Brigsby Bear ( 15 janvier 2018) de Dave McCary avec Kyle Mooney, Mark Hamill

« Brigsby Bear » est une comédie dramatique coécrite par Kyle Mooney qui tient également le premier rôle. Il incarne James, un homme d’une trentaine d’années qui est renfermé sur lui-même et qui ne s’intéresse qu’à son émission favorite « Brigsby Bear ». Seulement, à la suite d’un rebondissement qui entraîne une grosse révélation, il est obligé bien malgré lui de s’ouvrir au monde… C’est difficile de parler de l’histoire à cause de cet événement qui intervient très tôt et qui chamboule tout le reste. Malgré tout, on peut dire que si le thème abordé est commun, le traitement l’est beaucoup moins puisque l’histoire ne se focalise pas plus que ça sur la situation délicate et les problèmes liés à la nouvelle vie de James, mais plutôt sur le projet de sa vie qu’il veut mener à terme. C’est un film très original avec un univers plutôt absurde et léger. Tout est un peu à l’image de ce personnage attachant, c’est-à-dire un peu naïf et décalé, mais surtout, c’est un film qui est attendrissant, amusant, triste et surtout bienveillant, car vu le sujet abordé et le monde d’aujourd’hui, on se doute que dans la vraie vie tout n’aurait pas été aussi rose même si vers la fin, on le ramène un peu à la réalité. Au début, On a un peu de mal avec la direction qu’a prise l’histoire, car on s’attend à autre chose qu’une sorte de making-of d’un film, mais cela offre quelques bons moments avec des personnages tous attachants. Au final, Un bon et joli premier film qui dégage beaucoup d’innocence et de bienveillance ce qui ne peut pas faire de mal.

Note : 9/10

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Mother! (23 janvier 2018) de Darren Aronofsky avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem

Un couple voit sa relation remise en question par l’arrivée d’invités imprévus, perturbant leur tranquillité.

Chronique : Mother! » n’est pas un film à prendre à la légère. Il ne faut pas le regarder en s’imaginant tout comprendre dès le premier visionnage à la recherche d’efficacité, de frissons, de jeu d’acteur poignants et d’un scénario recherché. En fin de compte, la dernière réalisation de Darren Aronofsky y correspond tout à fait mais il faut juste laisser le temps à notre esprit de digérer et d’assimiler ce monstre cinématographique. En ce sens, « Mother! » est un chef-d’oeuvre et ceux qui le considèrent comme le pire film de l’année ont tout simplement penser trouver la même efficacité qu’un Blockbuster américain classique avec des super-héros qui sauvent le monde ou des zombies qui envahissent la Terre. Ne les prenez pas en compte, ils n’ont tout simplement pas fait l’effort de comprendre. Ce film marque et laisse une trace indélébile et je suis tout à fait d’accord avec le fait que ce film provoque nos habitudes de cinéma et ne peut pas laisser indifférent. C’est un film qui divise. Il utilise une métaphore dans un cadre commun pour parler d’un sujet bien plus universel et puissant et en cela on ne peut que reconnaitre la patte torturée du réalisateur en repensant à ses précédents films comme « Requiem for a Dream » ou « Black Swan ». Ce couple qui semble vivre une relation épanouissante dans leur nouvelle maison en pleine campagne est bousculée par l’arrivée de deux inconnus qui investissent les lieux comme s’ils étaient chez eux. L’ambiguïté et le mystère semblent être les maitres mots de cette partie. L’atmosphère est pesante, voire étouffante avec ces prises de vue très serrées sur les visages des acteurs, en particulier celui de Jennifer Lawrence, qui, comme nous, est dans l’incompréhension et la surprise face à un tel comportement. Si on regarde cette partie au premier degrés, on pourrait penser à des vieux films d’horreur comme « Rosemary Baby » ou encore « Amityville : la maison de l’horreur », et forcément on risque d’être déçu car cette partie laisse place à une seconde beaucoup plus étonnante mais très différente. Toujours sous le joug de la métaphore, elle se montre plus violente, hétérogène et incohérente. Je l’ai personnellement trouvé terrifiante. Le Temps n’a plus de valeur, les relations humaines non plus. Cette maison qui semblait être un paradis se transforme en Enfer où l’Homme prend possession des lieux. Derrière ce huis-clos magistral se cache un portrait cruel de notre société actuelle qui nous oblige à repenser notre place sur Terre ainsi que notre existence même et en cela, je trouve que le réalisateur signe un coup de maitre ! Tout est référencé et aucun élément n’est laissé au hasard : on réfléchit alors à la valeur et au sens de nos Ecritures Saintes, plus particulièrement la Genèse et l’Apocalypse, à l’extrémisme du culte, et tout simplement à la nature humaine qui est dépeinte comme égoïste et pourrie de l’intérieur. L’explication n’est pas spontanée, loin de là. Le film est interprété par des acteurs incroyables qui arrivent très vite à rendre les situations irritantes et insupportables. Jennifer Lawrence délivre une performance tout en retenue mais très sensible et on ne comprend qu’après toute la subtilité avec laquelle elle a du jongler. Son rôle est d’une complexité incroyable. Javier Bardem, lui, est très troublant : on ne sait s’il appartient à la même race humaine et son rôle reste pour moi un grand mystère. Ed Harris et Michelle Pfeiffer sont glaçant tout en étant très avenants. La signification de leur rôle et la traduction dans un cadre domestique est une vraie réussite. En tout les cas, ce film est une expérience cinématographique et ce tourbillon final dans l’horreur humaine ne rendent « Mother! » que plus magnifique et intriguant et c’est sans doute le meilleur film de l’année.

