TEST Blu-ray : PACIFIC RIM UPRISING (24 Juillet 2018) de Steven S. DeKnight avec John Boyega, Scott Eastwood

Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.

Chronique : Dix ans se sont écoulés depuis le film de Guillermo Del Toro et le monde se prépare pour une éventuelle invasion de Kaijus avec un centre d’entrainement et énormément de technologie. Et DeKnight, un spécialiste de séries et dont c’est là le premier film, commence par une sorte de récapitulatif des évènements, tout en incluant l’histoire de Jake Pentacost, le héros rebelle devenu criminel qu’on va suivre, incarné par John Boyega, beaucoup plus charismatique que dans la nouvelle trilogie « Star wars » ! Pour faire le lien avec le précédent opus, des protagonistes sont présents comme le duo de scientifiques ou bien Mako, liée à l’histoire personnelle de Pentacost. Ce dernier sera accompagné de la jeune Amara, une jeune fille mécano et de Nate, incarné par le très beau Scott Eastwood et on peut dire que les deux duos fonctionnent très bien, avec beaucoup d’humour, ce qui sera la marque de fabrique de cette suite, beaucoup plus fun et légère. Toutefois, son scénario basé les conséquences de la dérive des Kaijus est très bien pensé et en concordance total avec le précédent épisode. « Pacific Rim Uprising » a donc sa propre identité et n’est pas qu’une simple copie du travail de Del Toro. On regrettera toutefois l’absence de Ron Perlman et peut-être la présence d’un humour un peu facile qui peut en faire bisquer certains, mais c’est extrêmement divertissant et voir de nouveaux robots tels le Scrapper est très jouissif.

Note : 8/10

61B0BxyafeL._SX679_.jpg

Test Blu-ray :

Vidéo: Dès le début, l’image est inondée de verts somptueusement riches, de bleus électrisants et de splendides rouges généreux, qui dynamisent les visuels insensés avec la sensation d’un dessin animé du samedi matin. Le chaos insensé hypnotise avec une gamme flamboyante et luxuriante de teintes secondaires, qui baignent l’action avec une vigueur éblouissante hypnotique. Les Jaegers, bien sûr, sont magnifiques à voir dans Dolby Vision, comme le rouge foncé poli de Guardian Bravo, la teinte brun cobalt de Gypsy Avenger, la belle céruléenne nacrée de novembre Ajax ou l’orange métallisée brillante de Saber Athena. Cependant, le plus accrocheur est l’abondance des pastels au néon, de la lueur colorée des enseignes décorant les gratte-ciel de la ville au bleu arctique scintillant du sang Kaiju, qui est nettement différent des armes Jaeger qui montrent une teinte sarcelle plus claire. Le plus impressionnant doit être la brèche réelle où les téléspectateurs peuvent être envoûtés par le mélange extatique de jaune vif, d’orange ardent, de pourpre vibrante et de magenta flamboyant.

La présentation  offre également un contraste parfait, homogène et bien équilibré, ainsi que des blancs éclatants et chauds, des combinaisons ultra propres et hygiéniques de Liwen Shao aux laboratoires stériles et brillants. la lueur brillante et lumineuse de diverses sources lumineuses et les nuages ​​doux et moelleux. Malheureusement, les points culminants spéculaires sont quelque peu hasardeux avec ces lumières précieuses qui fleurissent assez pour submerger les détails plus fins, mais surplombant cela, les accents plus lumineux fournissent aux Jaegers un miroitement réaliste même pendant l’action rapide, chaque étincelle du métal sur -les poinçons métalliques avec un scintillement discret et montrent une différence nette entre les centres blancs et les bleus environnants des armes électrifiées et du sang Kaiju. Une scène personnelle préférée est le discours de Jake alors que l’équipe s’apprête à se lancer à Tokyo où le soleil brille et rebondit sur les parties métalliques des uniformes, les Jaegers, la plate-forme Shatterdome et les nuages ​​dans le ciel avec une telle beauté pittoresque qualité que l’on se sent presque comme une vraie photo de l’ensemble.

Les niveaux de luminosité sont extraordinairement riches et luxueux avec des noirs suintants qui révèlent de superbes variations graduelles entre les nombreuses nuances, séparant bien l’équipement et les sangles du reste des uniformes. Les ombres soyeuses de minuit pénètrent profondément dans l’écran sans gêner les aspects les plus fins de l’arrière-plan, fournissant à l’image 2.39: 1 un attrait cinématographique saisissant et une qualité tridimensionnelle. Tourné en exclusivité sur le système de caméra Arri Alexa avec une résolution maximale de 3,4K, le transfert fraîchement créé, issu d’un intermédiaire numérique 2K, arrive à la perfection avec une définition extrêmement nette dans chaque scène. Des taches de rouille sur les murs de métal des casernes de recrutement aux coutures ultra-fines des uniformes, les lignes fines et les objets reçoivent une légère augmentation, aussi minime soit-elle. Les téléspectateurs peuvent également profiter d’une meilleure visibilité de l’information dans le lointain, et la plus petite égratignure et blessure de guerre sur les Jaegers est frappante et très détaillée. Le teint du visage semble sain et précis, révélant tous les pores, les rides et les imperfections négligeables dans l’ensemble de la distribution, rendant la suite de l’action de science-fiction pur eye-candy si rien d’autre. Cependant, comme c’est souvent le cas, le Dolby Vision présente également plusieurs cas flagrants d’aliasing le long des bords les plus nets, gardant la présentation à l’abri des marques de qualité de référence.

