre les trois canaux de manière fluide et dans l’espace hors écran. L’imagerie présente une clarté et des détails extraordinaires au cours des segments les plus forts et les plus perçants, permettant ainsi au son de la neige d’être parfaitement entendu, tout en maintenant une intonation et une hauteur distinctes et précises des différentes voix. Pendant la majeure partie de l’exécution, les graves bas de gamme se situent naturellement dans la plage des médiums, mais occasionnellement, ils creusent légèrement plus profondément dans quelques endroits inattendus. La partition de Danny Elfman dégage beaucoup de chaleur et de fidélité tout en saignant légèrement aux alentours et dans les hauteurs, créant ainsi un effet de demi-dôme amusant et très engageant.
Pour un film d’animation loufoque et loufoque comme celui-ci, l’activité arrière est étonnamment limitée et limitée à l’action à l’écran. De temps en temps, quelques atmosphères sont employées, telles que la faune locale au loin ou lorsque des personnages sont aperçus en train de glisser dans des arbres ou de descendre des pentes dans les montagnes. La même chose peut être dite des canaux de hauteur, car quelques-uns de ces effets dispersés voyagent au-dessus de la zone d’écoute. Certes, de tels cas se déroulent parfaitement entre les haut-parleurs et sont appréciables, mais ils ont aussi tendance à attirer l’attention sur eux-mêmes tout en ne générant pas un champ acoustique hémisphérique véritablement convaincant. En mettant ces problèmes de côté cependant, la combinaison d’objets est finalement très agréable pour les plus petits de la famille.
Bonus :
Who’s Who in Who-Ville (2160p): Une carte interactive virtuelle conçue dans le style d’un livre pop-up, offrant aux téléspectateurs l’occasion d’en apprendre davantage sur les personnages et leur fabrication. Lorsque vous sélectionnez l’un de ces caractères, les quatre options suivantes sont disponibles:
Profil du personnage
Tests d’animation
Progression Reel
Galerie de photos
Mini-films (2160p): un trio de courts métrages animés, tous présentés en Dolby Vision HDR, procure quelques minutes de divertissement supplémentaires à toute la famille. L’un d’entre eux mettant en vedette les Minions joués au début du film dans les cinémas.
Jaune est le nouveau noir (4 min)
Les journées du chien en hiver (4 min)
Petits aides du père Noël (4 min)
La réalisation des mini-films (2160p, 6 min): explorez brièvement les thèmes de chacun des mini-films à travers les yeux des cinéastes qui les ont réalisés.
La bûche de Noël de Cindy-Lou (2160p, 8 min): une version Grinch de la cheminée virtuelle stylisée après le salon de Cindy-Lou le soir de Noël avec de la musique alors que les décorations sont volées.
Tous ceux qui peuvent dessiner (2160p, 7 min): Animés par Mark O’Hare, un artiste de Illumination, les téléspectateurs peuvent apprendre à dessiner Grinch, Max et Fred.
Vidéo lyrique (2160p, 5 min): Essentiellement, une paire de clips musicaux à écouter en solo par Tyler, le créateur.
« Vous êtes un méchant, M. Grinch »
« Je suis le Grinch »
Du vert à l’écran (2160p, 6 min): très brève pièce de style EPK avec des interviews des acteurs et de l’équipe qui discutent des personnages, des thèmes et de l’adaptation avec des séquences BTS.
Illuminating The Grinch (2160p, 5 min): Une autre featurette réalisée à partir d’interviews et de séquences BTS abordant l’animation des personnages, du croquis au produit fini.
Mes premiers souvenirs de Grinch (2160p, 3 min): l’équipe de casting et l’équipe dévoilent leurs premiers souvenirs et l’attrait persistant de ce classique des fêtes.
Grinchy Gadgets (2160p, 3 min): explorez le monde merveilleux des gadgets de Grinch.
Chansons de son petit cœur (2160p, 3 min): de la partition de Danny Elfman aux chansons spécialisées, une brève discussion sur la création de la musique derrière le film.
Noël autour du monde (2160p, 2 min): souligne rapidement comment différentes cultures célèbrent la saison des vacances.
Bébés de production (2160p, 1 min): Célébration des bébés nés des cinéastes pendant la production.
Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Roumain (Dolby Digital 5.1), Néerlandais, Français, Anglais, Néerlandais belge
Alain est un homme d’affaires respecté et un orateur brillant. Il court après le temps. Dans sa vie, il n’y a aucune place pour les loisirs ou la famille. Un jour, il est victime d’un accident cérébral qui le stoppe dans sa course et entraîne chez lui de profonds troubles de la parole et de la mémoire.
Chronique : « Un homme pressé » à un grand potentiel avec ce thème qu’est la maladie, ici l’AVC qui fauche un homme d’un coup et sans prévenir ! Avec un début prometteur et bien fichu quant à la peinture du personnage central, Hervé Mimran privilégie une forme et un traitement avec subtilité et délicatesse, où ce grand patron automobile va devenir suite à cette terrible épreuve, un véritable et amusant « Prince de Motordu », tout droit sorti de l’univers de Pef… Car ici, tout est en effet orienté sur la prestation de Fabrice Luchini qui en déformant chaque mot suite à des troubles cognitifs, va devenir le seul ressort comique et essentiel de cette réalisation, alors que la relation qu’il va mener avec son orthophoniste (Leila Bekhti) aura évidemment les retombées bénéfiques et salvatrices que l’on attend et espère tous évidemment, surtout venant d’un tel personnage aussi suffisant, méprisant et même odieux avec son entourage ! Cette histoire simple est donc traitée avec justesse et apporte de l’humour face à un tel sujet. Une façon de vouloir aborder le drame humain en le minimisant, en enjolivant fortement les conséquences avec tout ce que l’argent peut de plus arranger forcement dans ces cas-là !Pas de temps mort dans cette Comédie drôle et tendre, scénarisée et mise en scène par Hervé Mimran. Son scénario, pourtant grave, nous offre une histoire d’une grande intensité émotionnelle. Une histoire très réaliste, avec un joli coté social, menée avec une grande fluidité. Ce film démontre d’autres qualités : des dialogues subtils, un montage très efficace, une BO riche et bien placée et une belle photographie. Outre la prestation grandiose, comme à l’habitude, de Fabrice Luchini, le casting nous propose également des rôles secondaires de bonne facture avec la présence de Leïla Bekhti et de Rebecca Marder qui joue la fille de l’homme pressé.
Note : 9/10
IMAGE : L’image du film est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Le film jouant sur les différentes ambiances : Colorées en extérieures, et plus sombres en intérieur ou lorsque les choses ne vont pas forcément bien, il fallait un support qui ne soit pas trop en défaillance ou en saturation. Le travail de transfert et de très bonne qualité et le film se regarde avec beaucoup de plaisir.
SON : Une piste DTS-HD Master Audio 5.1, totalement en accord avec le film et avec ses besoins. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait. La dynamique de l’ensemble se met au service du film et notamment à ses ambiances. Un véritable plaisir pour les oreilles.
BONUS : Un entretien passionnant avec Fabrice Luchini
Florence, XVème siècle. Lorenzo va devoir prendre la relève de l’illustre famille des Médicis plus tôt que prévu… Confronté à une grave crise de la banque familiale, il voit monter une révolte des marchands et artisans de la cité qui se retrouvent contraints de rembourser leurs créances. Par ailleurs, la famille Pazzi, menée par l’intraitable Jacopo, voudrait arracher la place des Médicis. L’affrontement le plus sanglant de l’histoire florentine peut commencer…
Chronique : La série les « MEDICIS », passée assez discrètement sur Canal , mais sans avoir le retentissement des Tudor ou des Borgia… l’explication en est aisée: cette reconstitution sérieuse de la vie de Côme de Médicis, le premier flamboyant de la lignée, est quasiment dépourvue d’exposition de fesses et de siestes crapuleuses avec des jolies filles (même si Côme avait une charmante maîtresse….) qui représentaient un des intérêts des séries sus-nommées…. Bref, on est dans le sérieux, dans l’authentique, et les paysages et décors sont superbes. Comme la série est italo /américaine, ils ont vraiment tourné à Florence et en Toscane. Cette deuxième saison s’ouvre par un flash-foward. : le 26 Avril 1478, Jacopo Pazzi s’approche de Lorenzo, un poignard à la main et se jette sur lui… Le récit revient alors en arrière, en 1469 , lorsque Lorenzo prend la direction de la banque familiale après que son vieux père a échappé à une tentative d’assassinat. Il découvre alors que celui-ci, en contractant de nombreuses dettes et en refusant des prêts au peuple de Florence, a rendu la famille impopulaire et l’a conduite au bord de la faillite. Pour rétablir la dynastie, Lorenzo négocie avec ses créanciers, passe des accords avec les grandes familles italiennes, renonce à son amour pour Lucrezia Donati (Alessandra Mastronardi) et épouse une noble romaine, Clarice Orsini (Synnove Karlsen). De son côté, son frère cadet Giuliano (Bradley James) tombe amoureux de Simonetta Vespucci, noble mariée qui deviendra la muse d’un artiste soutenu par la famille – un certain Sandro Botticelli (Sebastian de Souza). S’il parvient à redonner aux Médicis un certain éclat, Lorenzo se heurte constamment à une vielle famille ennemie: les Pazzi. A sa tête, Jacopo est déterminé à anéantir politiquement et financièrement ses rivaux. Ses manipulations ayant échoué, il va ourdir la conjuration qui porte son nom pour renverser les Médicis et prendre le pouvoir à Florence.
