Test Blu-Ray : Gemini Man (05 Février 2020) de Ang Lee avec Will Smith, Mary Elizabeth Winstead

Henry Brogan, un tueur professionnel, est soudainement pris pour cible et poursuivi par un mystérieux et jeune agent qui peut prédire chacun de ses mouvements.

Achat : https://amzn.to/31qCGkb

Chronique : « Gemini Man » mérite déjà une certaine attention par les questions que ce film soulève quant au problème épineux de la bioéthique, voire même à travers celle-ci, le grand danger de l’eugénisme qui tend à vouloir faire de l’homme un être parfait ou tout au moins sur mesure ! À l’heure de la PMA, et de ce qu’elle pourra engendrer sur le choix et les caractéristiques précises de son futur enfant, sans compter toute la problématique du sperme et des ovules congelés qui pourront permettre une conception hors norme, cette histoire résonne donc particulièrement en venant en écho avec notre actualité, même si elle dépasse encore d’un cran les possibilités de la science actuellement.

Homme Gémeaux

 Bien sûr, le fond est donc ce que l’on retiendra avant tout malgré une forme ma foi, plus classique dans son genre avec moult cascades, courses poursuite, et règlements de compte dont l’intrigue nous fait part, sans que ce soit trop déplaisant à l’œil, avec des plans et des effets assez remarquables ! À ce sujet, le réalisateur Ang Lee arrive donc à nous piquer au vif, par cette ressemblance entre les deux héros, dont on aura très vite deviné le pourquoi du comment, sans en dire un mot de plus évidemment pour ne rien dévoiler ! Sauf que l’on insistera en passant sur la prouesse technique du « motion capture », ici complètement bluffante au niveau de la création numérique de Junior, pourtant tellement vrai ! C’est pour cette raison importante, que l’on pardonnera ce scénario et ces effets de style un peu trop habituels, inhérents à ce type de réalisation, toujours dans la démesure et le déjà vu ! C’est sûr que ça déménage, que ça s’agite et dans tous les sens, en moto (là, c’est tout de même impressionnant !), en bateau, en voiture et même en avion ! Du classique et de l’action, en veux-tu, en voilà, on est servi… Cependant malgré le palmarès saisissant de 72 personnes éliminées à l’actif de ce tueur, un petit quelque chose arrive à nous séduire et nous attendrir dans le jeu de Will Smith qui de fait devient sympathique, inquiétant tout de même sur le fond ! Et le duo des deux mêmes personnages avec 30 ans d’écart, fait également son petit effet, et même le trio avec la présence plutôt maternelle et réconfortante de Mary Elizabeth Winstead. Un film aux particularités bien précises, qui à elles seules valent bien un petit détour en salle afin de retrouver un acteur et son double totalement virtuel ! Sans oublier toute la réflexion monstrueuse à propos d’une armée de pseudo humains surpuissants et sans affect, qui à l’heure d’aujourd’hui pourrait bien voir son apparition… À méditer !

Note : 8/10

Vidéo: Holy wow. Cela seul peut résumer à peu près mes pensées sur cette présentation native. J’aurais vraiment aimé pouvoir le voir à 120 images par seconde en 3D alors qu’il était maintenant en salles. Lorsque Gemini Man est à son meilleur, il affiche à l’écran certaines des images hyper réalistes les plus vives et les plus réalistes que vous puissiez vous attendre à voir. Il y a tellement de moments glorieux où vous vous sentez comme vous pourriez atteindre l’écran dans la même pièce avec ces acteurs. Il y a un bref moment d’ajustement avec la fréquence d’images élevée, mais je n’avais pas l’impression que mes yeux ont mis autant de temps à s’ajuster qu’ils l’ont fait avec The Hobbit dans les salles de cinéma . La quantité de détails est stupéfiante de pouvoir voir la plus petite caractéristique faciale fine des points individuels des vêtements. Comme le film a également été tourné en 3D, l’image conserve toujours un sens étonnant de la profondeur et de la dimension – en particulier dans les séquences au ralenti.

Au bout de 30 minutes dans le film, il y a une incroyable séquence de poursuite en un seul coup où nous suivons Will Smith sur une moto en esquivant les voitures dans les ruelles étroites. La scène est une combinaison de live-action puis de composite CGI pour « coller » l’illusion d’une seule prise. Cela se poursuit dans une séquence de combat Will vs Will qui fait partie de vrais acteurs et de modèles entièrement CGI. Lorsque les vrais acteurs sont à l’écran – ça a l’air incroyable! Lorsque ces modèles CGI interviennent, woof, c’est rude. Vous devez donc décider si vous voulez quelque chose qui ne semble pas convaincant tout au long, ou une image qui est magnifiquement réaliste, mais uniquement par intermittence « comme un dessin animé? »

Là où HFR et Dolby Vision ont réellement aidé le CGI, c’était dans les effets du vieillissement pour le jeune personnage de Will Smith Junior. Mis à part le fait de ne pas pouvoir clouer les mouvements de la bouche naturellement – c’est l’une des premières fois où j’ai eu l’impression que cette technique ne me tirait pas du coup. La quantité de détails et de travail pour rendre le visage plus jeune naturel est sacrément impressionnante. En 1080p sans les détails et la résolution supplémentaires pour les traits du visage, il était plus naturel et beaucoup plus étrange de se sentir à l’aise. Surtout lorsque les deux personnages sont côte à côte offrant un examen supplémentaire pour les comparaisons.

Audio :  Sur toutes les plateformes, Gemini Man reçoit un mix audio Dolby engageant et intense pour faire monter et exploser votre système audio. Il est parfaitement mélangé, vous donnant un placement précis des objets sur les canaux verticaux et surround et est un vrai régal pendant les séquences d’action lorsque les balles éclatent et se zippent dans le paysage sonore! Le dialogue est sur le point de donner à chaque acteur son dû sans aucune interférence d’éléments extérieurs. Tandis que la boîte de dialogue reste à l’avant et au centre, l’arrière-plan audio complète les canaux.

Les effets sonores fonctionnent pour donner aux environnements une présence maintenue tout en travaillant pour créer des atmosphères. Les canaux verticaux aident à mettre en évidence des effets sonores spécifiques pendant les séquences d’action, mais pendant les moments plus calmes, ils aident vraiment à ouvrir la scène – l’emplacement du spa ou lorsque Henry et son équipe se détendent en Hongrie en sont de parfaits exemples. Les niveaux sont parfaits sans aucun problème de douceur – bien que je recommande d’augmenter le volume – vous allez adorer quand les grandes séquences de combat entrent en jeu! La fusillade finale est une bête et fait un usage impressionnant du format. Vous avez un minigun détruisant un magasin d’alcools avec des balles qui passent et des éclats de verre – c’est une délicieuse cacophonie d’effets sonores!

 

Bonus : Gemini Man est livré avec environ une heure de contenu bonus qui est en réalité une information vraiment décente. L’ouverture alternative est une juxtaposition cool mettant en valeur leurs capacités d’assassinat. Au-delà de cela, nous obtenons ce qui équivaut à du matériel EPK typique avec des regards solides dans les coulisses de la façon dont ils ont réussi divers aspects du film.