Note : 9,5/13750505.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Test DVD:

IMAGE :Habitué au travail sur pellicule, Darren Aronofsky ne change pas cet aspect de son travail en revenant même au 16mm pour les besoins de Mother ! après un Black Swan à la texture granuleuse extrêmement affirmée et malaisante. Plus discrète dans sa globalité, cette spécification esthétique se retrouve donc dans cette dernière œuvre, avec les conséquences qu’elle occasionne. La perte de définition est évidente , mais cela est largement compensé par la personnalité de cette image imparfaite et malsaine.

SON :Devant le travail sonore étourdissant de Mother ! a fort à faire pour retranscrire le mixage qui n’a pas fait les choses à moitié puisqu’elle propose une VO qui va saisir le spectateur jusqu’aux tripes sur certaines scènes comme le brisage de cou . La VF en  5.1 réserve également un joli traitement à ce mixage si sensoriel, même si sa puissance est moindre.

BONUS: Seulement deux modules, mais l’un en tant que making-of de 30 minutes du film et l’autre comme « longue » et passionnante featurette sur la création des maquillages et autres prothèses old school jalonnant le film. On regrettera que le making-of n’apporte pas vraiment de savoirs significatifs lors du tournage en lui-même, mais il n’est clairement pas avare d’images, de la pré-production très longue et intime du film à sa production, où chaque grande scène du film a le droit à son moment à l’écran de ce behind the scenes généreux.

 

  • Acteurs : Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris, Michelle Pfeiffer, Brian Gleeson
  • Réalisateurs : Darren Aronofsky
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Italien, Espagnol, Danois, Anglais, Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 23 janvier 2018
  • Durée : 116 minutes

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Test DVD : L’un dans l’autre (23 janvier 2018) de Bruno Chiche avec Louise Bourgoin, Stéphane De Groodt

Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après une ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l’autre. C’est le début des complications…