Tout en restant dans la lignée de la précédente, cette nouvelle saison s’avère meilleure, bien que non exempte de défauts. Son principal travers réside dans une écriture qui force souvent le trait. Elle fait notamment de ses personnages de grands archétypes, avec Lorenzo en héros romantique, Giuliano en libertin amoureux, Botticelli en artiste idéaliste et lunaire, et Jacopo Pazzi en antagoniste noir. Des dialogues parfois empathiques donnent aussi au triangle amoureux Lorenzo / Clarice / Lucrezia des allures de bluette un peu naïve.
Pour autant, l’ensemble fonctionne très bien. On y retrouve certains éléments déjà présents en première saison, tels que les flash-back (cette fois mieux maîtrisés car plus concis, notamment lorsqu’ils reviennent sur l’enfance de Lorenzo), le soin apporté aux costumes et aux décors, et l’excellent générique où la voix de la chanteuse Skin magnifie un thème mélangeant rock et chœurs à la Carmina Burana.
Cette saison s’appuie surtout sur une construction solide, où s’entremêlent des intrigues embrassant les enjeux politiques et financiers, mais aussi la vie personnelle des protagonistes. Le tout tendant inexorablement vers le dénouement, ébauché dans la première scène et auquel est entièrement consacré l’épisode final. Patiemment, la série pose le contexte et approfondit l’engrenage des événements qui conduiront à cette fameuse conjuration, en se reposant essentiellement sur la rivalité entre les Médicis et les Pazzi. Un moteur suffisamment puissant pour porter l’histoire et compenser l’interprétation un peu faiblarde de certains acteurs. Il faut avouer que, dans les rôles de Lorenzo et Giuliano, Daniel Sherman et Bradley James ne sont pas toujours convaincants (leur interprétation prête même à sourire, dans le dernier épisode.) En revanche, on peut saluer la performance de Sean Bean, excellent Jacopo Pazzi, ou celles de Raoul Bova (Le pape Sixte VI) et de Julian Sands (Piero de Médicis). Si elle manque sans doute de souffle épique, cette deuxième saison de Les Médicis reste une jolie réussite, aussi agréable qu’intéressante à suivre. Globalement bien mené et bien construit, le récit parvient à raconter un événement aussi marquant que la conjuration des Pazzi en l’insérant dans une époque belle et violente .
Note : 9/10
Test DVD :
Image : Une image bien équilibrée tant dans les plans de Florence que dans les quelques scènes nocturnes. Le rendu colorimétrique est neutre mais la copie offre du détail et de jolies lumières.
Son : Ça claque et ça tonne fort, aussi bien en VO qu’en VF. Mais la dynamique de la piste musicale et des ambiances est purement artificielle et respire le dopage numérique pas vraiment subtil. Rien de discriminant, la chose est même agréable.
Bonus :Un gentil bonus par franchement folichon pour une telle série même si on se rend compte, du travail de l’équipe pour faire une série de ces acabits.
Format : PAL
Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
Un yaourt susceptible, des soldats lycanthropes, des robots déchaînés, des monstres-poubelles, des chasseurs de primes cyborgs, des araignées extraterrestres et des démons de l’enfer assoiffés de sang : tout ce beau monde est réuni dans 18 courts d’animation déconseillés aux âmes sensibles.