La genèse de Gemini Man
Se retrouver face à son double plus jeune
Le futur, c’est maintenant
Le souci du détail
Ouverture alternative
Scènes inédites
Planter le décor
La vision d’Ang Lee

 

  • Acteurs : Will Smith, Mary Elizabeth Winstead, Clive Owen, Benedict Wong, Douglas Hodge
  • Réalisateurs : Ang Lee
  • Format : Couleur
  • Audio : Japonais (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Portugais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Thaï (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Anglais
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Coréen, Français, Néerlandais, Portugais, Espagnol, Italien, Thaï, Cantonais, Mandarin, Japonais, Malais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 5 février 2020
  • Durée : 117 minutes

81iRdjVrvlL._AC_SY445_

 

 

 

 

Test Dvd: Driven (1er Février 2020) de Nick Hamm avec Lee Pace, Jason Sudeikis

La traque par le FBI du concepteur de voitures John DeLorean. Son voisin, un ancien détenu, Jim Hoffman, est l’informateur privilégié du service de renseignement après avoir été arrêté pour trafic de cocaïne.

Achat : https://amzn.to/31xyEXD

Chronique :  Voici « Driven », qui est le deuxième film détaillant la vie et l’époque de John DeLorean à sortir en 2019. En fait, le mois dernier, il y a eu « Framing John DeLorean », un étrange hybride de faits et de fiction qui s’est efforcé de mettre à jour la personnalité complexe du sujet par le biais d’interviews et de preuves visuelles, mais qui a également inclus des recréations dramatiques pour aider à trouver le drame dans le flux d’informations. « Driven » n’est pas un biopic, mais elle couvre essentiellement le même terrain, explorant l’ego gargantuesque de John alors qu’il tente de réaliser un rêve automobile, pour ensuite trébucher violemment et se retrouver devant un jury. L’écrivain Colin Bateman attaque la saga DeLorean sous un angle différent, mais il sent bien qu’il crée une tension, en essayant de faire un thriller à partir d’une histoire fondamentalement banale d’un homme riche qui essaie d’acheter de la noblesse pour couvrir ses propres insécurités.

Driven

Jim (Jason Sudeikis) est un homme qui essaie de se faire une petite fortune, qui fait fausse route dans le trafic de drogue, qui travaille pour le dealer Morgan (Michael Cudlitz). Lorsqu’il est arrêté par le FBI après être rentré de Bolivie avec sa femme, Ellen (Judy Greer), et leurs deux enfants, Jim doit faire face à la colère de l’agent spécial Tisa (Corey Stoll), qui est prêt à envoyer le père de famille en prison, espérant que cette pression puisse persuader Jim de devenir un informateur, rejoignant ainsi la « guerre contre la drogue » du gouvernement. Déménageant en Californie du Sud pour commencer sa mission visant à faire tomber Morgan, Jim se rend vite compte qu’il vit à côté de John DeLorean (Lee Pace). L’icône de l’industrie automobile est sur le point de dévoiler son projet de création de la DMC DeLorean, un nouveau type de voiture destiné à secouer l’entreprise. En devenant ami avec John, Jim réalise à quel point le magnat à court d’argent est désespéré pour préserver sa vision. Il fait bientôt part à Tisa de l’idée qu’un trafic de drogue impliquant son voisin est exactement le type de publicité dont le gouvernement a besoin pour montrer son pouvoir.

9819

Un certain rebondissement à « Driven » est fourni par Jim. C’est un gars imperturbable qui se lance dans des activités illégales pour amasser une petite fortune, qui utilise sa formation de pilote pour rendre service à Morgan, qui fait des ramassages en Amérique du Sud tout en gardant sa famille occupée avec des excursions à Walt Disney World. Il est arrêté sur un aérodrome par Tisa, mais il n’est pas du genre à craquer sous la pression. Doté d’un esprit vif et d’une personnalité ensoleillée, il essaie de séduire l’employé du FBI avec gentillesse avant que la brutalité des accusations ne lui soit communiquée. C’est un rôle qui fait la force de Sudeikis en tant qu’improvisateur à la bouche motrice, jouant Jim comme un fauteur de troubles habituel qui sait qu’il peut parler pour se sortir de la plupart des situations. « Driven » est en fait son histoire, avec Bateman qui suit la conformité de Jim avec le FBI, qui rejoint la masse salariale en tant qu’informateur, envoyé pour dénoncer ceux qui l’ont initialement engagé pour faire entrer de la drogue dans le pays.

John entre finalement dans l’histoire en tant que charmeur, aidant Jim à réparer une voiture qu’il a conçue il y a longtemps, gagnant son nouveau voisin avec gentillesse et style. « Driven » reprend la saga de la DeLorean au moment où le fiasco de la DMC commence, le titan de l’industrie prenant le risque d’une voiture antirouille aux portes papillon fabriquée dans l’Irlande déchirée par la guerre. Il verse de l’argent dans le projet et le scénario surveille le fossé entre les exigences commerciales et la gloire des affaires. John utilise sa réputation pour vivre la vie rapide avec son épouse modèle et jouer à des jeux de pouvoir avec ses sous-fifres, ce qui inclut un match de tennis de table avec Jim. En fait, il est utile d’avoir vu « Encadrement de John DeLorean », car l’écriture ne fait qu’évoquer quelques concepts critiques de déni dans la vie du constructeur automobile, notamment son obsession du regard (il a même eu recours à la chirurgie plastique pour améliorer son menton) et les sympathies discutables qu’il partage avec ses employés en difficulté lorsque la DMC ne fonctionne pas comme on l’imagine. « Driven » fait preuve d’une grande confiance dans les moments humains entre les personnages, détectant les comportements étranges, tandis que Jim se démène pour jouer tous les rôles afin de protéger ses propres intérêts.

« Driven » espère transformer le dilemme de Jim en un casse-tête concernant sa véritable allégeance à John. L’histoire est en fait détaillée dans le témoignage de Jim au procès de John, avec des flashbacks qui comblent les lacunes, mais Bateman espère contourner l’histoire, en introduisant de petites failles dans le plan pour que le public ne se trompe pas. Le lien n’est pas aussi étroit qu’il pourrait l’être, car la chute de John n’est pas palpitante, elle est presque festive compte tenu de toute la corruption commerciale et morale qu’elle implique. « Driven » vise à éviter les accidents et à apporter quelques rebondissements, mais il ne peut pas soutenir les intérêts de ce genre, car il ne parvient pas à « cadrer John DeLorean » au mieux lorsqu’il s’agit de comprendre le sujet et son incapacité à atteindre une quelconque conscience de soi.

Note : 9/10

 

  • Acteurs : Jason Sudeikis, Lee Pace, Judy Greer, Isabel Arraiza, Michael Cudlitz
  • Réalisateurs : Nick Hamm
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 1 février 2020
  • Durée : 109 minutes

61yrDnp2V5L._AC_SY445_

 

 

 

 

Test DVD : Le Bazar de la charité (15 janvier 2020) avec Audrey Fleurot, Julie de Bona

Paris, 4 Mai 1897. Un incendie dévastateur détruit en quelques minutes le Bazar de la Charité, l’édifice abritant une manifestation caritative très courue, faisant plus de 120 morts , essentiellement des femmes de la haute société et leur personnel. À cette occasion, trois femmes, Adrienne De Lenverpre, Alice De Jeansin, et sa bonne Rose Rivière voient leur destin bouleversé. Usurpation d’identité, amours interdites, changement radical de vie, émancipation, cette mini-série nous plonge dans la société parisienne de la fin du 19e siècle, en suivant le destin romanesque de ses trois héroïnes.