Chronique : L’un dans l’autre », une expression anodine qui aura par contre tout son sens ici… À partir d’un postulat intéressant, inverser l’enveloppe charnelle de ces deux amants au sein de deux couples d’amis, avait de quoi intriguer ! On imagine déjà les situations, et la période d’adaptation pour ces deux « arroseurs-arrosés » qui risque de surprendre les premiers intéressés, c’est à dire les conjoints respectifs, les collègues et les spectateurs qui eux ont les codes en main pour comprendre et s’en amuser… À ce niveau, il y a du bon et du moins bon, car le réalisateur Bruno Chiche, pour aller jusqu’au bout de ce processus original, dresse un catalogue de situations bien sûr inévitables pour lesquelles certaines sont fort drôles, tandis que d’autres auraient mérité franchement un traitement plus subtil ! À ce jeu c’est sans aucun doute Stéphane De Groodt qui tire le mieux son épingle du jeu, laissant transpirer sa part de féminité dans un comportement tout à fait hésitant entre les deux sexes. En effet, beaucoup de gestes, de petits détails dans ses attitudes trahissent ceux de la femme, comme d’emblée cette façon de tenir son attaché-case au poignet, ou cette position des doigts sur le visage ! Tandis que Louise Bourgoin semble avoir plus de difficultés à être dans la peau de l’homme, ses mimiques et sa tenue sont bien plus forcées, plus lourdes, et de fait, ce qui la concerne passe beaucoup moins bien, les gags de son côté étant bien plus appuyés, décrits sans finesse. La vie de ces deux couples est donc évidemment bien perturbée et certains moments sont franchement bien trouvés quant aux dialogues et aux expressions qui émanent de ce méli-mélo explosif ! Les deux conjoints qui eux restent ce qu’ils sont et heureusement pour eux , Pierre-François Martin-Laval et Laure Atika ont en fait des rôles bien intéressants par leur réactions personnelles totalement aux antipodes, ce qui est ici observé avec pas mal de tact… On fait fi évidemment et plusieurs fois de sacrées incohérences, mais c’est vrai que ça fait partie également de la comédie ! Il y avait donc là une très bonne idée qui n’aura pas été exploitée avec toute la sensibilité méritée, afin de devenir une excellente réalisation. Bruno Chiche s’est juste attaché à montrer un peu trop rapidement des clichés basiques de l’homme et de la femme dans l’aspect physique, en oubliant un peu les retombées plus psychologiques, ce qui aurait permis d’entrer dans une problématique plus délicate et d’exploiter d’autres pistes… Il n’en reste pas moins que le pire est largement évité et que le divertissement attendu opère, mais juste un peu moins que ce qui était attendu !

Note : 8/10

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Test DVD :

Image : L’image est portée par un master sans défaut, du fait de son origine numérique. Parfaitement envoutante, l’image nous plonge dans des couleurs éclatantes au caractère douce, en adéquation avec les intentions de l’auteur.

Son : Le dvd nous propose une pistes 5.1 qui spatialisent magnifiquement le film pour nous projeter dans un rêve cotonneux, dont les effets fulgurants  nous projettent en un instant dans le bonheur de cette comédie.

Bonus : Des Scènes coupées et commentées par Bruno Chiche bien sympathique et un bon bêtisier ainsi qu’une  Avant-Première à Angoulême et Interview croisée. Des bonus bien fait afin de prolonger la comédie.

 

  • Acteurs : Stéphane De Groodt, Louise Bourgoin, Aure Atika, Pierre-François Martin-Laval, Anne Benoit
  • Réalisateurs : Bruno Chiche
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 23 janvier 2018
  • Durée : 82 minutes

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Test DVD : BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC (16 janvier 2018) de Doug Liman avec Tom Cruise, Sarah Wright

L’histoire vraie de Barry Seal, un ancien pilote de la twa, arnaqueur dans l’âme, recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des Etats-Unis. Il profitera de l’occasion pour diversifier ses activités en tant que passeur de drogue pour le cartel de Medellín et servira en même temps les intérêts de la DEA…