Chronique : Lorsque David Fincher s’associe à Tim Miller (réalisateur de Deadpool) pour produire une série anthologique d’animation, cela ne peut que être excitant. En effet, les 2 compères se sont rencontrés il y a des années déjà pour composer la séquence de générique très graphique de « The Girl with the Dragon Tattoo », via la société Blur (spécialisée dans les effets spéciaux et l’animation 3D de divers films ou cinématiques de jeu vidéo), fondée par Miller. Fincher fit à ce dernier la promesse qu’il l’aiderait à produire le projet de son choix si il en avait l’envie, et ce jour est enfin arrivé avec « Love, Death + Robots ». Nourrie à des oeuvres pulp des années 70-80 comme Robot Carnival ou Métal Hurlant, cette anthologie de 18 épisodes entre 5 et 20 minutes mêle les genres avec une efficacité et une inventivité tout simplement effarante : science-fiction, horreur, action, fantastique, anticipation ou humour noir. Chaque épisode se renouvèle également, via son animation,qui passe de la 2D traditionnelle à la 3D photoréaliste, en passant par la japanimation, le jeu vidéo et le comic book. Définitivement pour un public adulte, adepte d’oeuvres subversives et singulières, « Love, Death + Robots » est d’une richesse dingue, proposant une pléthore d’univers uniques allant du mystique dans la Chine du XIX siècle, de la hard-SF tendance space opera, de l’uchronie fantastico-médiévale ou le trip visuel halluciné, en passant par une guerre entre fermiers et aliens ou un survival archéologique. Plus que de l’amour, de la mort ou des robots, c’est une véritable déclaration d’amour au pulp, à l’imagination et à la créativité, entre le jeu vidéo, le cinéma et la Bande-dessinée. Seule une constante règne : la violence, qu’elle soit physique, graphique, psychologique ou sous-jacente C’est simple, adepte de genre, on est scotché à chaque fois devant ce maelstrom d’écriture, de conception et d’animation, où chaque personnage est parfaitement caractérisé, chaque univers plus fou, chaque high-concept plus recherché, chaque réalisation poussée à fond et enfin chaque style d’animation propre à chacun des studios et artistes qui a participé à ce formidable ensemble (plus d’une dizaine de studios, dont des français,des américains, des hongrois, des chinois ou encore des canadiens Profondément unique et dément, hardcore ou poétique, grisant ou débridé, jouissif ou métatextuel, « Love, Death +Robots » est un petit chef-d’oeuvre tout simplement.
Note : 9,5/10
Love, Death & Robots, le vendredi 15 mars sur Netflix.
D’anciens soldats des forces spéciales peinant à joindre les deux bouts se réunissent pour préparer un coup risqué : piller un baron de la drogue sud-américain.
Chronique : Fatigués et ayant du mal à joindre les deux bouts, un groupe de vétérans des forces spéciales décident de braquer à leur compte un baron de la drogue, au beau milieu de la jungle. Evidemment, l’opération ne se passera pas vraiment comme prévue… Avec « Triple Frontier », ne vous attendez pas à un film d’action pur et dur façon « Expendables ». Réalisateur de drames solides, J. C. Chandor intègre son savoir-faire et sa profondeur dans cette histoire mêlant film de braquage et survival. Si les quelques scènes d’action sont maîtrisées et prenantes, l’intérêt ici est avant tout de suivre ces personnages bien creusés et bien interprétés (en particulier ceux de Ben Affleck et Oscar Isaac), aux personnalités et aux motifs distincts. A travers eux, les différentes croisades militaires de l’Amérique sont remises en cause (violence, légitimité…), et la question du mérite reviendra régulièrement : le fait que l’armée n’ait pas récompensé nos protagonistes à leur juste valeur peut-il tout justifier ? Par ailleurs, devant l’ennemi extérieur surgiront leurs vrais adversaires : leur sauvagerie et leur avidité intérieures. A côté, le film est techniquement très bon : s’il on excepte quelques effets numériques moyens, la photographie verdoyante est jolie, les paysages naturels immersifs et oppressants, et la mise en scène offre des scènes tendues comme on les aime. « Triple Frontier » est donc une réussite de plus pour J.C. Chandor.