Achat : https://amzn.to/2tJ4X9d

Chronique : Très bonne série ! C’est une série de fiction alors je conseille ceux qui cherchent la vérité historique d’aller regarder un documentaire à la place. Le jeu est splendide, mention spéciale à Camille Lou qui déverse sa peine au milieu des flammes. Sa sensibilité amplifiée amplifie ce qui nous fait vivre pleinement l’horreur de ce drame. Son jeu est si bouleversant qu’elle rend les « victimes inoubliables de la charité » définitivement inoubliables. Quel bel hommage à toutes les âmes disparues si brutalement… Je vais commencer par les aspects un peu plus négatif de la technique cinématographique pour revenir au positif. Pour commencer, je vais évoquer le fait qui me pose le plus de problème, c’est ce que Laura Mulvey appelle le « male gaze ». En effet, la série se prétend féministe pourtant on continue d’avoir une érotisation excessive du corps de la femme. Les femmes contrôlent l’action certes mais ça en fait une série féminine par féministe. Un autre aspect qui me pose un peu problème c’est le non respect des règles du cinéma classique. Il y a, lors de la scène de spoiler: dans l’épisode 1, une rupture de la règle des 180 degrés qui me semble non justifiée. Il y a ensuite une scène spoiler: . Dans cette scène, le réalisateur a tenté de matérialiser l’attente par un sommaire, sauf que le sommaire ne s’étend que sur deux plans alors c’est très déroutant. Pendant cette scène encore, ils ont tenté de montrer l’attente par la musique sauf que celle-ci brise l’ambiance qu’ils ont réussi à mettre en place. De plus, il n’y a pas de distanciation ici alors la musique insulte presque l’image. Voilà les quelques points négatifs. Allons maintenant vers les points positifs. A partir de l’épisode 3, la technique cinématographique est moins dans le spectacle et s’affine admirablement. L’ocularisation interne au début de cet épisode est tout à fait admirable. Alors que Rose se réveille, la caméra prend l’inclinaison de sa tête pour montrer qu’on est dans son regard. C’est vraiment ingénieux ! Dans l’épisode 4, mon épisode favoris pour l’instant, il y a une longue scène dans la chambre d’Alice Spoiler: dans l’épisode 1, une rupture de la règle des 180 degrés qui me semble non justifiée. Il y a ensuite une scène spoiler: . Dans cette scène, le réalisateur a tenté de matérialiser l’attente par un sommaire, sauf que le sommaire ne s’étend que sur deux plans alors c’est très déroutant. Pendant cette scène encore, ils ont tenté de montrer l’attente par la musique sauf que celle-ci brise l’ambiance qu’ils ont réussi à mettre en place. De plus, il n’y a pas de distanciation ici alors la musique insulte presque l’image. Voilà les quelques points négatifs. Allons maintenant vers les points positifs. A partir de l’épisode 3, la technique cinématographique est moins dans le spectacle et s’affine admirablement. L’ocularisation interne au début de cet épisode est tout à fait admirable. Alors que Rose se réveille, la caméra prend l’inclinaison de sa tête pour montrer qu’on est dans son regard. C’est vraiment ingénieux ! Dans l’épisode 4, mon épisode favoris pour l’instant, il y a une longue scène dans la chambre d’Alice. spoiler: . Vous remarquerez un mouvement admirable de la caméra puisqu’elle suit spoiler: . spoiler: . S’en suit un champ contre champ en gros plan entre le père et sa fille. Le gros plan sur Alice permet de mettre en évidence le visage défait de la jeune femme et la douceur de ses traits. A contrario, le gros plan sur son père nous fait voir un personnage grossier, violent et presque dégoûtant. Cette échelle nous permet de renforcer les sentiments que nous avons au moment même par rapport aux personnages. Dans les points positifs, je voudrais aussi parler de la scène de l’incendie. Cette scène est douloureuse, interminable. La longueur de celle-ci permet au spectateur d’éprouver l’horreur autant que les personnages. Il est témoin de chaque fait, de chaque brûlure, de chaque seconde qui passe; il est là, dans l’incendie. Alors que le spectateur se croit sauvé, le réalisateur le piège encore plus. Par exemple alors spoiler: . On aimerait sortir, la faire sortir, que l’enfer s’arrête enfin mais il ne s’arrête jamais. C’est bien ce qu’on ressenti les victimes de l’incendie du Bazar de la Charité.

Note : 9/10

 

  • Acteurs : Audrey Fleurot, Julie de Bona, Stéphane Guillon, Gilles Cohen, Aurélien Wiik
  • Réalisateurs : Alexandre Laurent
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 3
  • Studio : TF1 Studio
  • Date de sortie du DVD : 15 janvier 2020
  • Durée : 416 minutes

61SXsv7zinL._SY445_

 

 

 

Test DVD : Trois jours et une vie (22 janvier 2020) de Nicolas Boukhrief avec Sandrine Bonnaire, Pablo Pauly

1999 – Olloy – Les Ardennes belges.
Un enfant vient de disparaître. La suspicion qui touche tour à tour plusieurs villageois porte rapidement la communauté à incandescence. Mais un événement inattendu et dévastateur va soudain venir redistribuer les cartes du destin…

Achat du film : https://amzn.to/2NOLBXn

Chronique : Une fois n’est pas coutume, voilà une adaptation parfaitement réussie. J’avais beaucoup aimé le roman de Pierre Lemaitre. On retrouve ici l’ambiance pesante et l’oppression ressenties à la lecture du livre. Si la mise en scène est on ne peut plus classique, le scénario aux personnages joliment dessinés, nous tient en haleine avec une belle émotion de la première à la dernière minute, même en connaissant déjà le dénouement. Le casting y est sans doute aussi pour beaucoup. Sandrine Bonnaire comme toujours magnifiquement solaire, un rôle en apparence tout simple mais un personnage plus complexe qu’il n’y parait. Pablo Pauly (Patients) s’en sort très bien aussi. Ils sont parfaitement entourés par les toujours solides Charles Berling, Dimitri Storoge ou encore Philippe Torreton. C’est simple, carré, sombre, intense, en un mot : efficace. Un film qui ne sort pas de l’ordinaire, sans effet, ni surprise, mais parfaitement maitrisé. Du bon cinéma français de tradition.

Note : 9,5/10

Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec son propos .

Son : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont des conversations rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus : Entretien avec le réalisateur Nicolas Boukhrief (18′)
Scènes coupées (10′)
Bande-annonce

 

  • Acteurs : Sandrine Bonnaire, Pablo Pauly, Charles Berling, Philippe Torreton, Margot Bancilhon
  • Réalisateurs : Nicolas Boukhrief
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 22 janvier 2020
  • Durée : 115 minutes

614EP9rE9VL._SY445_

 

 

 

 

 

Test DVD : Evil Dead : L’intégrale (21 janvier 2020) de Sam Raimi avec Bruce Campbell

Suivez les aventures de Ash, héros malgré lui, des années 80 à l’année 1300. En combat permanant contre les forces du mal, Ash devra affronter le Nécronomicon (le livre des morts) pour avoir une chance de survivre à sa malédiction.