Chronique : « Barry Seal : American Traffic » est un film à l’image de son héros, fantasque, drôle, impertinent et même hallucinant !!! C’est comme si la personnalité de ce phénomène nommé Barry, s’imprimait dans le grain de la pellicule pour déteindre totalement sur l’esprit de cette folle histoire ! Car à la manière dont ces faits réels nous sont contés, on ne peut qu’écarquiller nos yeux et nos oreilles pour croire et assimiler ce qui nous est montré à l’écran ! En effet, il va falloir s’accrocher au parcours ubuesque de ce pilote débauché par la CIA pour bifurquer vers d’autres horizons imprévus et totalement différents ! Le spectateur va aimer ce régaler du procédé façon théâtre qui consiste à faire parler le héros en voix off via ses fameuses cassettes VHS dont l’existence nous est expliquée « in fine » ! Quel personnage, quelle tête brûlée ! Enthousiaste, téméraire, fonceur, ce Barry à travers son vécu exceptionnel, vont nous faire passer deux heures dignes d’une expérience insensée que l’on aura même du mal à croire et à imaginer !  L’enchaînement des épisodes de sa vie ne sont que des véritables coups de théâtre dont le nombre vaudra bien celui des liasses de dollars qui coulent à flot jusqu’à ne plus savoir qu’en faire !… Le tout est en plus servi avec un rythme d’enfer, un superbe humour décalé par rapport à la gravité des événements historiques d’ailleurs fort édifiants, instructifs et intéressants ! Il est même rare d’apprendre ou de redécouvrir des faits marquants d’une façon si originale… Tom Cruise nous fait donc ici un véritable show, une vraie performance où l’acteur prouve ses talents et sa forme olympienne, alors que la mise en scène s’amuse et nous amuse avec quelques gags et bricolages plus drôles les uns que les autres… Et pour conclure, il faut bien avouer que Doug Liman nous a concocté là une réalisation étonnante, passionnante à suivre, et même jubilatoire dans son ensemble !

Note : 9/10

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TEST DVD :

Image : Avec un contraste étonnant entre l’ancrage dans le réel de la photographie (style documentaire) et le surdosage des couleurs lié au traitement comique, le rendu global de Barry Seal – American Traffic s’avère très satisfaisant, collant notamment parfaitement au côté outrancier que le film revendique. Un rendu joliment renforcé ici par une colorimétrie extrêmement précise en termes de définition.

Son: Du côté des pistes audio, la VO s’illustre en  Master Audio 5.1, tandis que la VF doit se contenter d’un encodage DTS Digital Surround 5.1. Les deux parviennent à tirer leur épingle du jeu mais la VO est tout de même à privilégier pour pouvoir profiter pleinement de toute la profondeur et la densité sonore du long-métrage, en particulier lors des séquences dans les airs.

Bonus : Au-delà des scènes coupées, on appréciera ainsi tout particulièrement les informations délivrées sur le vrai Barry Seal ou la conversation entre Tom Cruise et Doug Liman. Rien d’exceptionnels, bien sûr, mais suffisamment tout de même que pour prolonger un tant soit peu l’expérience de visionnage.

 

  • Acteurs : Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Jesse Plemons
  • Réalisateurs : Doug Liman
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Finnois, Italien, Turc, Islandais, Danois, Arabe, Hindi, Norvégien
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 16 janvier 2018
  • Durée : 110 minutes

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Test Blu-Ray : Dunkerque (18 décembre 2017) de Christopher Nolan avec Fionn Whitehead, Mark Rylance