AUDIO:  Le combat contre l’apocalypse se prépare à la bataille avec une bande-son fantastique et très satisfaisante qui fera que la maison se sentira épuisée par le démon pandemonium. L’écran est continuellement inondé d’une variété d’activités de fond qui se déplacent de façon fluide à travers les trois canaux frontaux et de manière convaincante dans les hauteurs avant, générant ainsi une scène sonore à demi-dôme extrêmement engageante et incroyablement large. Un milieu de gamme dynamique et étendu présente d’excellents détails et séparations pendant les moments les plus forts et perçant les oreilles, permettant une clarté distincte et audible dans le chaos métal-métal et chaque coup de poing crissant tandis que les rugissements cruels et réverbérants du Kaiju pénétrer profondément dans la pièce. Au milieu du tumulte, les voix restent précises et bien hiérarchisées en tout temps.

Chaque fois que le chaos éclate à l’écran, du verre, du gravier, de la saleté et des débris métalliques se déversent directement au-dessus de la zone d’écoute et laissent tomber les alentours, créant un champ sonore hémisphérique terriblement immersif. D’autres atmosphères résonnent aussi et transpercent de manière convaincante les transparents avec une efficacité amusante, mais les meilleurs moments sont quand ils sont employés pour donner aux Jaegers et Kaiju un meilleur sens de taille et de perspective, se déplaçant impeccablement de l’arrière vers l’avant ou vers l’écran. vice versa. Malheureusement, le bas de gamme n’est étonnamment pas aussi agressif ou bouleversant que prévu, surtout par rapport au premier film. Certes, il y a énormément de basses dures et imposantes à apprécier, fournissant l’action gigantesque avec beaucoup de poids et de présence, mais ce n’est pas à la pièce-énergisant, mur-cliquetis et intensité sismique que le visuel impliquerait.

Bonus :

Commentaire audio : Le réalisateur Steven S. DeKnight monte en solo pour ce commentaire assez instructif sur divers aspects de la production, les performances, les effets visuels et l’histoire générale.

Devenir cadets (4K, 6 min): Quelques minutes sur les autres recrues d’Amara.

Un méchant inattendu (4K, 6 min): des interviews sur la surprise d’un personnage.

Bridge to Uprising (4K, 5 min): Interviews de l’équipe de tournage en reliant la suite à la première.

Next Level Jaegers (4K, 5 min): Regard de plus près et discussion technique sur les nouveaux personnages mecha.

Le monde souterrain de l’ insurrection (4K, 4 min): Discussion sur le premier acte et survivant dans les suites.

Hall of Heroes (4K, 3 min): John Boyega commente les détails spécifiques de chaque Jaeger.

I Am Scrapper (4K, 3 min): Bref aperçu du petit Jaeger et de son rôle dans le film.

Going Mega (4K, 3 min): Quelque temps sur la mère de tous les Kaijus.

Secrets de Shao (4K, 3 min): Centré sur la femme d’affaires impitoyable.

Mako Returns (4K, 2 min): Assez exactement comme le titre l’indique.

 

  • Acteurs : John Boyega, Scott Eastwood, Cailee Spaeny, Burn Gorman, Charlie Day
  • Réalisateurs : Steven S. DeKnight
  • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope
  • Audio : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 24 juillet 2018
  • Durée : 111 minutes

71oanbkTDvL._SY445_.jpg

 

TEST DVD : Chien (18 juillet 2018) de Samuel Benchetrit avec Vincent Macaigne,Vanessa Paradis et Bouli Lanners

Jacques Blanchot a tout perdu : sa femme, son travail et sa maison. Son fils ne le respecte pas et le chien q’il vient d’acheter meurt écrasé. Brisé, il devient peu à peu étranger au monde qui l’entoure. Accueilli par le patron de l’animalerie, duquel il pense pouvoir recueillir un peu d’attention, il va intérioriser les codes de soumission du chien. Et dans ce rôle, il subit la domination de son maître, mais reste à l’abri de la frénésie des hommes et d’une société perverse et narcissique qui traite ses citoyens moins bien que des bêtes.

Chronique : Il est difficile de parler légèrement de cinéma. Ou en tout cas de CE cinéma. Celui qui frappe, fort. Celui qui transcende la normalité, le banal, pour en distiller son éclat. Sa poésie et son âme. Parler de « l’autre », celui qu’on nomme ainsi sans jamais reconnaitre que nous sommes nous-même « l’autre » de quelqu’un. Chien est un film immense.I l y a 3 choses qui font que Chien est un grand film et ils sont tous Samuel Benchetrit, qui a écrit le roman orignal, adapté le scénario et réalisé ce film qui a plus de coeur que le plus loyal des animaux domestiqués. Chien existe sur plusieurs niveaux (et ils sont tous plus ou moins spoilers, donc attention !), et chacun est plus poignant que la précédente. Il y a l’humeur noire dans l’idée qu’un homme traité comme un chien par tout le monde en devient un. Il y a, aussi, de la tragédie dans l’histoire d’un homme qui se sent tellement seule qu’il est prêt à accepter n’importe quel genre d’attention, même s’il est malsain. Enfin il y a de l’humanité dans l’histoire d’un homme qui souffre tellement après avoir perdu tant des choses, que le fait de se laisser aller et se donner aux caprices d’un autre semble pas sa seule solution, mais la meilleure. Tout ça est filmé à travers l’objectif subtil de Samuel Benchetrit, et apporter à l’écran par des acteurs suffisamment subtils qu’ils refusent d’empêcher le cours de l’histoire. La poésie, les images et la comédie noire de ce film touche , un film décalé qui vaut le détour. . Qu’on aime ou pas, on en sort différent.

Note : 9,5/10

61fJMFOPVqL._SX679_.jpg

TEST :

Video : La clarté du film  est juste magique et avec un contraste exceptionnels . Bien qu’il n’y ait pas de point de grain visible, l’image dégage une merveilleuse sensation de film . Les blancs sont brillants mais ne fleurissent jamais, et les tons de chair restent naturels et constants tout au long. Les détails sautent de l’écran, tandis que des gros plans pointus soulignent les lignes, les rides et les taches sur les visages des personnages âgés.