Contient :
– « Evil Dead » et ses bonus (2 DVD)
– « Evil Dead 2 » et ses bonus (2 DVD)
– « Evil Dead 3 : L’armée des ténèbres » et ses bonus (2 DVD)

Achat : https://amzn.to/3amnvg1

Chronique : On y va encore une fois! Cela fait plus de vingt-cinq ans que le chef-d’œuvre de Sam Raimi, The Evil Dead, a commencé son déchaînement sanglant contre les cinéphiles sans méfiance. À ce jour, le film reste toujours aussi original et extravagant et nous ne pouvons toujours pas en avoir assez. C’est un film qui continue de s’améliorer de plus en plus avec l’âge, nous offrant ainsi une expérience éternelle qu’aucun autre film d’horreur ne peut égaler. Il a produit des légions de fans inconditionnels. C’est devenu le classique de l’horreur par excellence.

Partis pour un week‑end détente dans un chalet au fond des bois, cinq amis mettent la main sur un vieux magnétophone qui libère une entité démoniaque. À partir d’une histoire simple, Sam Raimi met le genre à rude épreuve, tout en prenant le soin d’introduire un anti‑héros charismatique et increvable, Ashley Williams aka Ash, remarquablement interprété par Bruce Campbell.

Réalisé en 1987, le second opus d’Evil Dead opte de nouveau pour le décorum sinistre de la forêt. Ash et sa petite amie Linda (Denise Bixler) font la découverte d’une bande enregistrée, laquelle cite des passages du livre des morts. Les voilà bientôt traqués par une force invisible… Le dernier volet de la saga, Evil Dead 3 : l’armée des ténèbres (1992), transporte Ash en l’an 1300. Une tronçonneuse chevillée au poignet, un fusil à canon dans l’autre, Ash a pour mission de retrouver le Nécronomicon (un grimoire magique dédié aux morts), mais sa quête est entravée par une redoutable horde de squelettes.

La trilogie Evil Dead sera disponible en coffret réunissant un disque 4K Ultra HD Blu‑Ray, cinq  Blu‑Ray et un DVD à partir du 21 janvier chez L’atelier d’images. Cette édition ultime (limitée à 1 500 exemplaires) propose également des bonus exceptionnels, dont les commentaires audio des films avec Sam Raimi, Bruce Campbell, Scott Spiegel et Greg Nicotero. Mais aussi un livre de 112 pages exclusif (Evil Dead : dans les entrailles de la saga par Claude Gaillard, Guillaume Le Disez et Pierre Louis) et un jeu de plateau créé spécialement pour l’occasion.

Vidéo : Ash Williams revisite ses cauchemars avec un encodage H.265 incroyablement beau et exceptionnel qui aura dévoué, des fans fidèles verrouillant les deux précédentes sorties.

Venant probablement du même remaster 4K fait par StudioCanal, le transfert 2160p est remarquablement plus net avec de bien meilleurs détails dans les vêtements, le feuillage environnant et dans toute la cabine. En fait, les téléspectateurs peuvent désormais mieux distinguer les petites rayures, les défauts et les petites imperfections dans les planchers en bois vieillis, les murs battus, les meubles et les objets aléatoires décorant l’arrière-plan. Les teints du visage réalistes sont très révélateurs et les poils individuels sont distincts, mais le meilleur de tous est de voir que le maquillage et les effets spéciaux ont extraordinairement bien résisté. D’un autre côté, les films sont livré avec une bonne quantité de segments flous et doux, qui sont liés à l’état de la source et à la photographie originale. Il existe également des exemples mineurs de repliement négligeable le long des bords les plus nets et des motifs de moiré très doux. Néanmoins, la qualité d’image est étonnante et très détaillée pour la majorité du temps d’exécution.

La vidéo apporte également des rires et des éclats avec un contraste et une luminosité considérablement améliorés, ce qui fait que les réjouissances idiotes et imprégnées de sang éclatent vraiment et donnent l’impression de les regarder pour la première fois sur grand écran. Le carnage ridiculement maladroit affiche des blancs intensément brillants, donnant aux luminaires une lueur splendide mais serrée tandis que la finition climatique clignote avec des éclats enthousiastes et brillants qui auront un plissement à l’écran. Les reflets spéculaires peuvent ne pas être aussi drastiques ou frappants, mais néanmoins, les objets métalliques sont livrés avec un éclat et une lueur réalistes. En outre, il y a de meilleurs détails visibles dans les endroits les plus chauds tandis que les surfaces humides et tachées de sang, telles que les différentes armes utilisées, et le maquillage viennent avec un éclat scintillant. Les niveaux de noir sont significativement plus riches avec un caractère d’encre plus soyeux dans divers articles d’habillement et de cheveux. Étant donné que la plupart des films se déroule la nuit, l’image 1,85: 1 est continuellement couverte d’ombres corbeaux veloutées, offrant une belle qualité cinématographique en trois dimensions pendant certains des meilleurs moments de la présentation.

Le tour funhouse macabre et fantasmagorique continue d’impressionner et d’étonner avec une présentation Dolby Vision qui offre une palette de couleurs vibrantes et dynamiques tout au long, rendant les aspects ironiques du film encore plus ridicules et caricaturaux. Les primaires sont somptueuses et richement saturées, avec des rouges de sang, en particulier, allant de la rose des bonbons animée à certains endroits, rendant l’utilisation du sang de scène encore plus apparente et plus stupide, à des taches de sangria cerise très foncées sur le visage de Campbell ou Vêtements. Pendant ce temps, les bleus et les verts sont très énergiques et vifs, ce qui fait que le bouton signature d’Ash semble souvent frais et propre tandis que les plantes brillent d’une combinaison vive et énergique d’émeraude et de trèfle. De même, les teintes secondaires sont corsées et plus optimistes que son homologue HD en particulier les divers bruns terreux autour de la cabine ou dans les vêtements et la chemise jaune beurre d’Annie qui saute contre son environnement. Les tons chair sont également plus rosés avec une teinte pêche plus réaliste, ce qui en fait le meilleur que la comédie d’horreur classique ait jamais vu sur n’importe quel format vidéo domestique.  

 

SON : Ash combat avec la même bande-son DTS-HD MA 5.1 que celle utilisée sur le Blu-ray, ce qui est une bonne chose même si une nouvelle piste basée sur des objets aurait pu être intéressante. Dans les deux cas, ce mix sans perte reste une présentation audio forte avec un milieu de gamme net et expansif, offrant une excellente clarté dans les fréquences supérieures et pendant les segments les plus forts. Cela produit des scènes sonore incroyablement large et très engageante avec une reproduction de dialogue distincte et bien priorisée et un bas de gamme puissant et terriblement réactif. Lors de l’application de la fonctionnalité de mixage Dolby Surround ou DTS des récepteurs, les arrières sont utilisés avec une efficacité brillante, pas tellement dans la mesure où les atmosphères se déplacent vers les frais généraux, car ce n’est vraiment pas le cas. Au lieu de cela, le mix bénéficie d’une directionnalité meilleure et impressionnante, car les effets se déplacent avec fluidité dans toute la pièce pour créer un champ sonore enveloppant plus satisfaisant.