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Chronique : « Dunkerque » ou l’immersion totale dans un cauchemar sans nom ! Christopher Nolan nous plonge dans l’indescriptible, dans l’enfer de ces soldats anglais dont l’espoir de revoir leur pays est sans cesse remis en question, voire impossible ! Tout le film ne vise qu’à se fondre dans l’esprit de ces hommes prêts à tout pour survivre, pour rebondir et pour se dépasser jusqu’à la folie, jusqu’à la mort… Incroyable, déroutant, insoutenable, c’est ce que chaque visage, chaque regard nous renvoie sans cesse et sans cesse. On lit dans les yeux de tous ces jeunes hommes la peur à l’état brut, la peur de chaque instant, celle de se trouver pile sur la ligne de tir ou juste au niveau de l’impact de la bombe ! Difficile d’être plus clair ou explicite tant cette plongée dans l’horreur dépasse totalement ce que l’on peut croire ou même imaginer ! On frémit, on tremble, on est saisi d’effroi à chaque image, à chaque instant… Nul besoin d’histoires ou de paroles qui du reste seraient inutiles, car l’essentiel est là en crevant l’écran ! Toute la tension est fantastiquement montrée et décuplée par des images terribles et sublimes dont la bande son puissante et phénoménale, ne fait qu’intensifier leur force pour nous atteindre en plein cœur, comme pour mieux marquer ces silences, tous aussi oppressants ! L’idée de privilégier différents repères de temps, ainsi que différents angles humains en parallèle, nous amène à vivre cette opération Dynamo différemment et surtout de plus en plus intensément au fur et à mesure que l’espoir s’amenuise. On ne peut alors que s’identifier à chaque personnage quelle que soit sa position, sa situation dans cet échappatoire insensé et dont l’issue est digne d’un véritable miracle ! Christopher Nolan s’est ainsi focalisé avec audace et pertinence sur l’aspect du sentiment de survie en pleine débâcle et à ce niveau-là, c’est on ne peut plus limpide et effrayant tant le rendu est impressionnant ! Rarement, la vision de la guerre n’aura été perçue de façon aussi dépouillée et exacerbée ! L’âme humaine semble avoir été étudiée et percée au scalpel, ce que chaque petite histoire ou chaque personnage dans son cheminement illustre parfaitement… Un travail sans doute tronqué, mais tellement fort et émouvant, pour un rendu difficile, et en même temps grandiose sur les affres de la guerre et ses conséquences. D’autant plus que les images saisissantes que Nolan nous offre sont renforcées par la BO, certes pas mémorables, mais efficaces de Hans Zimmer. De manière générale, le travail sur le son s’avère d’ailleurs particulièrement admirable, chaque cri, détonation ou coup de feu participant à l’immersion dans le film. Enfin, même si les acteurs ont peu d’épaisseur dramatique à faire valoir, ils se révèlent tout de même extrêmement convaincants, de Mark Rylance à Fionn Whitehead, en passant par Cillian Murphy, Tom Hardy ou encore Kenneth Branagh.Unique et bouleversant au point d’en ressortir secoué et laminé !

Note : 9,5/10

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Test Blu-Ray :

Vidéo : Déjà impressionnant en salle, Dunkerque l’est tout autant en vidéo. Véritable démonstration de force d’un point de vue technique, le long-métrage profite d’une belle édition pour exprimer à l’écran toutes ses qualités où l’image nous éclabousse littéralement par sa précision et sa netteté. De l’usure des costumes des soldats à la texture des matériaux des navires, en passant par la saleté des corps et des machines, le rendu visuel propose un niveau de détail absolument dantesque. Un rendu qui confine véritablement à la perfection avec le superbe étalonnage des couleurs, une technologie qui délivre, comme à son habitude, des images beaucoup plus lumineuses, naturelles et éclatantes.

Audio: Côté audio, composante extrêmement importante du long-métrage, le disque propose une piste DTS-HD Master 5.1 qui est assez remarquable. Immersive comme jamais, la piste offre en effet une amplitude incroyable et une précision de tous les instants, tant lors des déflagrations tonitruantes des avions allemands que des envolées massives de la composition de Hans Zimmer. De plus, VO comme VF bénéficient du même encodage HD, un bon point pour les amateurs de VF, habituellement délaissés.

Bonus :L e troisième disque du coffret propose près de 2 heures de bonus, divisés en 4 grands modules : une introduction, un segment sur la terre, un segment sur l’air, un segment sur la mer et une conclusion. Relativement complets, ceux-ci se révèlent notamment généreux en secrets de fabrication. De quoi ainsi découvrir comment Christopher Nolan a « réellement » tourné certaines séquences clés.