Audio :  Bien que les accents surround soient faibles, la fidélité supérieure et la profondeur tonale permettent à l’audio d’obtenir une sensation d’enveloppement fluide. Une séparation stéréo plus distincte est visible à l’avant, car des transitions douces élargissent bien le paysage sonore.. La musique  jouit d’une belle présence et remplit  avec aisance, et même si certains dialogues sont difficiles à comprendre. C’est une piste beaucoup plus intéressante que ce à quoi on pourrait s’attendre, et l’excellent rendu accentue son impact.

Bonus : Commentaire audio de Vanessa Paradis et Samuel Benchetrit : Un bonus qui permet d’aller plus en profondeur dans ce film et d’en comprendre son ressort

Interviews exclusives de Vanessa Paradis, Vincent Macaigne et Samuel Benchetrit (du livre au film) : Ces  interviews avec le réalisateur  et les acteurs et d’autres, ainsi que divers membres du personnel technique. Les sujets abordés comprennent la prémisse du film et les personnages.

Teasers et bandes-annonces

 

  • Acteurs : Vincent Macaigne, Vanessa Paradis, Bouli Lanners
  • Réalisateurs : Samuel Benchetrit
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Date de sortie du DVD : 18 juillet 2018
  • Durée : 90 minutes

81iXlZ5QNqL._SY445_.jpg

 

TEST Blu ray : Tomb Raider ( 18 juillet 2018) de Roar Uthaug avec Alicia Vikander, Dominic West

Lara Croft, 21 ans, n’a ni projet, ni ambition : fille d’un explorateur excentrique porté disparu depuis sept ans, cette jeune femme rebelle et indépendante refuse de reprendre l’empire de son père. Convaincue qu’il n’est pas mort, elle met le cap sur la destination où son père a été vu pour la dernière fois : la tombe légendaire d’une île mythique au large du Japon. Mais le voyage se révèle des plus périlleux et il lui faudra affronter d’innombrables ennemis et repousser ses propres limites pour devenir « Tomb Raider »

Chronique : Dans ce nouveau film: Lara Croft colle parfaitement à celle dudit reboot, on la voit souffrir comme elle a souffert dans le jeu de 2013 (quelques plans iconiques sont même directement piochés dans le jeu, appel au fan service ou à la fidélité, il ne tient qu’à vous de décider, personnellement) En tout cas, le développement du personnage est plus profond et plus soudain que dans le jeu (évidemment, le format ne permet pas d’appuyer sur pause pour lire les objets trouvés et en apprendre plus sur la famille Croft), mais cela nous donne envie de connaître Lara et de voir à quel point ce film n’est que le début de sa « carrière » de pilleuse de tombes. La réalisation est bonne, les plans sont soignés, les détails sympathiques, les acteurs jouent bien, en particulier Alicia Vikander.La dernière partie est vraiment chouette par ailleurs perdant le côté épique et profondément surnaturel propre aux derniers épisodes,mais renouant aux racines du film d’aventure ancré au « réalisme » Quoiqu’il en soit, ce Tomb Raider fait vraiment le job mais on a également affaire à une des meilleures adaptations de jeu vidéo qui soit.

Note : 9/10

71VHkjG7iZL._SX679_.jpg

TEST :

Vidéo : Tourné numériquement et provenant d’un intermédiaire numérique 4K, Tomb Raider fait un transfert 1080p généralement agréable de 2,39: 1. Les détails sont forts vous permettant de voir et d’apprécier tous les détails, y compris les traits du visage, les costumes, et les différents lieux du film – Londres, Hong Kong, ou les jungles de l’île mystérieuse où se déroule la seconde moitié du film. Les couleurs sont audacieuses et lumineuses avec de grandes primaires et des tons chair sains. Les niveaux de noir peuvent être un peu 50/50 à la fois. Les scènes de Londres pendant la course à vélo ou l’une des séquences de la journée sur l’île sont magnifiques avec des noirs profonds et un sens profond de la profondeur dimensionnelle. Les zones à problèmes comprennent des séquences d’actions nocturnes de CGI qui ont manifestement été prises dans la sécurité d’une scène sonore de studio. Ces scènes peuvent être si sombres qu’elles obscurcissent tout sens de ce qui se passe ou tout sens de profondeur ou de détail. Heureusement, ce ne sont que quelques brefs moments. Dans l’ensemble, c’est un joli transfert.

Audio: Tomb Raider est béni avec une piste audio Dolby Atmos forte et tonitruante qui laisse derrière le mix DTS-HD MA 5.1 inclus. Pour être juste, la piste 5.1 par défaut incluse est plutôt bonne avec un dialogue propre et une activité surround solide. Mais le mélange Atmos fait tout simplement mieux. L’espacement supplémentaire autour des canaux donne une meilleure idée de la profondeur et de l’atmosphère autour des éléments. Les rues de Londres sonnent incroyablement comme Vikander  à travers la circulation sur son vélo. De même, lorsque l’action déplace la jungle maudite, il y’a une amélioration notable de la résonance de l’effet sonore sur le mélange 5.1, vous aidant à vous sentir comme si vous étiez au cœur de l’action. Le dialogue est propre et clair partout sans aucun problème tout autour est une piste audio d’action qui devrait donner à votre système audio une bonne séance d’entraînement.

Bonus : Tomb Raider arrive avec un assortiment anémique de bonus. Rien de trop impressionnant ici mais ils vous donnent un petit coup d’œil dans les coulisses de la réalisation du film.

Tomb Raider : Uncovered (HD 7:06) Ceci est votre caractéristique EPK typique avec les extraits sonores rapides que les acteurs et l’équipe discutent du film et de ses origines liées au jeu de reboot 2013.

Croft Training (HD 6:06) Un autre court métrage EPK, qui montre comment Vikander s’est mis en forme pour le film.