 

 

Bonus : 5 Blu-ray, 1 DVD, 1 Blu-ray 4K UHD, 1 livre de 112 pages exclusif, 1 jeu de plateau créé spécialement, des bonus inédits.. Bref, que du bon !

Evil Dead

Disque 1 : EVIL DEAD – Blu-ray 4K Ultra HD Dolby Vision

Disque 2 : EVIL DEAD – Blu-ray

– film (master issu d’un scan 4K)
Son : français (1983) Dolby Digital 2.0 mono – français (2003) et anglais DTS HD Master audio 5.1 / Sous-titres : français / Format : 1.33 – 16/9 – Couleur / Durée : 1h24 env.

Disque 3 : EVIL DEAD – DVD
– Commentaires audio de Sam Raimi, Robert Tapert et Bruce Campbell (VOST)
– Carrousel aux images : interview de Sam Raimi Tom Sullivan et Ted Raimi du 2 septembre 1982 (4min.) INÉDIT EN FRANCE
– Tout ce que vous ne savez pas sur la Saga Evil Dead (53 min.)
– Les trésors de la salle de montage (59 min.)
– Test de maquillage (1 min.)
– Les pages du livre des morts (2 min.)

– Rencontre à la Cinémathèque d’Hollywood (2001) (7 min.)

– A la découverte d’Evil Dead (2003) (13 min.)

– Discussion avec l’équipe du film (2005) (31 min.)

– Jeu de questions/réponses (12 min.)

– Peu « conventionnel » (2006) (19 min.)

– Bandes-annonces et spots TV

Disque 4 : EVIL DEAD 2 – Blu-ray 1 (édition StudioCanal d’octobre 2018)
– film (master issu d’un scan 4K)
Son : français et anglais 5.1 DTS HD Master audio 5.1 / Sous-titres : français et anglais / Format : 1.85 – 16/9 – couleur / Durée  : 1h24 env.

 Disque 5 : EVIL DEAD 2 – Blu-ray 2 (édition StudioCanal d’octobre 2018)
– Commentaire audio de Sam Raimi, Scott Spiegel, Bruce Campbell et Greg Nicotero (VOST)

– « Bloody and groovy, baby! » : entretiens exclusifs avec Guillermo Del Toro, Fabrice du Welz, Edgar Wright et de nombreux autres réalisateurs sur l’influence d’Evil Dead 2 sur leur travail (52 min.)

– Making of « Shallowed Souls » (1h30)

– Maquillage et prothèses, les coulisses (30 min.)

– Retour sur les lieux du tournage avec le cinéaste Tony Elwood (8 min.)

– Making of « Plus c’est gore, plus on rit » (32 min.)

– Interview de Bruce Campbell (24 min.)

– Bande-annonce

Disque 6 : EVIL DEAD 3 : L’ARMÉE DES TÉNÈBRES – Blu-ray 1

– film : version internationale
Son : français DTS HD Master audio 2.0, anglais DTS HD Master audio 5.1 et Dolby Digital 2.0 / Sous-titres : français / Format : 1.78 – 16/9 – Couleur / Durée : 1h28 env.

– film : version Director’s Cut

Son : anglais DTS HD Master audio 5.1 et Dolby Digital 2.0 / Sous-titres : français / Format : 1.78 – 16/9 – Couleur / Durée : 1h36 env.

– Commentaires audio de Sam Raimi, Ivan Raimi et Bruce Campbell (VOST)

– Bande-annonce et spots TV

Disque 7 : EVIL DEAD 3 : L’ARMÉE DES TÉNÈBRES – Blu-ray 2

– film : version américaine

Son : anglais DTS HD Master audio 5.1 / Sous-titres : français / Format : 1.78 – 16/9 – Couleur / Durée : 1h20 env.

– Nouvelle époque médiévale : les coulisses de L’Armée des ténèbres (HD) : documentaire inédit d’1h36 avec plus de 20 intervenants dont Bruce Campbell, Ted Raimi, Bill Moseley, Patricia Tallman et bien d’autres INÉDIT EN FRANCE
– Scènes coupées (11 min.)

– Conception des Cadavéreux (21 min.)

– Les coulisses du tournage par KNB (53 min.)

– Making of d’époque (4 min.)

– Interview promotionnelle de Sam Raimi, Bruce Campbell et Robert Tapert (5 min.)

– Dessins et affiches (2 min.) INÉDIT EN FRANCE

– Galerie photos et accessoires (4 min.) INÉDIT EN FRANCE

– Storyboards (8 min.) INÉDIT EN FRANCE

 

 

 

  • Acteurs : Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Sarah Berry, Dan Hicks, Embeth Davidtz
  • Réalisateurs : Sam Raimi
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0 Mono)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 6
  • Studio : L’Atelier d’Images
  • Date de sortie du DVD : 21 janvier 2020
  • Durée : 250 minutes

61RhSgKi4dL._AC_SY445_

 

 

TEST DVD : Fourmi (15 janvier 2020) de Julien Rappeneau avec François Damiens, Maleaume Paquin

Le jeune Théo, surnommé « Fourmi », aimerait redonner de l’espoir à son père, Laurent, un grand gaillard solitaire et désabusé par la vie. L’occasion se présente quand Théo est sur le point d’être recruté par un grand club de foot anglais. Finalement non sélectionné car jugé trop petit, Fourmi n’a pas le coeur d’imposer une déception de plus à son père. Il se lance alors dans un mensonge qui va rapidement le dépasser…

Achat du film : https://amzn.to/36WvPku

Chronique :  En 2015, la sortie de Rosalie Blum avait révélé les talents de réalisateur de Julien Rappeneau dans le registre d’un cinéma de type populaire qui n’en reste pas moins exigeant sur les plans de la finesse du scénario et de l’écriture des personnages, entre autres qualités. Les mêmes compétences sont présentes dans le film qui sort aujourd’hui, un film dont l’action se déroule au sein d’un petit club de football, un film qui raconte une histoire presque simple, mais qui n’en réserve pas moins mille trésors d’émotion et d’intelligence du propos. Dans ce petit club, se trouve Théo (Maleaume Paquin), un garçon de 12 ans qui, malgré sa petite taille (qui lui vaut le surnom de Fourmi), brille sur le terrain. Flanqué de Laurent (François Damiens), un père qui ne manque pas une occasion de venir le soutenir au point d’en être encombrant (d’autant plus qu’il a de sérieux problèmes d’alcool), le garçon fait la fierté de Claude (André Dussollier), son entraîneur. Le jour où Théo, après avoir été convoqué en entretien privé par le sélectionneur d’un grand club anglais, affirme crânement qu’il a été recruté, on imagine le débordement de joie, non seulement de son père et de son entraîneur, mais de la commune tout entière où réside le garçon. Or ce dernier a menti : du fait de sa petite taille, le sélectionneur anglais n’a pas voulu de lui. Mais une fois qu’un mensonge a été prononcé, il est difficile de s’amender. D’autant plus que l’intention du garçon était bonne : il souhaitait, en contentant son père, se rapprocher de lui. Il faut préciser que, ses parents étant divorcés, c’est sa mère qui en a, quasi exclusivement, la charge. A partir de cette histoire dans le milieu du football, le réalisateur déploie finement tous ses dons pour explorer les conséquences d’un mensonge. C’est là le sujet principal du film. Or, contrairement aux idées reçues, les répercussions du mensonge, en l’occurrence, n’ont rien de négatif, au contraire. Le père de Théo en est dynamisé. Il ne se fait pas prier pour suivre les conseils de l’assistante sociale (Laetitia Dosch) qui l’accompagne : trouver un travail, cesser de boire et apprendre l’anglais. Un vrai chemin de conversion a été entamé. Et, bien sûr, plus important que tout, c’est dans le rapport père/fils qu’il se passe quelque chose de déterminant. Et quand la vérité éclatera, que se passera-t-il ?, se demande-t-on. Pas sûr que cela change grand-chose. Théo mérite bien la fierté de son père autant que son surnom de Fourmi. Car ce sobriquet ne lui convient pas seulement à cause de sa petite taille. Il est une autre caractéristique des fourmis. Ce sont des hyménoptères qui ne vivent qu’en colonie. Une fourmi solitaire est condamnée, elle ne peut déployer ses talents que dans la collectivité. Tout comme Théo : il ne s’affirme bon footballeur que parce qu’il « joue collectif » !