Note : 9/10
Triple Frontière, de J.C. Chandor. Disponible à partir du mercredi 13 mars sur Netflix
Dans cette série Dragons «Par-delà-les rives», Harold et Krokmouvolent vers de nouveaux mondes étranges, situés au-delà des frontières de Beurk, à la recherche de Dragons inconnus. Accompagnés de leurs amis et fidèles Dragons, ils tombent sur le mystérieux «Œil de Dragon», un objet ancien rempli de secrets qui va les mener vers de nouvelles aventures riches en action. Très vite, ils vont se rendre compte qu’ils sont suivis par d’étranges chasseurs de dragons, qui ne reculeront devant rien pour s’emparer du pouvoir de « L’Œil de Dragon ».
Chronique : Dragons, Par-delà les Rives est une série en images de synthèse. Excellente série qui se situe entre les le 1er et le 2nd film qui immerge dans la rive du dragon ou Harold et toute la bande utilisent l’œil de dragon pour découvrir de nouveaux dragon et étendre leur connaissance sur ceux qu’ils connaissent déjà. Les deux saisons se passent après le premier film et avant le second. On en apprend un peu plus sur les personnages et leur dragons. Cette série nous en révèle un peu plus sur le caractère et l’histoire de Crocmou, Harold et le village de Beurk.
Cependant je conseillerai cette série aux plus jeunes car la magie des films n’y est pas aussi présente, et la qualité des animations restent bien en dessous. Malgré tout cette série est inintéressante pour les fans de l’univers Dragons et pour les plus petits.
Toujours aussi rythmée avec la bataille entre les Dragons et les Vikings, cette série semble de prime abord plus réservée à nos chères petites têtes blondes, mais pour avoir commencé à la regarder, je dois bien admettre que cela fonctionne pas mal sur un adulte à l’esprit ouvert (oui, j’ai l’esprit ouvert).
Alors si vous avez apprécié les films, voilà un programme qui pourrait vous ravir, vous et vos petits.
Audio : Néerlandais (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Néerlandais, Français, Allemand
Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune.
Chronique : En lisant au sujet de la controverse entourant First Man , je me rappelle que nous vivons à une époque où les cinéphiles contemporains ne peuvent de temps en temps pas voir la forêt comme un arbre. Trop de gens se sentent personnellement offensés, déçus de manière déraisonnable et préoccupés par des détails non pertinents affectant l’intrigue d’un film, ce qui semble être une préoccupation croissante au cours des dernières années à l’ère des médias sociaux. Se plaindre du drapeau américain manquant lors de l’alunissage d’Apollo 11, ce qui est la querelle actuelle, ignore le nombre de fois où le film présente le drapeau de manière flagrante dans de nombreux autres domaines et ne laisse jamais le public oublier que le voyage historique a été une entreprise américaine. Ce récit merveilleusement satisfaisant de la course à l’espace et des réalisations importantes est plongé dans une atmosphère de devoir patriotique, thématiquement centré sur les sacrifices émotionnels et psychologiques des braves astronautes, vécus par Neil Armstrong.
Les stars de Ryan Gosling sont le célèbre voyageur de l’espace et la première personne à avoir pénétré sur la surface lunaire en 1969, marquant un moment important de l’histoire de l’humanité. Au milieu de tous les conflits et de la tourmente qui se produisent dans le reste du monde – qui, en passant, se déroule en arrière-plan un peu à la manière du drapeau, mais où est le tumulte pour cela? – le voyage historique est un accomplissement partagé par tous les habitants de la Terre. Et la beauté poignante et profondément touchante du scénario de Josh Singer inspiré du roman éponyme de James R. Hansen, rappelle au public une époque où le monde et les États-Unis semblaient au bord du chaos. Cependant, l’importance de marcher sur le rocher le plus proche en orbite autour de notre planète est un exploit qui a remarquablement apaisé les tensions, ne serait-ce que pour un instant. Intentionnel ou non, le réalisateur Damien Chazelle semble établir des parallèles très subtils entre le désordre du monde et celui des luttes personnelles d’Armstrong.
La performance contrôlée et délibérément détachée de Gosling n’inquiète guère l’idée de présenter l’astronaute comme une légende américaine, soucieuse de satisfaire ou d’exalter davantage notre mythologie collective d’une personne réelle. Sous la direction de Chazelle, il s’agit plutôt de décrire simplement un père qui cherche à retrouver l’équilibre après la mort de sa fille – ou mieux, un homme aux prises avec une perte tout autour de lui mais ne sachant pas comment faire face à la douleur émotionnelle. Il semble, à la fois, apparemment motivé à ne pas laisser ces morts être vaines, mais il affiche également les moments d’une obsession infatigable pour achever la mission, au point de négliger sa famille tandis que son épouse Janet (merveilleusement mémorable) Claire Foy) observe avec inquiétude comment aider son mari. Un des moments les plus déchirants est avec Armstrong et Ed White (Jason Clarke) qui marchent la nuit et la vue de la balançoire de l’enfant interrompt soudainement la conversation, car Armstrong se souvient de la balançoire similaire qu’il avait construite pour sa fille mais qui s’éloignait maladroitement. à ce sujet avec son ami.