 

  • Acteurs : Harry Styles, Tom Hardy, Mark Rylance, Fionn Whitehead, Barry Keoghan
  • Réalisateurs : Christopher Nolan
  • Format : Couleur, Cinémascope
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.20:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 18 décembre 2017
  • Durée : 106 minutes

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Test DVD : Bonne pomme (2 janvier 2017) de Florence Quentin avec Gérard Depardieu, Catherine Deneuve

Gérard en marre d’être pris pour une bonne pomme par sa belle famille. Il quitte tout et part reprendre un garage dans un village niché au fin fond du Gâtinais… En face du garage, il y a une ravissante auberge, tenue par Barbara: une femme magnifique, déconcertante, mystérieuse, imprévisible. Leur rencontre fera des étincelles…

Chronique : « Bonne Pomme » n’a rien de bouleversant… Mais sous ses allures de film d’un autre temps, cette comédie bon enfant émane de cette histoire de garagiste pourtant pas si innocent, mais trop gentil sur les bords, une forme de tendresse et de naïveté qui sied bien au personnage de Depardieu, généreux par sa présence physique et son état d’esprit à vouloir toujours tout arranger. Compréhensif, gentil, tolérant, c’est tout Depardieu qui n’a de cesse d’être aimable jusqu’à n’en plus pouvoir et rechercher enfin une indépendance et un isolement indispensables à sa survie ! Sa nouvelle vie lui réservera bien des surprises, dont la rencontre avec la dilettante Barbara ne correspondra sans doute pas à ce qu’il espérait. Le duo Deneuve/Depardieu sans apporter d’étincelles, nous réservera de bons moments, assez amusants et bien révélateurs de la façon d’agir et de se comporter de chacun… Catherine Deneuve excelle dans ce rôle de profiteuse, genre de cigale tranquille comme elle l’était déjà dans « Sage-femme » ! Évaporée, insouciante mais calculatrice dans tous les sens du terme, elle est franchement impayable. Les seconds rôles aussi farfelus et un peu dans l’excès sans doute, ne feront par leurs histoires aussi compliquées que celle de nos deux héros, qu’assaisonner davantage le tout pour rendre cette comédie plutôt rocambolesque sur les bords. Si bien que cette réalisation sans prétention de Florence Quentin, dégage une bonhommie et une certaine fraîcheur qu’il est quelquefois bon de retrouver ! Une bonne pomme non sans défauts, à croquer comme elle vient, tout naturellement !

Note : 8,5/10

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Test DVD :

Image : L’image est portée par un master sans défaut, du fait de son origine numérique. Parfaitement envoutante, l’image nous plonge dans des couleurs éclatantes au caractère douce, en adéquation avec les intentions de l’auteur.

Son : Le dvd nous propose une pistes 5.1 qui spatialisent magnifiquement le film pour nous projeter dans un rêve cotonneux, dont les effets fulgurants  nous projettent en un instant dans le bonheur de cette comédie.

Bonus : Un superbe Making Of nous offre l’envers du décors.

 

  • Acteurs : Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Chantal Ladesou, Guillaume de Tonquédec, Françoise Lépine
  • Réalisateurs : Florence Quentin
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : ARP Sélection
  • Date de sortie du DVD : 2 janvier 2018
  • Durée : 97 minutes

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Test DVD : Les Proies (02 janvier 2017) de Sofia Coppola avec Colin Farrell, Nicole Kidman

En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d’un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu’elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l’atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu’à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

Chronique : Sofia Coppola porte à l’écran une chronique relatant le sauvetage d’un soldat yankee en territoire ennemi durant la guerre de sécession. Le malheureux est hébergé dans un pensionnat de jeune fille tenu par Miss Matha (Nicole Kidman) qui tente tant bien que mal, de garder un semblant de quotidien alors que les tirs de canons et les combats sont aux portes de l’établissement. L’arrivée de cet homme jugé aussi dangereux que beau, aura vite fait de réveiller la libido de certaines des pensionnaires dont Edwina (Kirsten Dunst), Enseignante de Français et Alicia (Elle Fanning), une des pensionnaires. Bientôt des rivalités se font jour et la situation échappe à tout contrôle.
On retiendra surtout pour cette réalisation, la capacité de Sofia Coppola à avoir su faire revivre à la perfection, les manières et les rituels d’une époque où énormément de choses étaient codifiées. L’isolement du pensionnat au milieu d’un champ de bataille est aussi un des points fort du film car la réalisatrice parvient ainsi à suspendre le temps, à figer l’espace et à installer un climat de tensions sexuelles dans lequel les protagonistes évoluent. Pourtant, malgré ce soin très particulier apporté à l’ambiance et au décor, l’histoire a du mal à prendre son envol et surtout à éviter les temps morts en raison de l’extrême lenteur avec laquelle les événements se succèdent et le manque de rebondissements.
Par conséquent, c’est un grand oui pour la forme mais il manque de substance sur le fond.
A voir néanmoins mais qui ne laissera pas des souvenirs impérissables.