Note : 8,5/10

Fourmi : Photo François Damiens, Maleaume Paquin

Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec son propos .

Fourmi : Photo François Damiens, Ludivine Sagnier

Son : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont des conversations rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus : Interview de Julien Rappeneau
Clip « Alphabet Song » The ABC’S

 

  • Acteurs : François Damiens, Maleaume Paquin, André Dussollier, Ludivine Sagnier, Laetitia Dosch
  • Réalisateurs : Julien Rappeneau
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : TF1 Studio
  • Date de sortie du DVD : 15 janvier 2019
  • Durée : 101 minutes

613Ihc2RkUL._SY445_

 

 

 

Test DVD : La Vie scolaire (08 Janvier 2020) de Grand Corps Malade, Mehdi Idir avec Zita Hanrot, Liam Pierron

Une année au coeur de l’école de la république, de la vie… et de la démerde ! Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis.

Achat film : https://amzn.to/2sV9Ewo

Chronique : « La Vie scolaire », c’est le nom qu’on donne à l’unité administrative d’un collège qui, sous l’autorité du CPE (conseiller principal d’éducation) et de quelques surveillants est chargée de faire respecter le règlement intérieur. Sur un mode quasi-documentaire Grands Corps malade et Mehdi Idir – qui y usa ses fonds de culotte – sont retournés au collège des Francs-Moisins, en Seine-Saint-Denis, à une encablure du Stade de France, filmer une année scolaire d’une classe de troisième. L’ensemble est fictionnalisé avec quelques acteurs professionnels – Zita Hanrot (qui creuse lentement, depuis Fatima qui lui valut le César du meilleur espoir féminin, son chemin dans le cinéma français) et Alban Ivanov (qui multiplie depuis « Le Grand Bain » les seconds rôles en or) – entourés d’amateurs recrutés sur place.

Le duo avait réalisé en 2017 « Patients », sur l’univers hospitalier. Le film, aussi drôle que juste, avait remporté un succès critique et public légitime. Il figurait dans mon Top 10. « La Vie scolaire » reprend les mêmes ingrédients avec la même réussite. Dans une veine qui m’a rappelé l’autobiographie épatante de Kheiron Nous trois ou rien, La Vie scolaire maintient un équilibre fragile entre l’humour et la gravité. Chaque scène est drôle, qui se nourrit de la « tchatche » incroyable des jeunes face à laquelle l’autorité des adultes peine à ne pas se fissurer. Mais chaque scène est en même temps grave, qui souligne les failles d’une institution incapable d’offrir un avenir à ses élèves malgré l’humanité débordante des enseignants. On frise souvent le pathos ; mais on n’y tombe jamais comme dans ce conseil de discipline où chaque argument, aussi pertinent soit-il (« L’institution n’est pas faite pour moi »), un contre-argument qui ne l’est pas moins (« Non, Yanis, ne renverse pas les responsabilités en mettant tes fautes sur le dos de l’institution »).

On rit franchement à quelques running jokes : l’élève mytho qui excuse ses retards avec des motifs toujours plus rocambolesques (la grève d’Air France, une antilope qui bloque le trafic…), le surveillant bas du front qui se bourre de chips, le prof d’EPS obèse qui pratique des sports improbables (le hockey à roulette, le foot-vélo…).

Bien sûr, La Vie scolaire n’est pas le premier film qui, avec plus ou moins de réussite, filme la classe. Il est difficile de dépasser le modèle du genre : Entre les murs, sans parler de succédanés moins marquants : « La Vie en grand », « Les Héritiers », « Swagger »… Le sujet n’a rien de novateur, le traitement n’a rien de révolutionnaire ; mais il y a une telle humanité, une telle énergie dans cette « Vie scolaire », dans ses enseignants si empathiques, dans ses collégiens si attachants, qu’il serait dommage de la rater.

Note : 9,5/10

51MeWz7t3iL._AC_SX679_

Image : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec son propos .  Encadré à un rapport d’aspect de 1: 85.1 qui nous donnant une palette de couleurs plus vives et dynamiques. Ceci est particulièrement visible dans les scènes où les personnages sont montrés debout près des fenêtres où le soleil brille vers l’intérieur. Les rayons de lumière sont si vifs qu’ils sont tangibles lorsqu’ils sont projetés sur les personnages sur leur chemin. Les noirs sont brillant et  révèlent une grande profondeur.

412Ig9qaCXL._AC_SX679_

Son : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont des conversations rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus :

Le clip de « Je viens de là »
Bande-annonce

 

  • Acteurs : Zita Hanrot, Liam Pierron, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly, Alban Ivanov
  • Réalisateurs : Grand Corps Malade, Mehdi Idir
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 8 janvier 2020
  • Durée : 107 minutes

716cSbdBzxL._AC_SY445_.jpg

 

 

 

 

Test DVD : Mes autres vies de chien (A Dog’s Journey) (02 Janvier 2020) de Gail Mancuso avec Dennis Quaid, Josh Gad

Un chien observe les êtres humains qui l’entourent pour comprendre le sens de sa propre existence.

Achat du film : https://amzn.to/2QgDep3

Chronique : Bailey  vit la bonne vie dans la ferme du Michigan de son ancien «garçon» devenu adulte, Ethan (Dennis Quaid) et la femme d’Ethan Hannah (Marg Helgenberger). Il a même un nouveau compagnon de jeu: la petite-fille d’Ethan et Hannah, CJ. Tout va bien à la ferme jusqu’à ce que la maman de CJ, Gloria, décide de l’emmener et de poursuivre sa propre épanouissement dans la grande ville. Ethan demande à Bailey de surveiller CJ partout où elle va et commence ainsi l’aventure de Bailey à travers plusieurs vies remplies d’amour, d’amitié et de dévotion alors que lui, CJ et le meilleur ami de CJ Trent éprouvent de la joie et du chagrin, de la musique et des rires, et quelques très bons frottements du ventre .

