La Belle époque ( 11 Mars 2020) De Nicolas Bedos Avec Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier

Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine un brillant entrepreneur lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour…

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Chronique : D’une certaine manière, Nicolas Bedos est un « vieux » cinéaste, alors qu’il n’a que 40 ans et deux longs-métrages à son actif. Oui, vieux sage, si l’on préfère, qui non seulement semble pratiquer la grammaire du cinéma depuis des lustres mais qui porte également un regard d’une lucidité redoutable sur le temps qui passe, l’usure du couple, la nostalgie de la jeunesse, etc. C’était vrai dans l’excellent Monsieur et Madame Adelman et c’est encore le cas dans La belle époque, qui permet à son héros de revivre les plus beaux moments de sa vie, quand celle-ci est encore à écrire et à imaginer. Le goût de Bedos pour le grand romanesque et sa capacité à écrire des dialogues acérés se mêlent à une intrigue vertigineuse, semi-fantastique, mais ironique quant au genre proprement dit et uniquement là au service d’un récit mélancolique d’un temps où les portables, internet et la réalité virtuelle n’existaient pas. Passéiste, Bedos ? Oui, c’est vrai, mais avec style et panache puisque c’était toujours mieux avant. Pour autant, dans les coups d’épingle portées à notre soi-disant modernité, ce n’est pas à The Truman Show qu’il faut se référer mais plutôt à un Bertrand Blier de la meilleure période, dont le sens de l’absurde toujours lié à nos contradictions et errements d’humains roseaux pensants se retrouve dans La belle époque. Tendresse et cruauté du regard et évocation visuelle splendide des années 70, tout est question d’équilibre et d’alchimie et, peut-être à l’exception de l’entame du film, un peu brouillonne, Nicolas Bedos trouve le dosage parfait, comme un vieux (encore !) briscard goguenard. On lui sait gré aussi, et ce n’est pas rien, de nous avoir rendu Daniel Auteuil à son statut d’acteur au talent protéiforme et surtout d’avoir sublimé Fanny Ardant, enfin sortie de ses rôles d’éternelle ténébreuse. Quant à la formidable Doria Tillier, La belle époque est bien évidemment une nouvelle déclaration d’amour à son intention. Mais ceci ne nous regarde pas et l’important est qu’elle n’est pas plus avare de son talent que dans Yves, par exemple, ou Monsieur et Madame Adelman.  Une très bonne Comédie écrite et mise en scène par Nicolas Bedos. Son excellente histoire mérite amplement son César du Meilleur scénario original. Il nous réserve quelques surprises, un joli grain de folie, des rires et même une belle note de poésie et d’émotion.  La cerise sur le gâteau nous est offerte par le casting avec la toujours excellente Fanny Ardant (elle aussi Césarisé), de jolis moments avec Daniel Auteuil et Guillaume Canet lui aussi très bon dans son rôle délicat du réalisateur acrimonieux.

Note : 9,5/10

 

  • Acteurs : Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier, Fanny Ardant, Pierre Arditi
  • Réalisateurs : Nicolas Bedos
  • Audio : Français (DTS-HD 5.1)
  • Studio : Orange Studio
  • Date de sortie  : 11 mars 2020
  • Durée : 115 minutes

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J’accuse (18 Mars 2020) De Roman Polanski Avec Jean Dujardin et Louis Garrel

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.

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Chronique : Les médias s’emballent, les opinions s’affrontent autour de la personne de Polanski, et après le visionnage de ce film , j’en sort subjugué par la manière tant accrocheuse avec laquelle le réalisateur nous raconte cette histoire, entre drame historique, humour, suspense et grincement de dents. Aujourd’hui on ne peut avoir de recul sur l’actualité. Les infos et les opinions vont plus vite que la pensée humaine. Pas question donc dans ce texte d’émettre un avis de comptoir sur la sombre information qui entoure le cinéaste. Il faut espérer que le temps et l’Histoire avec un H majuscule, éclaireront tout cela. Et on peut bien sûr souhaiter que cela ait lieu plus tôt que tard. Mais quelle qu’en soit l’issue, il est certain que l’œuvre de Polanski restera dans le paysage cinématographique. « J’accuse » fait découvrir ou redécouvrir un fait connu dans une captivante mise en scène, à travers le prisme d’un personnage tout à fait intéressant par son action pour réhabiliter Dreyfus . On plonge à la fin du XIXème siècle dans une atmosphère palpable par son réalisme, et il semble que chacun des membres du casting vive réellement à cette époque. Il se trouve un plaisir immense dans ce long-métrage à observer le jeu de tous ces acteurs, mais aussi à les écouter. Ils servent des dialogues très écrits, très beaux. Et puis surtout, « J’accuse » a quelque-chose de nécessaire, tant son propos résonne fort avec notre époque contemporaine dans laquelle s’entrechoquent des mots tels que « islamophobie » ou « antisémitisme ». A croire que la nature humaine évolue bien peu, même si elle est capable de penser, comme ce film invite pertinemment les spectateurs à le faire. Le film prend son temps, monte en régime progressivement, et se concentre sur le personnage de Georges Picquard, un homme honnête dont la quête de la vérité était non seulement courageuse mais aussi contraire aux intérêts de l’Armée et partant, de l’ensemble de la société française, traumatisée par la défaite de 1870 et revancharde. Dans quel autre film français a-t-on pu voir une aussi radicale dénonciation de l’antisémitisme qui prévalait dans une grande partie du pays ? La charge est violente mais fidèle à la réalité de l’époque. Pour ceux qui connaissent parfaitement les tenants et aboutissants de l’affaire Dreyfus, il n’y a pas à proprement parler de révélation dans J’accuse mais une solide reconstitution des faits de cette période où la guerre de 14 se prépare déjà, y compris vis-à-vis de l’opinion. Par ailleurs, on y voit le fonctionnement du contre-espionnage français de manière quasi documentaire, avec une ironie sous-jacente dans la façon dont le film montre ses tâtonnements, son inexpérience et ses erreurs commandités. Sans céder au grandiose, Polanski filme cette histoire avec une virtuosité indéniable et limpide, se surpassant dans la direction d’acteurs. Outre Dujardin, parfait, tous les rôles, y compris les plus minces, sont joués avec conviction par des comédiens renommés ou non, avec un égal talent. Une mention spéciale, tout de même, à Gregory Gadebois, extraordinaire, malgré toute cette polémique ce film est vraiment très bon et oublier le cinéaste derrière et plonger vous dans un excellent film , vous ne le regretter pas.