Breaking Down The Rapids (HD 5:34) Un coup d’œil rapide sur la façon dont ils ont réalisé la séquence d’action principale du film avec Lara descendant les rapides de la rivière avec ses mains attachées et sautant sur un bombardier japonais rouillé de la Seconde Guerre mondiale.

Lara Croft: Evolution d’une icône (HD 9:53) Ceci est un retour sur les jeux qui ont engendré le film.

 

  • Acteurs : Alicia Vikander, Dominic West, Walton Goggins, Daniel Wu, Kristin Scott Thomas
  • Réalisateurs : Roar Uthaug
  • Audio : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 18 juillet 2018
  • Durée : 118 minutes

81fDk3VW9iL._SX342_.jpg

 

Test DVD : Tout le Monde Debout (18 juillet 2018) de Franck Dubosc avec Franck Dubosc, Alexandra Lamy

Jocelyn, homme d’affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée…

Chronique : « Tout le Monde debout », une petite surprise qui va piocher dans plusieurs domaines, dont celui évidemment du handicap, mais Franck Dubosc en profite aussi pour signer ici une véritable parodie de l’image du personnage qu’il représente ! Il se moque en effet du flambeur charmeur, de l’aguicheur farceur, mais aussi du menteur amuseur !… Car le mensonge chez Jocelyn est quasiment une addiction, presque une pathologie pour séduire avant tout, puis s’esquiver comme un lâche. Sauf qu’ici en se confrontant au handicap, en jouant avec, quitte à se brûler, on va bien plus loin que prévu… C’est donc et sans doute une comédie bien plus subtile et intelligente que nous signe là Franck Dubosc, d’autant plus qu’il y est parfaitement à son aise, mais surtout qu’il offre à Alexandra Lamy un rôle en or, où l’actrice dans son fauteuil roulant possède un naturel non feint, un naturel doublé d’un humour et d’une tendresse, qui nous laissent pantois ! Sans compter que bien souvent ses réparties sont d’une justesse et d’une intelligence totalement imprévues, en nous faisant ainsi partager des échanges profonds et émouvants. Alors après un début non sans lourdeurs, cette comédie vire doucement à une relation qui prend une épaisseur drôlement prenante, où le côté léger et amusant renvoie la balle à un esprit caustique, où les situations et paroles embarrassantes se confrontent à des vérités enfin bonnes à dire et à entendre ! C’est ainsi que l’on se régale plus d’une fois de ces dialogues parfaitement ciblés, parfaitement justes qui sans aucun tabou, disent les choses telles qu’elles sont et sans le moindre détour ! Ceci sans oublier les rôles secondaires qui à leur façon apportent aussi leur contribution autour de ce couple apparemment bien mal parti dans son fonctionnement basé sur une imposture de mauvais goût, que cet humoriste-cinéaste réussira cependant à dédramatiser d’un simple tour de passe-passe ! Sans doute une très bonne et premiere réalisation de Frank Dubosc, qui mine de rien s’est frotté à un sujet délicat en le traitant avec une simplicité évidente et désarmante, mais diablement efficace !

Note : 9/10c4c3ec159055c5b87e02c939f6542de2.jpg

TEST DVD :

Video : La clarté du film  est juste magique et avec un contraste exceptionnels . Bien qu’il n’y ait pas de point de grain visible, l’image dégage une merveilleuse sensation de film . Les blancs sont brillants mais ne fleurissent jamais, et les tons de chair restent naturels et constants tout au long. Les détails sautent de l’écran, tandis que des gros plans pointus soulignent les lignes, les rides et les taches sur les visages des personnages âgés.

Audio :  Bien que les accents surround soient faibles, la fidélité supérieure et la profondeur tonale permettent à l’audio d’obtenir une sensation d’enveloppement fluide. Une séparation stéréo plus distincte est visible à l’avant, car des transitions douces élargissent bien le paysage sonore.. La musique  jouit d’une belle présence et remplit  avec aisance, et même si certains dialogues sont difficiles à comprendre. C’est une piste beaucoup plus intéressante que ce à quoi on pourrait s’attendre, et l’excellent rendu accentue son impact.

 

  • Acteurs : Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Gérard Darmon, Elsa Zylberstein, Caroline Anglade
  • Réalisateurs : Franck Dubosc
  • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 18 juillet 2018
  • Durée : 103 minutes

b66c82895f5753e8dd5a4f2db5d901f9.jpg

 

 

Test dvd : Wajib – L’invitation au mariage ( 03 juillet 2018) de Annemarie Jacir avec Mahmoud More, Mohammad Bakri

Abu Shadi, 65 ans, divorcé, professeur à Nazareth, prépare le mariage de sa fille. Dans un mois, il vivra seul. Shadi, son fils, architecte à Rome depuis des années, rentre quelques jours pour l’aider à distribuer les invitations au mariage, de la main à la main, comme le veut la coutume palestinienne du « wajib ». Tandis qu’ils enchaînent les visites chez les amis et les proches, les tensions entre le père et le fils remontent à la surface et mettent à l’épreuve leurs regards divergents sur la vie.

Chronique : Un film juste et touchant. Deux acteurs tellement bons qu’ils s’équilibrent. Le discours politique latent est une forme subtile de résistance. La structure en duel continu et en mouvement nous fait partager ce moment simple et riche où il est question de la Palestine. Mais surtout d’un père et de son fils. Pas de message politique, d’images de révoltes, de lutte anti-coloniale, mais une plongée au cœur de Nazareth et de son peuple, à travers quelques-unes de ses figures, et les conditions de vie des arabes d’Israël en toile de fond. La vie quotidienne, où il est davantage question de couleur de chemise ou de robe, et la confrontation du père et de son fils, où se mêlent la tendresse et l’incompréhension. Deux générations, deux visions de la Palestine, une de l’intérieure, l’autre de l’extérieur, le même amour du pays et de la famille, le même regard, prompt à l’humour et la dérision. A Nazareth, quand un père marie sa fille, il fait lui-même la tournée de distribution des invitations à ses invités. Wajib. Le devoir et la tradition. Son fils, venu exprès d’Italie, l’accompagne dans son tour de la ville et de ses gens en une journée. La vie en Palestine apparaît par petites touches, au détour des conversations, des rencontres et des visites, où les femmes font du gringue au père comme au fils.La réalisatrice porte un regard sur ces deux visions objectif, aucun des deux ne semblent avoir plus raison que l’autre. au contraire elle souligne leur complémentarité.