Mes autres vies de chien comme son prédécesseur est basé sur le roman de W. Bruce Cameron qui a co-écrit le scénario. Alors que j’ai trouvé l’acte d’ouverture du premier film charmant, drôle et réconfortant, bien que formulé et prévisible, le premier acte ici semble précipité, dépourvu de fondement émotionnel approprié et sert de séquence rapide dans la série de «courts métrages» où Bailey renaît à nouveau afin d’accomplir les éléments de son voyage qui  n’est vraiment pas le mot clé car ce film ressemble plus à un but ou à une mission. L’établissement des relations entre les personnages principaux est assailli par des fondations mal conçues, notamment entre Gloria et CJ et CJ et Trent.

J’ai bien aimé la manipulation des différents chiens et pour la plupart, leur connexion avec CJ. Les délais ne semblent pas vraiment tenir le coup, mais ça va.  Le film tout comme son prédécesseur, a son centre émotionnel au bon endroit tout en essayant un peu trop fort de plier le public avec des caca mignons et câlins plutôt qu’une histoire bien équilibrée qui incorpore avec succès des éléments des deux. Ce n’est pas aussi bon que le premier film, mais je pense que ceux qui ont un compagnon à quatre pattes dévoué n’auront aucun mal à en profiter.

Vidéo : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Résultat de recherche d'images pour "a dog's journey dvd review"

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

BonusLe DVD propose plus de 30 minutes de contenu bonus, y compris des scènes supprimées et étendues, plus:

Le meilleur ami de tous – Asseyez-vous avec les acteurs pour entendre leur amour de longue date pour le meilleur ami de l’homme.
– Travailler avec des chiens – Les acteurs et l’équipe partagent les joies de travailler avec des acteurs animaliers.
Le meilleur ami de tous– Josh Gad, Dennis Quaid et d’autres discutent du lien entre les chiens et les humains.
D’autres vies en musique – La réalisatrice Gail Mancuso et le compositeur Mark Isham discutent de la musique du film.
Commentaire sur le long métrage avec la réalisatrice Gail Mancu
  • Acteurs : Dennis Quaid, Kathryn Prescott, Henry Lau, Marg Helgenberger, Jake Manley
  • Réalisateurs : Gail Mancuso
  • Format : PAL
  • Audio : Russe (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français, Russe
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 1 janvier 2020
  • Durée : 104 minutes

61W4GUHbE3L._SL1000_.jpg

Test DVD : Good Boys (02 janvier 2020) de Gene Stupnitsky avec Jacob Tremblay, Keith L. Williams

Après avoir été invités à leur première fête, Max, Thor et Lucas, 12 ans, paniquent complètement parce qu’ils ne savent pas comment embrasser.

Achat du film : https://amzn.to/2ZLsTEt

Chronique : Trois jeunes amis se retrouvent bannis ensemble dans la mésaventure R-évalué d’une vie dans Good Boys . Lorsque vous avez Seth Rogen, Evan Goldberg, Jonah Hill et les producteurs / scénaristes de The Office travaillent ensemble sur un film, vous savez que vous êtes lié par de grands rires, et c’est exactement le cas avec ce film. Superbad pourrait être un proche parent de Good Boys , mais remplacez les trois amis du secondaire qui tentent de se faire baiser par trois écoliers du primaire qui veulent organiser une fête de maquillage et enfin embrasser une fille. Les thèmes sous-jacents de l’amitié, de grandir et d’avancer sont tous exposés ici, où le charme et la vulgarité innocente se mélangent parfaitement. Good Boys est tellement bizarre! Max (Jacob Tremblay), Thor et Lucas sont tous amis depuis la maternelle. Ils vivent dans la même rue et leurs parents se connaissent tous. Les trois amis sont connus sous le nom de Bean Bag Boys et passent chaque minute éveillée ensemble, à jouer à des jeux, à jouer avec un drone volant, ce qu’ils ne sont pas censés faire et à avoir ces discussions que les enfants de 10 ans jugent très importantes, vous savez, embrasser les filles et quand aura lieu la prochaine session de jeu. Ces trois enfants sont tous bien élevés et honnêtes, mais ils peuvent maudire comme des marins tout en essayant de trouver les bonnes prononciations pour le jargon adulte lié au sexe. Tout au long de l’histoire principale, Max, Thor et Lucas doivent se rendre à une fête et récupérer un drone perdu. Cela les place dans un voyage de passage à l’âge adulte aux proportions indécentes qui inclut des jouets sexuels, infiltrant une fraternité, des drogues et une poupée sexuelle. Leur innocence à tous ces objets explicites est une bouffée d’air frais et est vivifiante et drôle. Il vous ramène à votre propre enfance, explorant d’abord les sentiments de ces actions. En plus de cela, il y a les grands amis que vous avez quand vous êtes jeune lorsque vous n’avez pas à vous soucier des factures, du travail ou des relations sérieuses. Tout ce qui compte, c’est de traîner avec vos meilleurs amis tous les jours et c’est ce que Good Boys réussit. C’est naturel. Les trois jeunes enfants jouent très bien ces personnages. Leur livraison, leur dialogue semblent tous naturels et quelque chose que j’aurais dit quand j’étais plus jeune. Leur camaraderie est contagieuse et leur vision saine du monde qui se combine parfaitement avec des discussions torrides est quelque chose que je pourrais regarder toute la journée.

 

Vidéo : Le film se déroule principalement sur une journée ensoleillée et lumineuse avec des intérieurs d’école, un centre commercial et un magasin pratique, entre autres endroits bien éclairés. Les extérieurs sont également magnifiques avec un ciel bleu cristallin, des feuilles vertes pulpeuses sur les arbres, ainsi que des vêtements interpolés éblouissants qui affichent des couleurs primaires rayonnantes. Une scène proche de la fin du film se déroule dans un sous-sol d’apparence moderne avec un éclairage au néon, qui a une douce lueur, en harmonie avec l’ambiance de la fête des baisers. Une autre scène a un grand filtre violet qui scintille parfaitement. Les niveaux de noir sont encrés sans écrasement et les tons de peau sont toujours naturels.

Le détail est souvent pittoresque et vivant, révélant de beaux plans larges et des gros plans authentiques. Les cheveux individuels sur les enfants, les fils dans leurs vêtements et certains effets de maquillage légers ont l’air exquis. Les plans au ralenti montrent également des détails dans la poussière, les gouttelettes d’eau et les billes de peinture volant à travers l’écran. Des plans plus larges de l’arrière-plan intérieur du centre commercial et des ménages mettent bien en valeur les luminaires en bois et en pierre.

 

Audio : Good Boys est livré avec une piste audio DTS-HD MA 5.1 sans perte qui est aussi animée que les trois jeunes hommes du film. Il n’y a pas de grandes explosions ou coups de feu hollywoodiens, car il s’agit d’une comédie axée sur le dialogue, mais elle a de bonnes atmosphères où cela compte.

Les effets sonores des planches à roulettes, des véhicules qui roulent sur l’autoroute et même un bâton de paintball ont un son robuste, avec un grondement doux de basses qui améliore ce bas de gamme. Le son du drone dans le film a toutes les mécaniques de tournoiement nécessaires pour le faire sonner comme dans votre salle de visionnement. D’autres grands moments sonores viennent du milieu scolaire où vous entendrez d’autres enfants parler, rire et ouvrir des casiers, en plus des gens qui font la navette dans le centre commercial. Ce n’est jamais trop fort, mais juste pour ce type de comédie.