Ce sont ces sortes de moments qui font de First Man un film merveilleux et émouvant qui humanise à merveille une figure légendaire de l’histoire. À cet égard, la production doit être saluée, des performances au complot en passant par la scénographie et les effets visuels. Cependant, l’approche inventive de Chazelle à l’égard de la matière ne gèle pas toujours parfaitement, ni ne rend parfaitement parfaitement l’impact émotionnel que certaines scènes semblent impliquer. Réunie avec Linus Sandgren, la cinématographie très stylisée raconte l’histoire avec une sorte de réalisme documentaire tremblotant qui semble plutôt amateur, se refermant sans cesse sur les visages et des gros plans franchement vains qui ajoutent peu au récit. Dans le même temps, d’autres aspects semblent assez complaisants, comme si vous connaissiez son importance et tentiez de paraître aussi créatif que possible, même si la scène ne l’exigeait pas. Franchement, il y a des moments où le tournage semble évoquer l’esprit d’un film de Terrence Malick ou celui de Stanley Kubrick en 2001 .
Néanmoins, pour son quatrième long métrage, Chazelle reste un grand conteur, même si ses flots artistiques soudains l’emportent, et First Man est toujours un excellent film.
Note : 9/10
TEST DVD
Vidéo : Le drame a été tourné sur une combinaison de film de 16 mm, 35 mm et 65 mm, et ces éléments ont été par la suite maîtrisés en un intermédiaire numérique 2K. La vidéo fluctue continuellement d’une définition extrêmement nette avec une très fine couche de grain à une surface nette et glacée qui recouvre une couche importante de grain. Néanmoins, le transfert 2160p bénéficie d’une hausse notable, montrant une clarté nettement meilleure des informations d’arrière-plan, dévoilant chaque recoin de la capsule spatiale, l’intérieur du commandement de la mission et le lettrage de chaque bouton étant intelligibles à courte distance. Le troisième acte final avec le lancement Apollo 11 et l’atterrissage lunaire est l’un des meilleurs moments. Il révèle les plus petites piqûres et les plus légères enfilements le long de la combinaison spatiale. Le plus petit caillou et rocher sur la surface de la lune est bien visible. En fin de compte, l’image offre une avancée appréciable et très cinématographique.
La vidéo fait également le voyage historique avec un contraste nettement plus perçant et plus dynamique tout en restant fidèle aux intentions créatives des cinéastes. Bien que globalement comparativement plus lumineux, les conversations les plus sombres montrent encore un peu de retenue, mais les séquences de voyages dans l’espace reçoivent un élan notable, affichant des blancs éclatants et radieux dans le ciel terrestre, les combinaisons spatiales stérilisées et les capsules spatiales. À d’autres endroits, les reflets spéculaires marquent également une amélioration notable, fournissant une lueur plus étroite et plus étroite dans les zones les plus lumineuses, tout en exposant un peu plus de détails et en donnant aux bords métalliques une lueur réaliste. D’autre part, dans les scènes plus douces susmentionnées, les points forts ont tendance à être plus chauds, créant un brin d’épanouissement et engloutissant les aspects les plus fins. Les niveaux de luminosité sont plus cohérents, recouvrant l’image 2,39: 1 avec des noirs un peu plus riches et plus encrés et des ombres plus noires, mais plus noires, mais avec de meilleurs détails. Encore une fois, les séquences dans l’espace fournissent quelques segments dignes d’une démo et un bel attrait cinématographique.