Note : 9,5/10

3336301.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Test dvd :

Video : La clarté du film  est juste magique et avec un contraste exceptionnels . Bien qu’il n’y ait pas de point de grain visible, l’image dégage une merveilleuse sensation de film . Les blancs sont brillants mais ne fleurissent jamais, et les tons de chair restent naturels et constants tout au long. Les détails sautent de l’écran, tandis que des gros plans pointus soulignent les lignes, les rides et les taches sur les visages des personnages âgés.

Audio :  Bien que les accents surround soient faibles, la fidélité supérieure et la profondeur tonale permettent à l’audio d’obtenir une sensation d’enveloppement fluide. Une séparation stéréo plus distincte est visible à l’avant, car des transitions douces élargissent bien le paysage sonore.. La musique  jouit d’une belle présence et remplit  avec aisance, et même si certains dialogues sont difficiles à comprendre. C’est une piste beaucoup plus intéressante que ce à quoi on pourrait s’attendre, et l’excellent rendu accentue son impact.

Bonus :Scènes coupées (10′)
Entretien avec Annemarie Jacir (25′)

 

  • Acteurs : Mohammad Bakri, Saleh Bakri, Tarik Kopty, Monera Shehadeh, Lama Tatour
  • Réalisateurs : Annemarie Jacir
  • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
  • Audio : Arabe (Dolby Digital 2.0), Arabe (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Pyramide Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 3 juillet 2018
  • Durée : 102 minutes

4942397.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

 

 

 

TEST DVD : RAGE (4 juillet 2018) de Rustam Mosafir avec Aleksey Faddeev, Rustam Mosafir

Alors qu’une civilisation est en train d’en remplacer une autre, les Scythes ont quasiment tous disparu. Les quelques descendants restants s’affrontent entre eux. Lutobor, un vaillant guerrier, est impliqué dans un conflit fratricide et doit s’engager dans un périlleux périple pour sauver sa famille. Accompagné de Weasel, un prisonnier de la tribu ennemie, ils vont devoir mener cette quête ensemble. Bravant les terres sauvages, ils se dirigent vers le dernier bastion des Scythes, et ce qui semble être leur perte inévitable.

Chronique : Ici Le héros semble invincible et les avanies se succèdent tout au long d’un film très bien réalisé, montrant bien l’ascension d’un cinéma russe de plus en plus ambitieux et ne reculant devant aucune extrémité. Les coupes de cheveux se situent entre le punk et le moyen-âge avec des accents psychédéliques à l’occasion. Il faut le regardere de façon pas du tout sérieuse. Il y a de bonnes idées, des bons combats, des décors, des costumes, de la bonne musique, mais à chaque fois qu’il y a un bon point à accorder à ce film, c’est souvent rendu ridicule par la technique, car ce film a vraiment un problème au niveau technique et post-production. Rage se classe dans la section des films qui se regarde entre potes pour passer la soirée mais dés que on accepte ce principe le film est agréable .

Note : 7/10

  • Acteurs : Aleksey Faddeev, Vitaly Kravchenko, Aleksandr Kuznetsov, Aleksandr Patsevich, Yuriy Tsurilo
  • Réalisateurs : Rustam Mosafir
  • Format : PAL
  • Audio : Russe (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 4 juillet 2018
  • Durée : 101 minutes

81j06nkAEEL._SY445_.jpg

 

Test DVD : Lady Bird (3 juillet 2018) de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf

Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi.

Chronique : « Lady Bird » est fait de petits riens qui en disent beaucoup, et réussit à avançer donc doucement et sûrement, en creusant son sillon comme le fait à sa façon l’héroïne de l’histoire… A travers son personnage buté et volontaire, naïf et pétulant (Saoirse Ronan), c’est toute sa famille qui va aussi porter ce film en devenant un enjeu capital ! Le rapport mère/fille est formidablement étudié, analysé avec des dialogues qui deviennent de plus en plus ciblés et justes au point de s’identifier plus d’une fois dans ce chassé croisé tumultueux ! Combien de fois cette mère pourtant aimante (Laurie Metcalf), s’emmêle les pinceaux face à sa fille un peu trop déroutante pour elle, tandis que son père (Tracy Letts) d’une tendresse infinie essaie de faire de son mieux pour recoller les morceaux… C’est une réalisation d’une simplicité évidente, qui sans nous bousculer plus que cela, arrive à nous interpeller par un tas de petites notes très émouvantes distillées ici et là, ainsi que par la quête personnelle et très bien ciblée de cette Christine/Lady Bird, partagée entre ses ami(e)s, sa famille, et la découverte de la vie et des premiers émois.. Toute la problématique de la sortie de l’adolescence, située en plus au sein de la culture américaine, devient de plus en plus pertinente et saisissante ! Une peinture sensible, touchante, drôle et sans éclats qui résonne de manière éminemment vraie tout au long du parcours de cette adolescente très bien campée par Saoirse Ronan dont le naturel frais et convaincant font le reste, en l’emportant franchement haut la main… Un film de Greta Gerwig qui sans crier gare, arrive à nous émouvoir de plus en plus au fur et à mesure de son déroulement !