Note : 9,5/10

ImageIl s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente. Chaque détail ressort avec une précision d’orfèvre que ce soit sur les tissus, les environnements, les lambris de la république ou les extérieurs. Des intérieurs sombres ou à la lumière tamisée, aux salles d’audiences, ou encore les rues de Paris.

Son : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé.

Bonus : Si le making of fait la part belle aux équipes techniques, toutes ces petites mains qui ont permis la réussite du film, il ne peut s’empêcher, comme cela est souvent le cas dans les documentaires américains, des effusions de superlatifs en direction du réalisateur. Comme s’il était nécessaire de dire aux spectateurs, toutes les qualités de Roman Polanski.

 

  • Acteurs : Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Grégory Gadebois, Mathieu Amalric
  • Réalisateurs : Roman Polanski
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 18 mars 2020
  • Durée : 126 minutes

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Test DVD: Official Secrets (11 Mars 2020) de Gavin Hood avec Keira Knightley, Matt Smith

2003 : les États-Unis et l’Angleterre souhaitent intervenir en Irak.
Katharine Gun, employée des renseignements britanniques, reçoit une note de la NSA : les États-Unis sollicitent l’aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les obliger à voter en faveur de l’invasion. Gun prend alors la décision de divulguer le mémo à la presse afin d’empêcher la guerre.

Chronique : Il y a quelque chose d’intéressant, de dur et de direct dans ce  film d e Gavin Hood. Il s’agit d’un drame d’espionnage Tiré d’une histoire vraie sur l’importante polémique de l’invasion de l’Iraq par les U.S.A.

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Official Secrets montre que les drames d’espionnage de la vie réelle ne sont très souvent pas des thrillers d’action comme Bond ou Bourne ou la serie Homeland -mais quelque chose qui ressemble plus à de la politique de bureau au niveau nucléaire.

Le  film est basé sur le cas réel de Katharine Gun, une traductrice travaillant pour les services de sécurité britanniques à l’unité de surveillance du GCHQ . En 2003, elle a été surprise de recevoir un courriel dans lequel il était clairement indiqué qu’elle devait découvrir des détails personnels incriminants dans la vie des représentants de l’ONU de petits pays afin de les faire chanter pour qu’ils votent en faveur de la guerre en Irak. Gun a imprimé le courriel et l’a transmis à un ami anti-guerre, et il a finalement constitué la base d’un scoop sensationnel en première page de l’Observer.

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Bien qu’elle n’ait pas arrêté la guerre, comme Gun rêvait de le faire, elle a joué un rôle important dans la transformation de la presse et de l’opinion publique. Gun elle-même a été poursuivie en vertu de la loi sur les secrets officiels.

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Keira Knightley donne une performance ciblée, plausible et sympathique dans le rôle de Gun, et le film montre qu’elle est à bien des égards la dénonciatrice classique.

Son idéalisme, son éthique du travail et son professionnalisme ont fait d’elle une excellente agente de renseignements au départ, et pourtant, ce sont précisément ces éléments qui l’ont rendue rebelle. Mais surtout, elle est jeune – comme Edward Snowden, ou Chelsea Manning, ou Sarah Tisdall, emprisonnée en 1984 pour avoir révélé des détails sur les missiles de croisière américains en Grande-Bretagne. Gun est encore assez jeune pour ne pas avoir fait un investissement de carrière inéluctable dans le GCHQ ou avoir formé des liens de fidélité avec ses supérieurs.

La vie professionnelle de l’Observateur est représentée de façon tapageuse et affectueuse. Rhys Ifans joue le célèbre journaliste Ed Vulliamy dans le rôle d’un critique du gouvernement passionnément en colère ; Matt Smith joue Martin Bright – qui a écrit l’histoire originale – et Hanako Footman joue la jeune journaliste Nicole Mowbray, dont l’erreur chaotique et innocente de transcrire le courriel, en remplaçant ses orthographes américaines par des orthographes britanniques, a fait en sorte que l’histoire a été initialement gâchée par des conspirateurs en ligne aux États-Unis. Conleth Hill joue le rôle du rédacteur en chef de l’Observer, Roger Alton, qui, malgré sa ligne pro-gouvernementale, s’en sort plutôt bien. C’est sa soif honnête d’une bonne histoire qui le pousse à publier.

Mais la vie de ces journalistes est fondamentalement confortable. Gun, par contre, est emmené dans une inquisition épouvantable au GCHQ, puis dans un poste de police, et est informé qu’il ne peut pas révéler les détails de son travail à son avocat, puis découvre que son mari, Yasar (Adam Bakri), un demandeur d’asile turc, a mystérieusement été mis sur la liste pour une déportation imminente.

La relation la plus intrigante suggérée par le film est celle de l’avocat vétéran des droits de la personne Ben Emmerson (Ralph Fiennes), qui a défendu Gun, et de son ancien collègue, l’ancien avocat libéral Ken MacDonald (Jeremy Northam), qui est devenu directeur des poursuites publiques et qui a pris la décision de porter ou non l’accusation contre Gun, et de faire d’elle un exemple. Quelle peut avoir été la dynamique entre ces deux hommes ? Le film dépeint une sorte de méfiance cordiale qui se fige en détestation.

En 2019, nous avons sans doute des vues plus compliquées sur les fuites et les dénonciations, maintenant que la réputation de Julian Assange a assombri celui que nous considérons comme le héros des outsiders. Mais le cas de Gun est extraordinairement pertinent ; il montre un monde qui, d’une certaine manière, semble être d’hier et, d’une autre manière, d’il y a une éternité. C’est un monde dans lequel les gens stockent des fichiers informatiques sur des lecteurs Zip, où un Tony Blair à l’air jeune est interviewé à la télévision par David Frost et où l’establishment a largement, bien que malheureusement, soutenu et rejoint l’aventure militaire américaine en Irak.

Ce sont précisément ces personnes qui, aujourd’hui, dans les villes, acceptent que tout cela était mal. Le changement d’avis ne s’est pas fait naturellement. Il s’est produit à cause de gens comme Gun, dont le film est un rappel net et pertinent.

Note : 9/10

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

Official Secrets : Photo Keira Knightley

Bonus : -Entretien avec l’équipe du film:  Bien que c’est surtout des entretiens avec l’équipe du film , le bonus offre des informations impressionnantes sur la mise en scène, la réalisation et l’acting.
– Bande-annonce

  • Acteurs : Keira Knightley, Matthew Goode, Matt Smith, Ralph Fiennes, MyAnna Buring
  • Réalisateurs : Gavin Hood
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 11 mars 2020
  • Durée : 108 minutes

 

 

 

Test : Bluray / J’ai perdu mon corps (06 Mars 2020) de Jérémy Clapin avec Hakim Faris, Dev Patel

A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire…

Chronique : Le thème de la main coupée n’a rien d’inédit. Gérard de Nerval en avait fait le sujet d’une nouvelle (La Main enchantée) qui fut adaptée au cinéma par Maurice Tourneur en 1943 sous le titre de La Main du Diable. Il y eut aussi Les Mains d’Orlac, roman mi-policier mi-fantastique écrit par Maurice Renard et adapté quatre fois au cinéma. Or le film d’animation de Jérémy Clapin, film déjà acclamé à Cannes où il a reçu le Grand Prix de la Semaine de la Critique ainsi qu’à Annecy où lui ont été décernés deux Prix, ce film donc renouvelle l’approche du thème en question. Sans lui enlever son caractère fantasmagorique (difficile de faire autrement quand on met en scène une main coupée en mouvement), le cinéaste insiste sur un autre aspect, celui de la quête, de la recherche irrépressible de ce qui manque, autrement dit le corps dont dépendait la main en question. Pas de magie comme chez Nerval ni d’affaire criminelle comme chez Maurice Renard, mais la nécessité impérieuse de retrouver le corps perdu. De ce fait, dès le début du film, on est impressionné, car la main, symbole identitaire très fort, ne se contente pas d’agiter ses doigts, mais elle se met en mouvement, s’échappe du laboratoire où elle est conservée et entreprend un périple périlleux pour aller à la rencontre du corps dont elle a été retranchée. L’organe semble être doté d’une volonté propre, ce qui ne peut manquer de déconcerter mais qui, pourtant, s’impose rapidement comme une sorte d’évidence. De quoi est capable une main toute seule, coupée des autres membres ? J’allais dire qu’elle n’a qu’une chose en tête, ce qui est absurde pour une main, et pourtant la vérité est de cet ordre : c’est comme si elle avait une pensée propre ou, en tout cas, un désir, se traduisant par l’obsession de la quête du corps manquant, ce qui fait qu’elle prend tous les risques et affronte tous les dangers, entre autres ceux du métro où elle manque de se faire écrabouiller puis dévorer par des rats ! Mais le film ne se cantonne pas à nous faire haleter en suivant les déambulations de la main.

Il nous raconte aussi, en parallèle, l’histoire de Naoufel et de Gabrielle. Le premier, quand il était un petit garçon, rêvait d’être à la fois pianiste et cosmonaute ! Les deux, oui ! Malheureusement, une fois devenu un jeune homme obligé de résider chez un oncle du fait du décès de ses parents, ses ambitions sont réduites à néant. Il n’a pour tout travail que de faire le livreur de pizzas. Or c’est précisément grâce à cet emploi qu’il fait la rencontre de Gabrielle. Une rencontre qui ne se concrétise que par étapes car, au départ, le garçon, arrivé très en retard à l’adresse de Gabrielle à qui il devait livrer une pizza, n’a droit à rien de plus qu’à la voix de cette dernière, par interphone interposée. Cela donne lieu à une scène assez longue qui est, sans doute, l’une des plus belles, des plus réussies, des plus émouvantes du film.

Le seul son de la voix de Gabrielle suffit à changer la vie de Naoufel. Il n’a dès lors qu’une obsession, qui est de faire la connaissance de la jeune fille. Sa quête lui donne l’occasion de trouver un nouvel emploi chez l’oncle de Gabrielle, un emploi dans la menuiserie, bien plus valorisant que celui de livreur de pizza. Quoi qu’il en soit, pour les deux jeunes gens, commence l’histoire de la quête de l’autre. On le comprend, dans ce film, il n’est question que de cela : la main recherche son corps manquant tout comme Naoufel et Gabrielle, malgré leurs déboires, se recherchent l’un l’autre.

Ce film surprenant, audacieux, mérite amplement les Prix qui lui ont été décernés. Il s’encombre de peu de dialogues, mais est servi par la beauté des images, leur précision et leur poésie. Quant au thème, ne nous rejoint-il pas tous d’une manière ou d’une autre dans la mesure où nous recherchons, nous aussi, une part manquante dont nous avons besoin pour nous épanouir ?

Note 10/10

J'ai perdu mon corps : Photo

Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. En fait, il est si détaillé que vous pouvez voir chaque imperfection et chaque mèche de cheveux . Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec l’animation .  Encadré à un rapport d’aspect de 1: 85.1 qui nous donnant une palette de couleurs plus vives et dynamiques. Ceci est particulièrement visible dans les scènes où les personnages sont montrés debout près des fenêtres où le soleil brille vers l’intérieur. Les rayons de lumière sont si vifs qu’ils sont tangibles lorsqu’ils sont projetés sur les personnages sur leur chemin. Les noirs sont brillant et  révèlent une grande profondeur.