L’amélioration la plus importante et la plus significative est sans aucun doute la palette de couleurs.Immédiatement, les primaires sont considérablement plus vigoureuses et absolument somptueuses, des verts vifs des pelouses bien entretenues des astronautes aux rouges riches de vêtements, aux meubles environnants ou aux lumières de secours qui accentuent soudain le suspense. Cependant, en raison de la photographie de sarcelle à l’orange, une plus grande importance est accordée à la variété de bleus, montrant des différences sensiblement nuancées entre les sarcelles, les cyans, les céruléennes et les nuances plus profondes de la marine, de l’indigo et de l’amiral. De nombreuses séquences se déroulant à l’intérieur de la maison Armstrong sont baignées de jaunes, ambres et bruns plus vrais et plus vrais que nature, conservant ainsi le sens du documentaire brut et vintage du film. Les scènes sur la lune sont peut-être les plus dramatiques, avec une nuance de gris plus profonde et plus précise.
Audio : Comme il s’agit d’un drame historique, il est raisonnable de contrôler les attentes en ce qui concerne l’audio, mais la bande originale surprend en réalité avec la quantité d’activité présente tout au long des 141 minutes d’exécution du film.
Certes, l’accent est mis sur les personnages et leurs interactions, ce qui permet un dialogue précis et très bien hiérarchisé, même pendant les moments les plus forts et les plus intenses. L’imagerie semble continuellement large et spacieuse, affichant un milieu de gamme dynamique et détaillé offrant une excellente clarté dans les séquences d’action mais délibérément déformée lors du test ou du décollage de roquettes. Le bruit de fond se déplace sans à-coups entre les trois canaux avant et légèrement dans les hauteurs, générant ainsi une scène sonore très engageante avec un demi-dôme. Le bas de gamme pourrait peut-être frapper plus fort et creuser plus profondément dans les scènes de lancement, mais il s’agit plus d’une question de goût personnel et d’attente, dans la mesure où la basse est néanmoins assez imposante et parfois bouleversante.
Comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas grand-chose qui se passe dans les environs et qui est en grande partie réservé à des moments spécifiques qui vont soudainement amener les auditeurs assis bien droit dans leurs sièges. Lorsqu’elle est utilisée, l’activité à l’arrière est impressionnante avec un sens de l’enveloppement satisfaisant, remplissant la salle de la conversation des gens lorsqu’ils se rassemblent pour certains événements, des bips électriques et de l’agitation de la salle de contrôle de la NASA ou du métal qui résonne à l’intérieur de la capsules spatiales. Les meilleurs moments sont bien sûr ceux qui impliquent des voyages dans l’espace ou lors du test de véhicules spécifiques, des effets sonores qui défilent de manière efficace et sans faille dans toutes les directions, générant un champ sonore immersif qui place le spectateur au cœur de l’action. Les séquences phares dignes de démonstration sont les séquences Gemini 8 et Apollo 11, où chaque cliquetis, cliquetis et clink résonnent tout autour et directement au-dessus.
Bonus :
Tous les mêmes suppléments sont partagés entre les versions qui l’accompagne.
Commentaire audio : Le réalisateur Damien Chazelle rencontre le scénariste Josh Singer et le rédacteur en chef Tim Cross pour une conversation amusante et informative sur les détails techniques de la production et la quantité de travail nécessaire pour réaliser quelques séquences clés.
Vous vous asseyez (HD, 7 min): Un regard fascinant et instructif sur la technologie innovante utilisée pour le style visuel créatif de la production.
Recréer l’atterrissage sur la lune (HD, 6 min): exactement comme le titre le laisse supposer, la featurette est un regard dans les coulisses pour recréer le moment historique et le rendre justice.
Saut géant en une petite étape (HD, 5 min): Un article beaucoup trop bref sur Neil Armstrong et l’accent mis par la production sur sa vie personnelle.
Tournage pour la lune (HD, 4 min): Chazelle parle de son implication dans la production, adaptant l’événement historique pour le grand écran et travaillant avec Ryan Gosling.
Préparation au lancement (HD, 4 min): des interviews de l’équipe de casting et de l’équipe discutent de leur rôle dans la diffusion de l’histoire peu connue d’Armstrong et du lancement d’Apollo 11 à destination du grand public.
Formation des astronautes (HD, 4 min): le casting participe au camp d’ entraînement des astronautes avant le tournage.
Mission Gone Wrong (HD, 3 min): bref aperçu des cascades.
Tournage à la NASA (HD, 3 min): entretiens sur le plaisir d’utiliser des lieux réels.
Scènes supprimées (HD, 4 min):
Feu de maison
Lancement d’Apollo 8
Acteurs : Ryan Gosling, Claire Foy, Shea Whigham, Ethan Embry, Brian d’Arcy James
Réalisateurs : Damien Chazelle
Format : PAL
Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)