Note : 9,5/10

61sLSdNzt6L._SX569_.jpg

TEST DVD :

Video : La clarté du film  est juste magique et avec un contraste exceptionnels . Bien qu’il n’y ait pas de point de grain visible, l’image dégage une merveilleuse sensation de film . Les couleurs sont un peu atténuées pour refléter la nature désastreuse de la situation, mais des éclaboussures de paysages americain sont luxueusement riches, les blancs sont brillants mais ne fleurissent jamais, et les tons de chair restent naturels et constants tout au long. Les détails sautent de l’écran, tandis que des gros plans pointus soulignent les lignes, les rides et les taches sur les visages des personnages âgés, ainsi que la belle actrice qui joue Lady Bird.

Audio :  Bien que les accents surround soient faibles, la fidélité supérieure et la profondeur tonale permettent à l’audio d’obtenir une sensation d’enveloppement fluide. Une séparation stéréo plus distincte est visible à l’avant, car des transitions douces élargissent bien le paysage sonore. Le bruit d’un bouchon de champagne et le tic-tac d’une horloge sont merveilleusement croquants, tandis que des éléments plus explosifs comme le grondement des moteurs et des voitures excitent les sens sans les agresser. Les basses fréquences sont puissantes et une large gamme dynamique gère tous les hauts et les bas sans aucune distorsion. La musique  jouit d’une belle présence et remplit  avec aisance, et même si certains dialogues sont difficiles à comprendre. C’est une piste beaucoup plus intéressante que ce à quoi on pourrait s’attendre, et l’excellent rendu accentue son impact.

Bonus :

Making of : Ce Making of comprend des interviews avec le réalisateur  et les acteurs et d’autres, ainsi que divers membres du personnel technique. Les sujets abordés comprennent la prémisse du film et les personnages.

 

  • Acteurs : Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts, Lucas Hedges, Timothée Chalamet
  • Réalisateurs : Greta Gerwig
  • Format : Couleur, Plein écran, PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Suédois, Français, Néerlandais, Norvégien, Italien, Finnois, Hindi, Danois, Portugais, Espagnol, Islandais, Allemand, Turc, Arabe
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 3 juillet 2018
  • Durée : 90 minutes

91wo1sPYrXL._SY445_.jpg

 

Test DVD : La Princesse des glaces ( 19 juin 2018) de Aleksey Tsitsilin avec Garik Kharlamov, Ivan Okhlobystin

Après avoir vaincu de manière héroïque la Reine et le Roi des Neiges, Gerda, la Princesse des Glaces, n’est toujours pas en paix avec elle-même. Elle rêve de revoir ses parents, enlevés autrefois par le Vent du Nord et de vivre de nouveau en famille, accompagnée de son frère Kai.

Chronique : Sequel de La reine des neiges 1 & 2, sortis directement en vidéo physique, ce quatrième long-métrage du studio russe Wizart Animation n’est pas un remake du désormais classique blockbuster de Disney. C’est un conte fantastique pour petits et grands, mis en scène dans un monde où se côtoient, trolls et humains.
Dans le monde des humains, le jeune Rollan rêve de devenir un grand pirate parcourant les mers à la recherche de gloire et de fortune. Gerda, qui sillonne les écoles de ce même monde avec son frère Kai pour raconter aux enfants comment ils ont vaincu la Reine et le Roi des neiges, rêve d’une vie calme et paisible avec ses amis, Alfida la pirate, Orm le troll et Luta la loutre. Mais surtout, elle rêve de revoir ses parents, emportés par le Vent du Nord de la Reine des neiges. Ayant appris l’existence de la pierre aux souhaits, Gerda se lance avec Rollan sur la trace de cet objet magique.On retrouve ici les éléments du schéma narratif classique des contes de fées : situation initiale, élément modificateur, péripéties, résolution, situation finale. De plus, au-delà de son intrigue, le film conduit une réflexion mille fois entendue sur la famille, l’amitié, le courage et l’apprentissage : il faut rester près de ses proches, ne pas faire confiance aux inconnus, et être brave et courageux dans un monde instable (le monde d’aujourd’hui).
Si le scénario est donc sans véritable surprise , il reste bien conduit. L’un des défauts des deux précédents volets avait été de présenter un scénario dont les actions étaient beaucoup trop resserrées dans le temps, s’enchaînant quasiment sans transition. Ce n’est plus le cas avec La princesse des Glaces, dont l’intrigue se déroule de manière un peu plus fluide.Les personnages sont chaleureux, attachants, et évoluent dans des décors visuellement plus aboutis que dans les deux précédents opus : les paysages enneigés, les petites maisons en bois où vivent les trolls, la nuit bleutée, rappellent les superbes paysages de Russie, mais aussi d’Europe du Nord. L’animation est également plutôt réussie, jouissant d’un graphisme plus net, à l’apparence moins numérique, moins artificielle et donc plus authentique. Les mouvements des personnages sont fluides et bien détaillés.

Note : 9/10

61nRcgmSExL._SL1000_.jpg

TEST DVD :

Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. En fait, il est si détaillé que vous pouvez voir chaque imperfection et chaque mèche de cheveux . Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec l’animation .  Encadré à un rapport d’aspect de 1: 85.1 qui nous donnant une palette de couleurs plus vives et dynamiques. Ceci est particulièrement visible dans les scènes où les personnages sont montrés debout près des fenêtres où le soleil brille vers l’intérieur. Les rayons de lumière sont si vifs qu’ils sont tangibles lorsqu’ils sont projetés sur les personnages sur leur chemin. Les noirs sont brillant et  révèlent une grande profondeur.

Audio : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont une conversation rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus : Making of :Un making of revenant sur le tournage et la conception du film qui revient sur les principales différences ayant marqué les époques dans l’aspect purement visuel des personnages et le complément: Personnages et décors : travaux préparatoires est très intéressant.

 

  • Réalisateurs : Aleksey Tsitsilin
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 19 juin 2018
  • Durée : 88 minutes

71Jh7RGAzTL._SY500_.jpg

 

Test DVD : Phantom Thread (19 juin 2019) de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps

Dans le Londres des années 50, juste après la guerre, le couturier de renom Reynolds Woodcock et sa soeur Cyril règnent sur le monde de la mode anglaise

Chronique : « Phantom Thread », un véritable chef d’œuvre de Paul Thomas Anderson, un film envoûtant, passionnant, exaltant ! Des qualificatifs que l’on pourra d’ailleurs reprendre précisément pour cette relation complexe en terme de sentiment, de domination, de nombre, où le sadomasochisme n’est jamais bien loin quelque part ! Alma et Reynolds, la muse et son créateur, ou en soi une relation redoutable sous l’œil du microscope, et en même un cas d’étude dont le cinéaste arrive à transcender, à exhorter le moindre regard, le moindre silence… Fabuleux !!! La rencontre entre la simplicité, l’authenticité, le naturel et tout son contraire : la complexité, l’hypocrisie et les conventions de ce couturier vaniteux et imbus obsédé par son travail, ses créations ! Et cette fraîcheur que représente Alma et qui attire Reynolds, cette naïveté doublée d’insouciance, sera aussi tout ce qu’il détestera en fonction de ses humeurs, de ses besoins en homme suffisant, égoïste et capricieux qu’il est ! C’est donc à travers ce dédale infernal que Paul Thomas Anderson nous invite à le suivre, tout comme le fait aussi un troisième numéro indissociable, à savoir cette sœur implacable et complice de tous les instants, intrusive dans son travail, mais aussi jusqu’à tout connaître de son intimité ! Pour incarner ce trio impossible, Daniel Day-Lewis est extraordinaire, royal en donnant à son personnage une dimension psychologique fascinante et bouleversante, tandis que les deux actrices féminines Vicky Krieps et Lesley Manville, tout en opposition sont aussi excellentes dans leur approche mutuelle et personnelle ! Si on y ajoute cette touche esthétique unique, dont cette maison londonienne en est le théâtre, on ne peut être que comblé, puisque à elle seule cette demeure participe aussi à ce sentiment de confusion et de malaise qui va grandissant, et que le piano sous toutes ses variations accompagne en touche finale ! On se complaît donc à observer les agissements, les changements d’attitude incessants au sein de ce trio, où la manipulation, la domination n’ont pas dit leur dernier mot !  Un film superbe aux accents freudiens indéniables mis en forme comme de la haute couture, au fond du grand art, presque une nécessité impérieuse ici !

Note : 9,5/10

61Yf3CvYjmL._SX679_.jpg

Test DVD :

Video : Tourné sur 35 mm et apparemment terminé sur un négatif 35 mm au lieu de l’intermédiaire numérique plus commun, Phantom Thread bénéficie d’un beau transfert 1080p 1.85: 1. Avec le grain de film intact et apparent – mais jamais trop bruyant ou empiétant – l’image maintient une qualité semblable à un film merveilleux. Les détails sont frappants et distincts des gros plans de points individuels dans les vêtements aux visages d’acteur à la conception de production détaillée détaillée de la maison Woodcock à Londres et leur chalet rustique. Le cadre ouvert vous aide vraiment à tout prendre et à voir le monde dans lequel vivent ces gens. Les couleurs sont robustes avec de grandes primaires. Blues et oranges sont un compagnon fréquent de l’image. Les blancs sont délibérément rehaussés de fleurs constantes, conservant une qualité onirique à l’image qui se marie bien avec les scènes plus sombres éclairées seulement par des bougies ou par la lumière du feu. Le point culminant du film est particulièrement formidable sur ce point où il y a des blancs brillants et des ombres profondes dans la scène.

Audio : Losque vous avez une belle image, vous avez besoin d’un composant audio égal et ce mixage il y a une activité sonore presque constante tout au long du film avec seulement une poignée de moments vraiment calmes. S’il n’y a pas l’agitation des couturières Woodcock, Reynolds, Alma et Cyril vont au restaurant, le beau score de Johnny Greenwood continue à donner de l’élan à des scènes qui seraient autrement placides. En termes d’activité verticale, il n’y a pas beaucoup de choses au-delà d’une belle sensation caverneuse spacieuse à la grande maison ouverte Reynolds appelle à la maison. Le dialogue est riche et intense tout au long et jamais en désaccord avec le reste du mélange. Où ce mélange tue représente des effets sonores spécifiques. Détestez-vous l’écoute des gens mâchent leur nourriture? Gratter le beurre? Verser le thé ou l’eau dans un verre? Ensuite, vous allez beaucoup sympathiser avec Reynolds avec ce mixage audio. Ces petits moments, des effets sonores inoffensifs prennent le contrôle du mix et lui donnent vraiment un punch intense sans être ouvert ou cliché avec des tons bas couvrants. C’est un film qui aime créer de la tension tout en permettant aux petits détails des visuels et de l’audio d’accentuer les moments spécifiques.

Bonus :

Tests caméra (avec commentaires de Paul Thomas Anderson) : C‘est une fonctionnalité fascinante. Avec une option commentaire, nous obtenons un regard sur les différents petit bonus et de film utilisés pour obtenir l’aspect et la sensation de moments spécifiques.
Pour le garçon affamé : Ceci est une collection de matériel de scènes supprimées qui ne manque pas du film, juste des trucs superflus qui n’auraient pas fait la différence dans un sens ou dans l’autre.