J'ai perdu mon corps : Photo

Audio :  L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont une conversation rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

J'ai perdu mon corps : Photo

Bonus:  Une bande-annonce et un passionnant making of (31 minutes) qui revient sur les différentes étapes de la production, de l’écriture au tournage des scènes « live » en passant par la modélisation 3D,le doublage. Jérémy Clapin, Guillaume Laurant et le  producteur Marc du Pontavice reviendront sur leurs ambitions et les différents challenges à relever au fil du tournage.

 

  • Réalisateurs : Jérémy Clapin
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 6 mars 2020
  • Durée : 78 minutes

 

 

 

Test DVD : Hors Normes de Eric Toledano, Olivier Nakache avec Vincent Cassel, Reda Kate

Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés « d’hyper complexes ». Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

Chronique : Voici un film… d’exception qui fait prendre conscience que la beauté de l’humain réside dans sa capacité à s’investir pour l’autre, surtout si cet autre est marginal dans la société moderne dans laquelle on vit… D’ailleurs le film pose la question de de la prise en charge des autistes lourds, là où aucune solution n’est apportée aux familles…C’est à la fois triste, humain, émouvant, et tellement intéressant en termes d’espoir. C’est un film qui nous incite à croire que le bonheur est accessible entre humain, de capacité, de religion, de milieux sociaux ou de couleurs de peau différente. C’est une ode à l’altérité dans sa plus grande expression, et c’est une ode à l’altérité des personnes qui vont vers d’autres qui ne leur ressemblent pas… Donc bien loin d’un « tous pareils » pour être ensemble. Le casting est exceptionnel de justesse. Reda Kateb est incroyable de véracité et Vincent Cassel joue un rôle humain, tellement humain… Et tous les second rôles ont été vraiment justes. Hélène Vincent nous touche aux larmes, tout comme Catherine Mouchet dans le rôle du médecin . Ce qui est également beau dans ce film, c’est la capacité à traiter la gravité avec humour et distance, sur un sujet où tout le monde s’implique intensément. Ce film est inspiré de faits réels ce qui laisse supposer de la douleur des familles face à la maladie et à la mise à l’écart dans une société tellement normative. Le film est d’ailleurs inspiré de faits réels, notamment les 2 personnages principaux, qui existent réellement. Nakache et Toledano décrivent avec une justesse incroyable, le quotidien de ses enfants, adultes autistes et de leurs encadrants. La mise en scène, la BO, le reste du casting (avec une mixité entre acteurs pro, vrais encadrants et autistes).Il y a de la maturité dans ce film. L’aboutissement d’une collaboration, et de loin leur meilleur film.

Note : 10/10

Hors Normes : Photo Bryan Mialoundama, Reda Kateb, Vincent Cassel

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Hors Normes : Photo Benjamin Lesieur

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

Hors Normes : Photo Reda Kateb, Vincent Cassel

Bonus : Si vous souhaiter des bonus il faudra aller voit sur l’édition spécial de la Fnac qui propose  ses bonus :

Hors Cadres, le making-of du film (40mn)

Au cœur des avant-premières (8mn)

5 scènes coupées (5mn)

Teaser et bande-annonce

Hors normes se présente en fait avec de très belles fonctionnalités bonus. Bien que c’est surtout pour le making of de 40min il y a aussi des trucs formidables comme Au cœur des avant-premières qui est assez génial mais le making of offre des informations impressionnantes sur la mise en scène, la réalisation de l’éclairage. Personnellement, j’ai passé un bon moment avec,

 

  • Acteurs : Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent, Bryan Mialoundama, Alban Ivanov
  • Réalisateurs : Eric Toledano, Olivier Nakache
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 4 mars 2020
  • Durée : 115 minutes

 

Abominable (4 Mars 2020) de Jill Culton avec Chloe Bennet, Albert Tsai

Tout commence sur le toit d’un immeuble à Shanghai, avec l’improbable rencontre d’une jeune adolescente, l’intrépide Yi, avec un jeune Yeti. La jeune fille et ses amis Jin et Peng vont tenter de ramener chez lui celui qu’ils appellent désormais Everest, leur nouvel et étrange ami, afin qu’il puisse retrouver sa famille sur le toit du monde.

Chronique : Yi (Chle Bennet) vient de perdre son père. Ensemble, ils avaient planifié un voyage ensemble – un voyage qu’elle est déterminée à réaliser en prenant des petits boulots et en s’aliénant par la suite sa mère (Michelle Wong) et sa grand-mère (Tsai Chin). Une nuit, tout en pratiquant son violon sur le toit, elle découvre une créature incroyable – un Yeti! Réalisant qu’un tas d’agents gouvernementaux sommaires sont après l’animal blessé, Yi avec ses amis Peng (Ablert Tsai) et Jin (Tenzing Norgay Trainor) ont décidé de ramener leur nouvel ami chez eux au mont. Everest. Avec le maléfique Burnish (Eddie Izzard) et l’empathique Dr. Zara (Sarah Paulson) sur leur piste – ce ne sera pas un voyage facile.

ET: L’extra-terrestre , Harry et les Henderson , Free Willy … voyez-vous un modèle ici? Comme avec Abominable , ces films présentent un groupe de jeunes volontaires et bien intentionnés contrecarrant une sorte de groupe d’autorité ou de menace alors qu’ils se lient d’amitié avec une créature extraordinaire et s’efforcent ensuite de ramener ladite créature dans sa propre maison – peu importe combien une partie de la « famille » c’est devenu. Abominable suit cette formule à la lettre. Normalement, je frapperais quelques coups contre ce film familial pour essentiellement recycler un complot essayé, mais je ne peux pas dans ce cas. Abominable ne fait peut-être pas grand-chose de nouveau, mais ce qu’il fait fait très bien. De la première grande séquence d’évasion où notre créature titulaire fait une pause pour cela à la découverte de Yi de l’animal à leur voyage sauvage au mont. Everest – ce film frappe chaque battement d’intrigue directement sur l’argent.