Note : 8,5/10

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Test DVD :

Vidéo: Les proies offre une image satisfaisante, stable et précise à tous égards. La rétention du grain est constante et légère, accentuant les qualités texturales de l’image et créant un placage filmique satisfaisant. Les images sont constamment nettes. Qu’il s’agisse de traits du visage complexes, d’éléments structurels et de petits détails autour de la maison ou de détails dans la maison, il ne manque pas de qualités visuellement intéressantes. Les couleurs sont très bien saturées, une tique chaude mais offrant des nuances agréablement diverses et robustes tout au long du film comme si tout était éclairé par une lumière naturel.

SonLes proies dispose d’une bande sonore sans perte où le son est plutôt simple, mais elle est aussi organique et capable de gérer facilement les besoins sonores modestes du film. L’immersion dans l’atmosphère est agréable. Il n’y a de l’intensité, bien que certains passage qui filtre avec l’horreur envoient des éléments sonores plus lourds dans la scène. Le dialogue propulse la majeure partie du film, et il est présenté sans problème.

  • Acteurs : Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning, Oona Laurence
  • Réalisateurs : Sofia Coppola
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Italien, Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 2 janvier 2018
  • Durée : 89 minutes

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Test DVD : Une Vie Violente (02 janvier 2017) de Thierry de Peretti avec Jean Michelangeli, Henry-Noël Tabary

Malgré la menace de mort qui pèse sur sa tête, Stéphane décide de retourner en Corse pour assister à l’enterrement de Christophe, son ami d’enfance et compagnon de lutte, assassiné la veille. C’est l’occasion pour lui de se rappeler les évènements qui l’ont vu passer, petit bourgeois cultivé de Bastia, de la délinquance au radicalisme politique et du radicalisme politique à la clandestinité.

Chronique : Ce film est d’actualité même s’il se passe dans les années 90 et évoquent les problèmes liés à la question corse que beaucoup de nationalistes se posent encore : l’état français est-il une puissance coloniale au pouvoir absolu en Corse ? la violence est-elle légitime pour les nationalistes ? les nationalistes corses ne deviennent-ils pas des maffieux qui ont tendance à confondre la lutte politique et le grand banditisme ? Le personnage principal qui essaie de nous sensibiliser à ces problématiques est bien interprété et, à l’occasion de son retour en Corse pour enterrer un ami d’enfance, on suit son parcours depuis son adolescence en tant que petit bourgeois cultivé de Bastia jusqu’à la délinquance et au radicalisme politique.
Malheureusement, le film manque de clarté et demeure complexe surtout si on est un peu ignorant de ce qui s’est passé dans les années 90 avec Front de Libération Nationale Corse. Car ce film est aussi historique et évoquent tous les liens troubles entre politiques et nationalistes, les histoires de racket et de spéculation immobilière, les vendettas sanglantes et impitoyables. Ce film est une œuvre forte, intéressante et complexe avec beaucoup de passages remarquables.

Note : 9/10

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Test DVD :

Image : L’image est portée par un master sans défaut, du fait de son origine numérique. Parfaitement envoutante, l’image nous plonge dans des noirs profonds au caractère cauchemardesque, en adéquation avec les intentions de l’auteur.

Son : Le dvd nous propose des pistes 5.1 Dolby Digital, qui spatialisent magnifiquement le film pour nous projeter dans un rêve cotonneux, dont les effets fulgurants  nous projettent en un instant dans le cauchemar le plus effroyable.

Bonus : De superbes suppléments  pour ce film qui propose un superbe Making Of de 53 min qui mous offre l’envers du décors et des scènes coupée mais le vrai bonus est le second dvd avec Lutte jeunesse qui est le casting pour le rôle principal du film avec des jeunes hommes corses qui témoignent face caméra du rapport qu’ils entretiennent avec leur île, son passé et son présent. À travers les mots, se dessine le portrait de toute une génération, entre tentation du nationalisme et rêves d’un nouveau départ, ailleurs.

 

  • Acteurs : Jean Michelangeli, Henry-Noël Tabary, Cédric Appietto, Marie-Pierre Nouveau, Délia Sepulcre-Nativi
  • Format : Couleur, Plein écran, Son HiFi, Cinémascope, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Pyramide Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 2 janvier 2018
  • Durée : 102 minutes

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Test DVD : Guerre et paix (02 janvier 2018) avec Lily James, Paul Dano

L’adaptation du roman de Tolstoï qui raconte le règne du Tsar Alexandre Ier et le triangle amoureux entre Natasha Rostova, Pierre Bezukhov et Andrei Bolkonsky.

Chronique : Voilà un classique qui méritait un traitement plein de fougue et d’entrain. Magnifique série à grand budget et de qualité supérieure aux niaiseries (cependant charmantes) de Downton Abbey. Si vous aimez ce style, n’hésitez pas mais sachez qu’ évidemment beaucoup du livre à été abrégé afin d être contenu dans 6 épisodes. Les décors et la musique sont grandioses et les acteurs très attachants. La BBC ne s’est moquée de personne dans cette fresque magnifique (décors, musiques, acteurs). On oscille ici entre la vie de familles aristocratiques russes de l’époque, avec jeux de pouvoirs, mariages, complots et les guerre napoléoniennes dont les reconstitutions impressionnantes font partie intégrante des 6 épisodes. Paul Dano est fantastique et Lily James incroyablement agaçante puis terriblement charmante. La série ne se résume pas à ces acteurs là tant de nombreux acteurs vont et viennent durant les 6 heures que composent la série, toujours au service de l’histoire. Enfin, mention spéciale à la Bande Originale réalisée par Martin Phipps qui vient illustrer parfaitement le travail de Tom Harper. Le seul reproche que on puisse faire, et c’est le cas de nombreuses adaptations, c’est l’européanisation de l’œuvre. Malgré les costumes, certains paysages et les vocalises, on à pas l’impression d’être plongé dans la culture russe. Mais une série à découvrir absolument.

Note : 9/10

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TEST DVD :

Image : Malgré d’infimes (et très discrètes) rayures quasiment inévitables, on ne peut qu’admirer l’image impressionnante opérée par l’éditeur. Couleurs magnifiques à tout point de vue et paysages dantesques peuvent être ainsi appréciés à leur juste valeur : un vrai régal pour le spectateur afin d’apprécier cette splendeur visuelle.

Son : On préférera en toute logique aussi bien en français qu’en anglais (tous deux de valeur égale) le son 5.1 au stéréo, l’immersion sonore n’en est pas moins totale. Celle-ci nous permet aussi bien d’apprécier les moments intimistes dialogués avec élégance que les scènes de bataille dantesques mettant aussi bien en valeur la musique que le bruit des canons ou le silence sourd qui accompagne les soldats lorsqu’ils tombent à terre. Un travail d’orfèvre.

Bonus : Même si l’on appréciera l’initiative de l’éditeur visant à nous proposer des suppléments il faut avouer que ceux-ci sont bien décevants. On préférera tout de même les scènes coupées que la découverte du château de Rundale

 

  • Acteurs : Paul Dano, Lily James, James Norton, Jim Broadbent, Gillian Anderson
  • Réalisateurs : Tom Harper
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : ESC Editions
  • Date de sortie du DVD : 2 janvier 2018
  • Durée : 382 minutes

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