 

  • Acteurs : Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, Harriet Sansom Harris, Camilla Rutherford
  • Réalisateurs : Paul Thomas Anderson
  • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français, Espagnol, Islandais, Portugais, Arabe, Hindi
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 19 juin 2018
  • Durée : 125 minutes

61CEvtkoxjL._SY445_

 

 

Test DVD : Belle et Sébastien 3 : le dernier chapitre (14 juin 2018) de Clovis Cornillac avec Félix Bossuet, Tchéky Karyo

Deux ans ont passé. Sébastien est à l’aube de l’adolescence et Belle est devenue maman de trois adorables chiots. Pierre et Angelina sont sur le point de se marier et rêvent d’une nouvelle vie, ailleurs… Au grand dam de Sébastien qui refuse de quitter sa montagne.
Lorsque Joseph, l’ancien maître de Belle, ressurgit bien décidé à récupérer sa chienne, Sébastien se retrouve face à une terrible menace. Plus que jamais, il va devoir tout mettre en œuvre pour protéger son amie et ses petits…

Chronique : Troisième et dernier volet des aventures de Belle et Sébastien… et troisième réalisateur différent. En marge de l’histoire, Nicolas Vanier nous avait enchantés par ses prises de vues. Moins virtuose dans le maniement de la caméra, Christian Duguay avait tout de même réussi le pari de succéder à Nicolas Vanier, sans toutefois parvenir à se hisser au même niveau que l’explorateur du Grand Nord. Alors Clovis Cornillac à la réalisation ce troisième opus se situe entre le premier et le second et il à su respecter l’image de marque de ce qui est désormais une trilogie, en utilisant à bon escient la musique d’Armand Amar, et plus particulièrement le thème principal commun aux trois films : à travers le piano diffusant avec beaucoup de douceur et de mélancolie ses notes, on reconnaîtra à maintes reprises l’esquisse de la chanson « Belle ». Le plaisir de retrouver César, Sébastien, et leur chienne Belle est donc bien réel et on a vite fait de se remettre dans le bain. Cornillac a su se servir du scénario écrit par Juliette Sales et Fabien Suarez et intégrer un soupçon de western dans cette nouvelle aventure teintée de dramaturgie permet au film d’échapper à la sensation de déjà-vu.  L’apparence qu’a prise Clovis Cornillac pour son personnage qu’il porte avec brio et fait froid dans le dos, affublé d’un costume à mi-chemin entre trappeur et chasseur de primes auquel on rajoute un regard dur, dans lequel on ne voit que le vide, la haine et la mort. Sous son chapeau vissé sur la tête, il revêt le parfait costume du bad guy à la sauce western, un méchant à la gueule patibulaire qu’on aimera détester. Entre César (Tchéky Karyo, toujours impeccable) et Urbain le maire (André Penvern), puis ce sera autour de Madeleine (Anne Bernoit, savoureuse) d’apporter son grain de sel. L’ humour est plutôt le bienvenu, d’autant qu’il n’est jamais surfait. Quant à la photographie elle offre de beaux clichés, notamment en matière de portraits, que ce soit sur Joseph ou sur les chiens. Belle est plus expressive que jamais, et par moments il ne lui manque plus que la parole ! Ce chapitre final est bon. Et si vous vous inquiétez de voir Cornillac à la baguette, eh bien soyez rassurés et allez voir ce film sans crainte. Il offre un bon spectacle familial, qui ravira aussi bien les adultes que les enfants.

Note : 9,5/10

71o-BsaX0NL._SX679_.jpg

Test DVD :

Video : La clarté du film  est juste magique et avec un contraste exceptionnels ait ressortir les délicats tissages de costumes des acteurs, rehaussent la profondeur et mettent en valeur les intérieurs. Bien qu’il n’y ait pas de point de grain visible, l’image dégage une merveilleuse sensation de film qui rappelle les films de la période historique. Les couleurs sont un peu atténuées pour refléter la nature désastreuse de la situation, mais des éclaboussures de paysages verts verdoyants et des éclats de neige  sont luxueusement riches, les blancs sont brillants mais ne fleurissent jamais, et les tons de chair restent naturels et constants tout au long. Les détails sautent de l’écran, tandis que des gros plans pointus soulignent les lignes, les rides et les taches sur les visages des personnages âgés, ainsi que la belle fraîcheur du teint de l’acteur qui joue Sébastien.

Audio :  Bien que les accents surround soient faibles, la fidélité supérieure et la profondeur tonale permettent à l’audio d’obtenir une sensation d’enveloppement fluide. Une séparation stéréo plus distincte est visible à l’avant, car des transitions douces élargissent bien le paysage sonore. Le bruit d’un bouchon de champagne et le tic-tac d’une horloge sont merveilleusement croquants, tandis que des éléments plus explosifs comme le grondement des moteurs et des voitures excitent les sens sans les agresser. Les basses fréquences sont puissantes et une large gamme dynamique gère tous les hauts et les bas sans aucune distorsion. La musique de Amar jouit d’une belle présence et remplit  avec aisance, et même si certains dialogues sont difficiles à comprendre en raison de la livraison graveleuse de Karyo, . C’est une piste beaucoup plus intéressante que ce à quoi on pourrait s’attendre, et l’excellent rendu accentue son impact.

Bonus :

Making of : Ce Making of comprend des interviews avec le réalisateur  et les acteurs et d’autres, ainsi que divers membres du personnel technique. Les sujets abordés comprennent la prémisse du film, les personnages, le maquillage, les chiens, les , la conception de la production, le style de réalisation de Cornillac et la tâche ardue de de finir cette trilogie.
Modules « Belle au travail » et « Joseph« : Ce Bonus couvre le large spectre des artistes qui peuplent le film, des chiens et du personnage de Joseph interpréter par Clovis Cornillac et nous parle de la préparation à son rôle, des défis qu’il a affrontés pour ce rôle.

 

Acteurs : Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Olivier Bouana, Clovis Cornillac, Thierry Neuvic

  • Réalisateurs : Clovis Cornillac
  • Format : Couleur, DTS stéréo
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 14 juin 2018
  • Durée : 90 minutes

71a1jdM2reL._SY445_.jpg