Mais ce n’est pas une mauvaise chose non plus. Semblable à un certain nombre de créatures magiques mal placées, l’Everest, comme notre aimable yéti est appelé, a une capacité unique à communiquer avec la nature – et à l’influencer en même temps. La création d’un gigantesque pissenlit comme méthode d’évasion est plus que farfelue, mais dans le jeu de cette histoire particulière, c’est parfaitement naturel. Ces moments jouent sur les forces émotionnelles des personnages et le thème général de la famille et des amis.

En plus de certains choix d’histoires réfléchis de la scénariste / réalisatrice Jill Culton, le film a l’air fantastique. les animations des personnages sont propres et l’Everest est une charmante créature. La façon dont le grand gars traîne avec son grand corps et sa tête avec un visage plat, il y a juste quelque chose de intrinsèquement mignon et câlin à ce monstre mythique. Mais l’Everest n’est pas la seule créature du film. Alors que l’histoire ébranle les idées de laisser le monde naturel assez bien seul, nous voyons un certain nombre de créatures exécutées de manière créative. Un groupe de tortues était un moment préféré.

En vérité, je n’attendais pas grand-chose d’ Abominable pour le show. Je me suis assis en m’attendant à quelque chose qui couvrirait à peine les bases, mais ce film est passé très vite. Bien qu’il rende toute représentation d’adultes dopée ou diabolique pour donner à nos adolescents courageux le bord, le film parvient à rassembler une histoire sincère qui a beaucoup d’action et d’humour pour divertir tout le monde dans la pièce.

Note : 9/10

Vidéo : Il n’y a rien d’ abominable dans le transfert 1080p 1.85: 1 de ce film. Les détails dans les animations de personnages sont fantastiques, permettant des caractères distincts, des lignes fines et des textures amples. Notre star critter Everest est une belle pièce d’animation avec une apparence douce et adorable, mais conserve une sensation formidable de poids et d’espace. De même, les enfants du film sont bien définis sans que leurs traits soient trop exagérés ou trop caricaturaux. Les couleurs sont audacieuses et vives, jouant avec des primaires fortes. Les niveaux de noir sont au rendez-vous ,la profondeur de l’image est toujours très forte et le contraste est au point sans aucune qualité de floraison notable. Tout autour, une image lumineuse, audacieuse et vive qui a fière allure. 

Audio : Abominable fait une excellente utilisation du format, offrant aux téléspectateurs une expérience surround active et engageante tout en utilisant abondamment les canaux faisant face au plafond et l’espace et la dimension supplémentaires. Le film démarre fort, il n’y a pas beaucoup de délai ici alors que l’Everest s’échappe. Des cris de gardes hurlent, des sirènes retentissent, des hélicoptères poursuivent au-dessus tandis que la circulation au niveau de la rue et les klaxons de voiture ajoutent à la cacophonie. Non seulement c’est une façon visuellement impressionnante de démarrer le film, mais sa conception sonore active vous entraîne immédiatement dans l’action.

Bien que les battements d’action soient un moment fort, le film sait comment utiliser au mieux les scènes plus silencieuses sans sacrifier l’impact sonore. Même dans les moments les plus calmes où Yi, Everest et Peng se reposent sous les étoiles, il y a beaucoup d’effets de bois en plein air au son naturel à s’imprégner. Comme l’agence gouvernementale ombragée, les gens se rapprochent d’eux le bruit de leurs véhicules ajoute placement vertical distinct tandis que le chant de l’Everest et les grondements des moteurs et des rotors d’hélicoptère donnent au mélange une présence LFE animée.

Bonus : Abominable se présente en fait avec de très belles fonctionnalités bonus. Bien que la plupart d’entre eux soient destinés aux enfants dans la pièce, il y a aussi des trucs formidables pour les adultes. Le commentaire audio est assez génial à cause de l’équipage bondé qu’ils ont dans la salle qui offrent tous des informations impressionnantes sur l’animation, la mise en scène, la réalisation de l’éclairage. Personnellement, j’ai passé un bon moment avec le bit Comment dessiner, mais ce n’est peut-être pas pour tout le monde.

 

  • Réalisateurs : Jill Culton, Todd Wilderman
  • Format : PAL
  • Audio : Néerlandais (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Néerlandais belge (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais belge, Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : DreamWorks Animation SKG
  • Date de sortie du DVD : 4 mars 2020
  • Durée : 93 minutes

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Spider in the Web (1er mars 2020) de Eran Riklis avec Ben Kingsley, Monica Bellucci

Un agent secret sur le retour infiltre un réseau chargé de vendre des armes chimiques à une dictature du Moyen-Orient.

Chronique : Eran Riklis (LEMON TREE, THE SYRIAN BRIDE) réalise ce thriller dense de 1h 53 min sur un scénario de Gidon Maron et Emmanuel Naccache.

SPIDER IN THE WEB est intense et il se passe une tonne de choses, mais grâce au réalisateur, tout est facile à suivre.

ALERTE SPOIL

Il y a un espion vieillissant du Mossad qui est contraint à la retraite avant de devenir consommable. Le problème est qu’Adereth (Ben Kingsley) ne veut pas prendre sa retraite et pense qu’il a encore ses meilleures pistes. Il a refusé les pistes et a offert une poignée de main en or. Au lieu de cela, il obtient un nouveau partenaire et le pire de tous, c’est un millénaire. Daniel (Itay Tiran) est jeune mais il est assez intelligent pour suivre les ordres. Daniel insiste pour un beau voyage soutenu par le Mossad en Israël et il est proche, mais une séquence similaire à MIDNIGHT RUN le fait suivre l’exemple d’Adereth.

Adereth n’est pas nouveau dans le jeu d’espionnage, alors il évoque sournoisement son ancien partenaire. Daniel connaît le vieux partenaire qui est maintenant mort, c’est son père. Ces cordes sont des instruments finement accordés, n’est-ce pas?

Cela met Daniel en conformité avec Adereth. Daniel désobéit au Mossad et commence à aider Adereth et sa persistance à le harceler pour lui permettre de suivre une piste de plus, après la suivante.

Daniel risque de perdre son emploi. Adereth risque d’aller en prison pour le reste de sa vie et ce n’est pas une bonne option lorsque votre ex est Monica Bellucci (PASSION DU CHRIST, IRRÉVERSIBLE).

Angela (Monica Bellucci) est aussi, peut-être, une espionne. Un espion qui a aidé à fournir des armes chimiques au Mossad en Syrie. Comme je l’ai dit, c’est un thriller très dense.

Le jeu est prévisible excellent dans ce domaine. L’histoire est compliquée mais facile à suivre. Des scènes qui semblent mourir lentement, s’étendent et se produisent encore plus.

Comme tous les bons thrillers d’espionnage, vous ne savez pas à qui faire confiance. Daniel trahira-t-il finalement Adereth? Ou va-t-il suivre son père et travailler en tandem avec Adereth jusqu’au bout?

Est-ce que Adereth est de plus en plus haut? Se soucie-t-il de Daniel ou Daniel est-il simplement un stratagème pour continuer à travailler?
Angela est-elle toujours amoureuse de lui?

Ou utilise-t-elle Adereth? A-t-elle toujours été?

Difficile à croire, car Adereth est un maître manipulateur. Nous le voyons constamment en manipuler un autre pour faire avancer son propre programme égoïste.

SPIDER IN THE WEB est une histoire lente qui aurait pu être reprise dans quelques domaines pour vraiment réussir. En l’état, c’est un ajout utile au genre d’espionnage. Tout le jeu est fantastique, mais Ben vole la vedette. Il est dans chaque scène avant et au centre. Le seul problème que j’ai, c’est que certaines de ces scènes durent trop longtemps. Si M. Riklis en avait coupé un peu ou ajouté un peu de piquant, ce serait tellement plus facile à apprécier. J’adore un film porté par le dialogue mais je suis difficile là-bas.

Si vous aimez vos thrillers d’espionnage ou quoi que ce soit avec Ben Kingsley, vous ne pouvez pas vous tromper ici. Vous ne pouvez pas non plus vous tromper en regardant Monica Bellucci sur grand écran.

Si vous avez besoin d’action tout au long de votre film, vous serez profondément déçu.

Note : 9/10

 

  • Acteurs : Ben Kingsley, Monica Bellucci, Itay Tiran, Itzik Cohen, Filip Peeters
  • Réalisateurs : Eran Riklis
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 1 mars 2020
  • Durée : 109 minutes

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Fahim (En vod le 21 février et DVD le 26 février 2020) de Pierre-François Martin-Laval avec Assad Ahmed, Gérard Depardieu

Forcé de fuir son Bangladesh natal, le jeune Fahim et son père quittent le reste de la famille pour Paris.

En Vod : https://mytf1vod.tf1.fr/films/fahim-56278

En dvd : https://amzn.to/2vW5eXd

Chronique :  « Fahim » en étant inspiré de l’histoire vraie de ce petit garçon bangladais extrêmement doué pour les échecs, est un film à une réelle profondeur et une grande sincérité. La réalisation de Pierre-François Martin-Laval est bonne d’autant plus que le jeune Assad Ahmed est plus que convaincant dans sa capacité à interpréter Fahim, ceci avec une fraîcheur manifeste et aussi cette indignation légitime qu’il a dans les yeux…  Ceux qui entourent et accueillent ce duo de déracinés, sont souvent un peu trop lisses, trop gentils et bien trop serviables pour être complètement crédibles, aussi bien cette bande d’ados passionnés d’échecs que ce prof un peu bourru accompagné d’une secrétaire au cœur gros ! Tous sont très sympathiques, même si Gérard Depardieu fait part de son mauvais caractère et c’est ce qui marche tout ce petit monde a quelque chose de fort dans ses défauts de légèreté que le cinéaste a voulu insuffler à sa réalisation.  L’histoire de Fahim a pour elle le fait d’être touchante pour ce qu’elle nous montre et nous apprend, d’autant plus que ce témoignage est celui d’innombrables autres enfants et adultes venus d’ailleurs dans l’espoir d’une vie meilleure, ce que bon nombre de nos citoyens attendent d’ailleurs aussi en vain ! Ce système mondialiste et capitaliste broie ainsi de l’humain à tour de bras, tout en provoquant un réel problème dans la place légitime que recherchent les uns et les autres au sein d’un même pays ! Ici, c’est bien le talent ou le don de Fahim, dont le ministre de l’intérieur va reconnaître que cet aspect fait tout l’intérêt à faire la différence avec un immigré clandestin lambda, qui va donc lui permettre de rester avec sa famille sur le sol français en toute légalité ! Une belle histoire pour Fahim, et pourtant un raisonnement en ce qui le concerne tout simplement monstrueux quand on y pense un instant, car qu’en sera-t-il de tous les autres laissés sur le carreau, qui eux n’auront rien à avancer ou à prétendre pour pouvoir justifier de leur nécessité à quitter leur pays pour un autre ? Plus que sa réalisation , c’est bien sur ce point crucial que ce film devient en effet pertinent, en posant une question encore malheureusement sans réponse à nos jours.. A voir et à lui donner une chance pour ce film.

Note : 9/10

Fahim : Photo Assad Ahmed, Gérard Depardieu

Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec son propos .

Fahim : Photo Assad Ahmed

Son : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont des conversations rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Fahim : Photo Assad Ahmed, Gérard Depardieu, Mizanur Rahaman

Bonus : Entretien avec Pierre-François Martin-Laval (54′)
Bande-annonce

 

  • Acteurs : Assad Ahmed, Gérard Depardieu, Isabelle Nanty, Mizanur Rahaman
  • Réalisateurs : Pierre-François Martin-Laval
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (DTS 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 26 février 2020
  • Durée : 104 minutes

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Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal [Blu-Ray] 21 Février 2020

Plusieurs années après avoir découvert pourquoi la plus célèbre méchante Disney avait un coeur si dur et ce qui l’avait conduit à jeter un terrible sort à la princesse Aurore, « Maléfique : Le Pouvoir du Mal » continue d’explorer les relations complexes entre la sorcière et la future reine, alors qu’elles nouent d’autres alliances et affrontent de nouveaux adversaires dans leur combat pour protéger leurs terres et les créatures magiques qui les peuplent.

Chronique : Une demi-décennie plus tard, Angelina Jolie est de retour avec des cornes et des ailes dans la suite de Disney Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal

Les effets spéciaux la magie du conte est bien au rendez vous. Maléfique est un film à voir. Pour ses décors, ses costumes, ses images et la beauté de l’idée et des morales transmises. On pourrait le trouver niais certes mais je pense qu’ il faut que des films comme ça existent si on veut supporter ceux qui nous font avoir peur de la réalité. Après tout ce film s’inscrit dans un univers féerique. Il peut se permettre de nous faire rêver. Contrairement à beaucoup je n ai pas été choquée de l interprétation d’Elle Fanning. Je trouve son jeu correct. Il n y a pas de doute : Malefique était le rôle pour Angelina Jolie, physiquement et au niveau charisme du personnage.

Je suis malheureusement déçu de l incohérence de l histoire d « amour véritable » d’Aurore et Phillipe en concurrence avec ce qui s est passé à la fin du premier film mais bon, les scénaristes n’ont pas trop accordé leurs violons. Dommage… Mais Méfiez vous; Disney ne doit pas être traduit par : « allez y avec des enfants de 4 ans » Après tout le cinéma peut aussi être un lieu de divertissement. Un film n’a pas à être toujours animée d’une cause social actuel à défendre. Un film peut se permettre de la légèreté comme Maléfique et embellir notre journée de belles images et émotions. Maléfique à un charisme et un pouvoir fabuleux….Rien à redire je vous conseille ce film, une petite note, certains passages peuvent faire un peu peur aux moins de 6 ans. Égayer votre cœur!

Note : 9/10

Vidéo  : La première chose qui viendra à votre attention sera le spectre de couleurs amélioré. Ces couleurs sont audacieuses et bien équilibrées dans chacun des réglages les plus sombres du film. Les couleurs de la fumée magique verte ou des braises de feu orange se distinguent certainement avec des nuances variables de chaque couleur respective. Le maquillage épais sur les visages des l’acteurs semble tous un peu plus intense tandis que leurs costumes éclatent tous de couleur, que ce soit dans une grotte ou sur un extérieur ensoleillé. La palette HDR donne à l’image une impression plus sombre, ce qui reste en accord avec son ton sombre, mais permet également de donner un aspect plus authentique à l’image entière qui est légèrement plus froide dans les scènes faiblement éclairées.

Le détail fait ressortir la netteté de chaque texture avec une clarté vive. Les costumes révèlent très bien les fils et les coutures détaillés et les effets de maquillage sont assez superbes avec des lignes du visage, des pores et des rides qui ressortent bien. Les cheveux individuels sur la tête et le visage des l’acteurs se distinguent tous et les textures dans les cornes et les os qui sont dispersées semblent réalistes. Plans plus larges de pièces fixes et d’arrière-plans pour montrer en détail toutes les améliorations nécessaires. Étant un film lourd en CGI, je m’attendais à ce que l’image ait un côté plus doux, mais cela ne s’est jamais concrétisé car chaque effet visuel avait de la profondeur et une certaine netteté qui définissaient vraiment chaque scène.

Audio : Les effets sonores sont fascinants tout au long du film des nombreux bruits nuancés comme la construction d’armées et de la forge d’armes pour une grande bataille, tous les sons sont merveilleux. Chaque cliquetis d’un tumulte magique d’objets métalliques est bien équilibré et bruyant. De plus grands effets tels que la guerre elle-même avec des éléments volant au-dessus cèdent la place aux haut-parleurs en hauteur, le tout passant facilement d’un haut-parleur à l’autre. Toutes les explosions créent le bas de gamme nécessaire avec un joli grondement de basse qui ne sonne jamais dominateur. Les moments plus calmes offrent une réverbération incroyable et une grande conscience de la pièce où vous pouvez entendre des échos parfaits dans différentes chambres tout au long du système de haut-parleurs avec une excellente directionnalité.  Le score ajoute toujours au suspense et à la magie de chaque séquence mais est finalement oubliable à long terme. Le dialogue est clair et facile à suivre et sans aucun problème audio.

 

  • Acteurs : Angelina Jolie, Elle Fanning, Juno Temple, Lesley Manville, Imelda Staunton
  • Réalisateurs : Joachim Rønning
  • Audio : Anglais, Français
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Walt Disney France
  • Date de sortie du DVD : 21 février 2020
  • Durée : 119 minutes


 

Angry Birds 2 : Copains comme cochons [Blu-Ray] 19 Février 2020

Les oiseaux et les cochons continuent de se battre sans relâche. Mais la menace d’un nouvel adversaire vient perturber les voisins ennemis. Red, Chuck, Bombe et l’Aigle Vaillant recrutent Silver, la soeur de Chuck et s’associent aux cochons Léonard, son assistante Courtney et Garry (le geek), pour former une équipe improbable et tenter de sauver leurs foyers !

Chronique : Suite au succès surprise du premier film basé sur l’application The Angry Birds Movie 2 arrive là où on ne l’attendait pas.

Certes, la suite s’ouvre avec des attaques furieuses de Red et Chuck contre l’ile des cochons en représailles aux événements infligés par le roi Leonard . Mais d’une manière ou d’une autre cette épisode 2 reprend trois ans plus tard, semble relativement docile tout en maintenant étrangement le même niveau d’énergie et de comédie qu’auparavant. Cela ne veut pas dire que c’est une mauvaise chose car en toute honnêteté, c’est plus une joie inattendue et bienvenue, ce qui en fait un bon film.

On ne s’ennuie pas, ils ont rajouté les oisillons dans le style de Scrat (de l’âge de glace) qui ont des situations aussi folles que drôles et ça marche plutôt bien pour faire des coupures dans l’histoire principale. Par contre, ils ont finalement un rôle important car ils leur sauvent la mise à la fin ! Au niveau des personnages, les cochons font une alliance avec les oiseaux pour attaquer l’île des aigles pour réussir à se défendre contre eux et leur super arme qui pourrait littéralement les anéantir.

Au niveau des personnages, on retrouve ceux du premier film mais une petite nouvelle fait son apparition Silver la tête pensante de la bande. Le scénario reste simple mais c’est plutôt efficace. On retrouve ces petits personnages rigolos, aux caractères un peu stéréotypés, dans une petite histoire rigolote, pleine de bons sentiments avec la petite morale qui va bien. Oui, tout est petit parce que le public visé est bien sûr les enfants. Mais les adultes y trouveront leurs plaisir même si pas mal de blague vise les enfants mais ce n’est pour autant pas déplaisant, on sourit tout de même régulièrement.  C’est rythmé, coloré, propre et sans bavure !  Du plaisir à partager en famille.

Note : 9/10

 

Vidéo : Les oiseaux et les cochons trouvent un terrain d’entente pour réparer les cœurs brisés sur ce superbe disque magnifique et souvent digne d’une démonstration, fournissant à l’union parfois litigieuse une hausse bienvenue dans la définition. Le transfert montre des détails plus nets dans les lignes ultra-fines des plumes individuelles et les caractéristiques uniques des maisons de chaque île. Nous pouvons clairement distinguer chaque fissure, fracture et imperfection dans la glace de la montagne arctique de Zeta. Avec un contraste global amélioré éclaircissant chaque scène, les blancs brillent avec plus d’intensité lumineuse et de brillance. Dans le même temps, il y a une meilleure netteté brillante et une lueur particulièrement plus serrée dans les reflets spéculaires, comme en témoigne l’éclat rayonnant de chaque cristal de glace dans la neige ou la façon dont le soleil scintille sur l’océan et les surfaces glacées dans l’antre d’armes de Zeta.

De même, les niveaux de luminosité bénéficient d’un coup de pouce prononcé, baignant l’action dans des noirs plus soyeux et opulents tout en montrant des différences de gradation extraordinaires entre les différentes nuances. Avec des ombres veloutées plus d’encre pénétrant profondément dans l’écran, l’image 1,85: 1 est dotée d’une excellente sensation d’espace en trois dimensions tout en permettant de meilleurs détails dans le corps plumeux de Bombe et les grands sourcils broussailleux de Red.

 

Audio : La bataille pour unir les îles éclate dans les maisons avec une bande-son agréable et globalement satisfaisante qui donne vie à l’action et au trio de créatures insulaires en colère.

La majorité de l’action se limite aux fronts, car une variété d’activités de fond rebondit entre trois canaux et dans les hauteurs avec un mouvement fluide et sans faille. Donnant vie à l’action animée, l’imagerie est continuellement occupée par des oiseaux et des objets volant d’un côté à l’autre de l’écran, générant une scène sonore en demi-dôme spacieuse avec une définition nette et cristalline dans le milieu de gamme. Les sélections de partition et de chanson de Heitor Pereira bénéficient de détails acoustiques et de chaleur légèrement améliorés, transformant les visuels amusants en un mur de sons réellement engageant. Les voix restent précises et très bien priorisées pendant les segments les plus forts, et le bas de gamme offre une présence profonde et palpable à l’action et à la musique avec quelques moments de grondements murmurants accueillis.

Là où la piste Dolby fait sans doute défaut par rapport à d’autres mélanges basés sur des objets, c’est dans l’activité du plafond. Les surrounds sont relativement silencieux bien que quelques effets ambiants puissent être entendus au hasard ici et là tout en ne générant pas non plus un environnement plus large. Certes, certaines atmosphères sporadiques, à savoir les gigantesques boules de glace volant dans les airs, se déroulent parfaitement au-dessus et à travers la pièce tandis que de gros débris pleuvent très légèrement dans la zone d’écoute. Cependant, les côtés et les arrières sont mieux utilisés et plus convaincants pour étendre le champ sonore et envelopper la pièce.

Bonus :

Court métrage inédit : « Live Stream »
Six mini-films classiques
« 3 activités pour s’amuser en famille » :
– Hangry birds : popcorn
– Crafty birds : morve de cochon !
– Smarty birds : volcan ingénieux
« Observation d’oiseaux » : voyage au zoo de Los Angeles
« Rencontrez les nouveau oiseaux et cochons » : rencontre avec les voix du film
« Couvez les poussins » : portrait des poussins
« Flocking together » : making of
« Happy Thanks-pigging » : Zeta n’est pas super fan du repas de Thanksgiving
« Jingle birds » : chantez avec Rachel Bloom et Jason Sudeikis

  • Réalisateurs : Thurop Van Orman, John Rice
  • Format : Couleur
  • Audio : Arabe (Dolby Digital 5.1), Néerlandais (Dolby Digital 5.1), Allemand (DTS-HD 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Turc (Dolby Digital 5.1), Français (DTS-HD 5.1), Néerlandais belge (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français, Allemand, Anglais, Néerlandais, Arabe, Turc
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 19 février 2020
  • Durée : 97 minute