L’autre élément de ce mix audio est la bande-son, qui regorge de musique rap et hip-hop, qui domine toujours le morceau lorsque les signaux musicaux arrivent. La basse prend toute sa force avec des chansons comme « Nobody Speak » de Run the Jewels, où d’autres chansons et crescendos sont parfaits. Le dialogue est toujours propre et facile à suivre et sans aucun problème audio.

Bonus : Il y a environ 29 minutes de matériel bonus, y compris des scènes supprimées, une fin alternative, une bobine de bâillon, etc. Une piste de commentaires audio avec les cinéastes est également incluse et vaut votre temps. Les autres extras sont très courts et auraient pu être combinés en une ou deux fonctionnalités bonus. Heureusement, il y a un bouton « PLAY ALL » pour que vous n’ayez pas à vous soucier de la télécommande une douzaine de fois. Il convient également de noter que Seth Rogen et Evan Goldberg figurent dans la plupart des figurants en tant que têtes parlantes, mais sont absents sur la piste des commentaires.

 

  • Acteurs : Jacob Tremblay, Keith L. Williams, Brady Noon, Molly Gordon, Midori Francis
  • Réalisateurs : Gene Stupnitsky
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 2 janvier 2020
  • Durée : 86 minutes

1.jpg

 

 

E-Cinéma : Official Secrets (02 Janvier 2020) de Gavin Hood avec Keira Knightley, Matt Smith

2003 : les États-Unis et l’Angleterre souhaitent intervenir en Irak.
Katharine Gun, employée des renseignements britanniques, reçoit une note de la NSA : les États-Unis sollicitent l’aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les obliger à voter en faveur de l’invasion. Gun prend alors la décision de divulguer le mémo à la presse afin d’empêcher la guerre.

Louer le film : https://cineday.orange.fr/films/official-secrets-CNT000000R7Nyi/

Chronique :,il y a quelque chose d’intéressant, de dur et de direct dans ce  film d e Gavin Hood. Il s’agit d’un drame d’espionnage Tiré d’une histoire vraie sur l’importante polémique de l’invasion de l’Iraq par les U.S.A.

3688.jpg

Official Secrets montre que les drames d’espionnage de la vie réelle ne sont très souvent pas des thrillers d’action comme Bond ou Bourne ou la serie Homeland -mais quelque chose qui ressemble plus à de la politique de bureau au niveau nucléaire.

Le  film est basé sur le cas réel de Katharine Gun, une traductrice travaillant pour les services de sécurité britanniques à l’unité de surveillance du GCHQ . En 2003, elle a été surprise de recevoir un courriel dans lequel il était clairement indiqué qu’elle devait découvrir des détails personnels incriminants dans la vie des représentants de l’ONU de petits pays afin de les faire chanter pour qu’ils votent en faveur de la guerre en Irak. Gun a imprimé le courriel et l’a transmis à un ami anti-guerre, et il a finalement constitué la base d’un scoop sensationnel en première page de l’Observer.

1567.jpg

Bien qu’elle n’ait pas arrêté la guerre, comme Gun rêvait de le faire, elle a joué un rôle important dans la transformation de la presse et de l’opinion publique. Gun elle-même a été poursuivie en vertu de la loi sur les secrets officiels.

5603.jpg

Keira Knightley donne une performance ciblée, plausible et sympathique dans le rôle de Gun, et le film montre qu’elle est à bien des égards la dénonciatrice classique.

Son idéalisme, son éthique du travail et son professionnalisme ont fait d’elle une excellente agente de renseignements au départ, et pourtant, ce sont précisément ces éléments qui l’ont rendue rebelle. Mais surtout, elle est jeune – comme Edward Snowden, ou Chelsea Manning, ou Sarah Tisdall, emprisonnée en 1984 pour avoir révélé des détails sur les missiles de croisière américains en Grande-Bretagne. Gun est encore assez jeune pour ne pas avoir fait un investissement de carrière inéluctable dans le GCHQ ou avoir formé des liens de fidélité avec ses supérieurs.

La vie professionnelle de l’Observateur est représentée de façon tapageuse et affectueuse. Rhys Ifans joue le célèbre journaliste Ed Vulliamy dans le rôle d’un critique du gouvernement passionnément en colère ; Matt Smith joue Martin Bright – qui a écrit l’histoire originale – et Hanako Footman joue la jeune journaliste Nicole Mowbray, dont l’erreur chaotique et innocente de transcrire le courriel, en remplaçant ses orthographes américaines par des orthographes britanniques, a fait en sorte que l’histoire a été initialement gâchée par des conspirateurs en ligne aux États-Unis. Conleth Hill joue le rôle du rédacteur en chef de l’Observer, Roger Alton, qui, malgré sa ligne pro-gouvernementale, s’en sort plutôt bien. C’est sa soif honnête d’une bonne histoire qui le pousse à publier.

Mais la vie de ces journalistes est fondamentalement confortable. Gun, par contre, est emmené dans une inquisition épouvantable au GCHQ, puis dans un poste de police, et est informé qu’il ne peut pas révéler les détails de son travail à son avocat, puis découvre que son mari, Yasar (Adam Bakri), un demandeur d’asile turc, a mystérieusement été mis sur la liste pour une déportation imminente.

La relation la plus intrigante suggérée par le film est celle de l’avocat vétéran des droits de la personne Ben Emmerson (Ralph Fiennes), qui a défendu Gun, et de son ancien collègue, l’ancien avocat libéral Ken MacDonald (Jeremy Northam), qui est devenu directeur des poursuites publiques et qui a pris la décision de porter ou non l’accusation contre Gun, et de faire d’elle un exemple. Quelle peut avoir été la dynamique entre ces deux hommes ? Le film dépeint une sorte de méfiance cordiale qui se fige en détestation.

En 2019, nous avons sans doute des vues plus compliquées sur les fuites et les dénonciations, maintenant que la réputation de Julian Assange a assombri celui que nous considérons comme le héros des outsiders. Mais le cas de Gun est extraordinairement pertinent ; il montre un monde qui, d’une certaine manière, semble être d’hier et, d’une autre manière, d’il y a une éternité. C’est un monde dans lequel les gens stockent des fichiers informatiques sur des lecteurs Zip, où un Tony Blair à l’air jeune est interviewé à la télévision par David Frost et où l’establishment a largement, bien que malheureusement, soutenu et rejoint l’aventure militaire américaine en Irak.

Ce sont précisément ces personnes qui, aujourd’hui, dans les villes, acceptent que tout cela était mal. Le changement d’avis ne s’est pas fait naturellement. Il s’est produit à cause de gens comme Gun, dont le film est un rappel net et pertinent.

Note : 9/10

Réalisation Gavin Hood
Scénario Gavin Hood, Gregory Bernstein, Sara Bernstein, d’après le livre de Marcia Mitchell & Thomas Mitchell
Casting Keira Knightley, Matthew Goode, Matt Smith, Ralph Fiennes, Jeremy Northam, MyAnna Buring, Adam Bakri, Indira Varma, Rhys Ifans, Conleth Hill, Katherine Kelly, Tamsin Greig
Pays Royaume-Uni, États-Unis
Distribution Wild Bunch
Durée 1h52
En e-cinéma dès le 2 Janvier 2020

5099874.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg